André Pratte n'a pas raison - Il ment sous des dehors d'analyse neutre

VÉRITÉ et MENSONGE - Un NON pour un OUI

Le PrattiGescagnatiévisme tente encore de survivre au sophisme qui le fonde

Tribune libre


L'éditorial du jour du PrattiGescagnatiévisme intitulé Référendum en 2016, toujours aussi propagandiste canadianisateur, a pour but essentiellement deux choses :
- enfoncer l'idée fausse que le rejet de l'État souverain est un appui à l'État actuel du Canada ;
- associer l'élection du PQ à un référendum, qui comme on le sait, est, selon la propagande canadianisatrice, supposé être divisif, inutile et vain... Il y a de quoi, si la question posée était l'adhésion au Canada actuel, le Québec répondrait assurément et majoritairement NON, et non OUI, comme on fait mine de le supposer depuis le référendum de 1980 grâce au sophiste en chef Pierre Elliott Trudeau.
Pour ce faire, un titre « Référendum en 2016 » et une affirmation fausse. Tout le reste n'est que littérature supposée analyse neutre, fondée sur une tricherie.
« Leur adhésion à la fédération [ invalide du Canada ] est donc fragile, conditionnelle... et malléable. »

Il n'y a pas une telle chose que « l'adhésion » des Québécois à l'État invalide et illégitime du Canada. Ce n'est pas parce que la question posée concernant la fondation de l'État souverain du Québec est NON, que le Canada obtient le OUI qui le validerait.
Le Canada n'obtient pas le OUI qui le rendrait valide et légitime. Il ne l'obtient pas, ce pourquoi il ne pose pas la question et se contente de fédérer les NON à l'État souverain du Québec. Cette tricherie est la base de la propagande canadianisatrice. Elle s'étale à pleine page, toujours, comme un mensonge qui à force d'être répété, tenu pour une évidence dont on ne discute même pas, devient, à force, une vérité.
Ce mensonge fondateur de la fallacieuse légitimité du Canada doit être sans cesse dénoncé. On ne doit pas discuter sans ce préalable. Aussi, Jacques Noël n'a pas raison de dire que André Pratte a raison sans dénoncer l'affirmation fallacieuse qui ferme son éditorial.
« La démographie est le plus gros défi à l’indépendance. Curieusement, personne n’en parle. Sauf Pratte. Parce que lui a compris que la démographie joue en sa faveur. »

La démographie ne joue pas nécessairement en faveur de la canadianisation abusive du Québec. Pratte lui-même l'avoue.
« Leur adhésion à la fédération [ invalide du Canada ] est donc fragile, conditionnelle... et malléable. »

