À force de crier au loup les antiracistes en deviennent ridicules

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Les dérives ridicules de la gauche tiers-mondiste ont vocation à se radicaliser

L'humoriste Guy Nantel estime que les propriétaires du bar qui ont banni le comique en dreads nuisent à l'antiracisme réel.


Voici la ou les sources de cet article : QUB radio du 16 janvier, The Guardian, Google et Huffington PostVoici la source de la photo : Facebook


Sophie Durocher recevait, mercredi, Guy Nantel sur les ondes de QUB radio dans le cadre de l'émission « On n'est pas obligé d'être d'accord ». Revenant sur les incidents tragi-comiques concernant le bar Coop Les Récoltes, les deux interlocuteurs croient que les tenants de l'antiracisme à tous crins sont allés beaucoup trop loin.


Rappelons que l'humoriste Zach Poitras vient de se faire signifier qu'il ne pourra pas participer à deux soirées d'humour organisées par le bar Coop Les Récoltes, situé sur la rue Saint-Denis, parce qu'il est blanc et porte des dreads. C'est encore une fois la fameuse tirade à propos de l'« appropriation culturelle » qui a été invoquée pour justifier cette exclusion d'un trublion de l'humour qui n'a rien fait de répréhensible.


Perdre sa crédibilité à force de crier au loup


Guy Nantel a pris la balle au bond après que l'animatrice ait parlé de l'histoire du « jeune garçon qui crie au loup », une ancienne fable qui nous met en garde contre les affabulateurs finissant par se retrouver pris au dépourvu à force d'inventer des histoires fictives afin de duper les gens.


L'humoriste estime que cette histoire d'« appropriation culturelle » est une véritable affabulation qui ne semble pas sur le point de s'arrêter. Il en a pour preuve le cas du chef londonien Jamie Oliver qui s'est fait accuser de faire de « l'appropriation culturelle » en cuisinant du riz jamaïcain. Estomaqué, M. Nantel nous rappelle que « la base même de la cuisine c'est de marier les saveurs ».


Le danger d'une dérive totalitaire


Guy Nantel est revenu à quelques reprises sur la question des limites permises dans le monde de l'humour en soulignant qu'il est difficile de tracer une ligne entre ce qui est admis et ce qui est proscrit. Et, qui plus est, la question de la liberté d'expression concerne tout le monde. L'humoriste estime que « c'est comme ça pour toutes les formes d'expression : on a besoin d'influences, d'écouter l'autre, de voir comment il fait … ça nous inspire, on marie ça à notre histoire et à notre culture ».


« Si tu es contre l'art, si tu es contre l'humour, va vivre dans un régime intégriste, il y a beaucoup de pays sur la terre qui pratique ça et qui sont fiers de ça [...] Mais, au Québec, ce n'est pas comme ça que ça fonctionne », a-t-il ajouté en guise de point d'orgue.


 


 


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Patrice-Hans Perrier165 articles

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Patrice-Hans Perrier est journaliste indépendant. Il a forgé ses premières armes en qualité de critique artistique, il se spécialise actuellement dans le domaine des Affaires municipales et du Développement urbain. Il possède un baccalauréat en Communication et un autre en Design de l’environnement. Passionné d’architecture et promeneur invétéré, ce libre penseur voue un amour inconditionnel à la ville, cet espace collectif de première importance. Son travail de chroniqueur l’amène à poser des questions incontournables qui nous interpellent tous : citoyenneté ; développement de la ville ; préservation du patrimoine urbain ; initiation à l’architecture ; le vivre ensemble ; la démocratie municipale ; les enjeux de la gouvernance ; etc.