Contrôle sanitaire

Contre l’État totalitaire

Soyons coopératifs mais vigilants

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Tribune libre

En cette période de pandémie, la grande majorité des citoyens québécois acceptent volontiers le confinement généralisé.  Seule une poignée de gens au comportement irresponsable ou des fanatiques religieux se croient au-dessus de la loi, et illusoirement hors d’atteinte de la COVID-19.  Sur la voie publique, les contrôles exercés et les amendes infligées par les policiers suffisent pour sévir contre les récalcitrants.


Point n’est besoin de recourir à la surveillance policière par géolocalisation des téléphones cellulaires.  À laquelle songe le premier ministre François Legault, qui s’est pourtant montré raisonnable jusqu’à maintenant dans l’adoption des mesures de protection de la santé.


La facilité de la surveillance par géolocalisation ouvrirait la porte à l’instauration d’un État policier.  Parce qu’il est difficile pour un État de renoncer à des mesures adoptées en période de crise. 


Prenons à titre d’exemple l’impôt sur le revenu des particuliers et des sociétés, pourtant un pouvoir exclusif des provinces selon la Constitution canadienne de 1867.  Instauré à l’occasion de la Première Guerre mondiale, puis de manière définitive lors de la Deuxième Guerre mondiale, l’impôt fédéral a favorisé l’invasion massive inlassable dans tous les champs de compétence provinciaux.  Selon l’adage : l’argent, c’est le nerf de la guerre.


Spéculons.  Si on instaure la surveillance par géolocalisation au Québec, il n’y aura qu’un pas vers la vidéosurveillance par la reconnaissance faciale, déjà mise en œuvre par la Chine et la Russie.  Selon le principe statopolicier qu’aucun citoyen ne devrait avoir quoi que ce soit à cacher, dont ses allées et venues.                      


Au surplus, Bill Gates, dont l’omnipotence est assurée par sa compagnie planétaire Microsoft, préconise depuis 2014 l’insertion sous-cutanée d’une puce contraceptive commandée à distance avec une simple télécommande pour 120 millions de femmes dans les pays les plus pauvres de la planète.  Ce seuil franchi, rien n’empêchera un État totalitaire — qu’il soit de type turbocapitaliste ou turbocommuniste — d’ajouter unilatéralement à la puce toute l’information opérationnelle qu’il voudra.




Série Star Trek: The Next Generation, 2009.


 


Par son anticipation, la science-fiction peut nous éclairer.  Dans la série Star Trek mettant en vedette le capitaine Jean-Luc Picard (joué par l’acteur Patrick Stewart), celui-ci devient la victime d’un peuple collectiviste, les Borgs.  Absolument agressifs, ils s’annoncent ainsi aux peuples qu’ils veulent conquérir : « Toute résistance est futile, vous serez assimilés. »  Le capitaine Picard est capturé et intégré — c’est-à-dire littéralement connecté — aux autres Borgs dans leur vaisseau de type poulailler, dont la forme est technocratique, précisément cubique.  Rebaptisé Locutus, le capitaine est privé de toute capacité de réflexion et de décision personnelles.  Il sera finalement sauvé par l’équipage du vaisseau Enterprise et délivré de ses greffes borg à travers un processus complexe, qui laissera néanmoins des traces dans sa mémoire…

 


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Marc Labelle39 articles

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Se voulant agent de transformation, Marc Labelle présente sur les valeurs et les enjeux fondamentaux du Québec des réflexions stratégiques, car une démarche critique efficace incite à l’action salutaire. Ses études supérieures en sciences des religions soutiennent son optique de penseur libre.





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