Bouffonneries indépendantistes

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Un mouvement souverainiste divisé et sans cohérence



Ce ne sera une surprise pour personne de lire ça. Je suis indépendantiste.




Je le suis pour plusieurs raisons. Entre autres parce que j’ai envie d’en être témoin.




Définir nos institutions. Choisir notre système politique. Bâtir une super Caisse de dépôt. Établir un réseau diplomatique. Élaborer une politique de défense. Décider par nous-mêmes. Tout cela m’emballe.




Être là au Jour 1. Appartenir à la génération des fondateurs. C’est le défi qui peut permettre à notre peuple de déployer tout son potentiel.




Colossale




Évidemment, ce serait là une tâche colossale, qui s’effectuerait vraisemblablement sur le reste de ma vie. Une immense corvée, qui viendrait avec des difficultés, des imprévus. On se tromperait des fois, mais on finirait par réussir en étant responsable.




Pour y arriver, toutefois, ça prendrait des gens solides.




Maintenant, quand je regarde l’état du mouvement politique qui prétend qu’il fera du Québec un pays, pensez-vous que je crois qu’on a ce qu’il faut pour y arriver ?




La réponse, c’est non.




Manque de sérieux




C’est déprimant. Jean-François Lisée qui se complaît dans son rôle de tête à claques. Catherine Fournier qui veut réunir les souverainistes, mais pas au Parti québécois, mais pas non plus dans un nouveau parti. Jean-Martin Aussant qui ne reste jamais plus que trois ans à la même place. Martine Ouellet qui pense qu’un magazine est un bon moyen pour rejoindre les jeunes en 2019. On ne fera pas l’indépendance avec des gens qui manquent autant de sérieux.




Le problème, ce n’est plus le projet qui ferait peur aux Québécois. Ce n’est plus le PQ, qui serait un parti de chicane. Le problème, c’est tout un mouvement politique qui est devenu un téléroman. Des personnages complètement désorganisés qui demandent le mandat de relever une immense épreuve.




Arrêtez donc vos bouffonneries, placez vos affaires et devenez responsables. Vous parlerez du pays après.