Traduction. Le Canada est toujours rejeté par les Québécois, et ce majoritairement, même s'ils refuse pour le moment de fonder l'État souverain du Québec, encore que... si le dernier référendum n'avait pas été volé...
Traduction. L'adhésion au Canada n'est pas « fragile, conditionnelle, malléable ( sous-entendu par la propagande souverainiste ) », elle n'existe pas. Et, l'éventuel appui à un État du Canada est fragile parce que conditionnel au fait que cet État change radicalement pour être validé par les voix libres du peuple souverain du Québec. Conditionnel à la :
- pleine reconnaissance de l'existence et la souveraineté du peuple du Québec ;
- souveraineté culturelle et mémorielle rapatriée au Québec ;
- à la primauté de l'Assemblée de la députation du peuple souverain du Québec sur tout autre Parlement ( respect des LOIS du peuple souverain du Québec sur sont territoire national, au premier chef : La LOI 101, et les lois décrivant les règles référendaires ) ;
Dans tous les cas, le Canada ne respecte pas, ni ce peuple, ni sa souveraineté, ni ses lois, ni le vote de sa députation ( Ottawa et Québec ). Ce Canada est radicalement, irrémédiablement répudié par la majorité des Québécois et la démographie ne changera pas cette donne. Quoiqu'il arrive.
Ce qui est « fragile, conditionnel et... malléable », c'est la capacité de la propagande PrattiGescagntiéviste de vaincre la prise de conscience des Québécois à l'égard de l'invalidité du Canada jamais soumis aux voix du peuple. En effet, la mobilisation citoyenne et l'utilisation croissante des nouveaux outils internautiques capables de contrer cette propagande canadianisatrice du PrattiGescagnatiévisme. Cela inquiète au plus haut point la minorité activiste affairiste canadianisatrice de La Presse. L'inquiétude de André Pratte est palpable. Il avoue la « fragilité ». Et comment ! Tout cela repose sur une tricherie.
Tricherie qui commence par prendre un NON pour un OUI.
Trudeau est le père de ce sophisme. Il l'a inventé quand il a promis en 1980, qu'un NON à l'État souverain était un OUI au Canada que les Québécois voulaient et qu'ils veulent toujours. À savoir, respectueux de sa nature de peuple souverain et démocratique capable de se gouverner hors la tutelle canadianisatrice. On a vu ce que cela a donné. Le Canada est maintenant empêtré dans ce mensonge de Trudeau, mensonge qu'il a intégré au point de nous y faire croire. Le Canada pourtant ne passe pas. Voilà la vérité. Il ne sait plus où donner de la tête. Son seul salut est de laisser croire, tenter de faire croire que NON c'est un OUI. N'importe quoi ! Le Canada ne passe pas ! Rien n'y fait ! Autant la carotte que le bâton sont impuissants à nous faire croire que l'État du Canada, au moins sur le territoire national du Québec, est bien celui que veulent les Québécois. Cela n'est pas le cas. Et, ils le savent...
À nous d'en tirer les conclusions qui s'imposent et opposer l'exact contraire de leur prétention. Il faut appeler le peuple souverain du Québec à faire d'une NON au Canada, un OUI au Québec que l'on désire fonder depuis la Conquête. Et non laisser le Canada prétendre le contraire. Un NON qui se prend pour un OUI.


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11 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    25 juillet 2009

    @ M. Haché
    « Je suis en grande partie d’accord avec vos explications », me dites-vous.
    J'en suis fort aise. ET espère y trouver là ce que je souhaite pour nous, la solidarité, l'appui, la cohésion, l'UNION.
    « En même temps que le multiculturalisme se répand, ce qui devrait correspondre, en partie du moins, à votre canadianisation »
    Ce qu'il faut combatte, en combattant les canadianisateurs, sans relâche. NON ?
    « ... les communautés ethniques, traditionnellement contre le projet souverainiste, vont devenir- elles le sont déjà - plus perméables, non pas à la souveraineté, mais à l’humeur de l’électorat « de souche ». Pour autant qu’il s’affirme, qu’au départ le P.Q. s’affiche fermement. L’effet d’entraînement de l’électorat est à ce seul prix. »
    Ce qui nous entraînera toutes et tous c'est notre mobilisation cohérente, enthousiaste, attrayante, synergétique. ET, ce n'est pas par le seul PQ que cela se fera. Ce sera par notre propre action, celle qui n'est pas qu'en réaction à l'action des autres. Il nous faut être dans l'action. Exprimer notre volonté est une action. Écrire ici dans Vigile ce sur quoi nous pouvons nous entendre est une action.
    Cette action seule peut emporter dans son mouvement, l'inaction des autres. La seule réaction ne fait que du sur place dans l'action des autres, elle peut la stopper, mais sans plus, sans nommément constituer une avancée.
    « J’ai souvent utilisé le mot capitulard à propos des rouges. Cela n’est pas véritablement important. Cependant, je n’oserais pas utiliser le mot capitulard à l’encontre d’indépendantistes. Vous n’en êtes pas loin avec le mot « canadianisateur »… »
    Je comprends mieux ce que vous voulez dire... Il y a méprise.
    Je n'ai jamais taxé les souverainistes, les indépendantistes de canadianisateurs. J'ai dit que le fait pour eux d'être séduit par un discours canadianisateurs les faisant endosser une canadianité obligée, du nom même donné par « l'obligeant » de falsificatrice « obligeance », était abonder dans l'action canadianisatrice qui nous oblige à demeurer dans le Canada, tel qu'il est, sans qu'il soit obligé de se nommément soumettre à notre souveraine volonté.
    Les indépendantistes ne sont pas des canadianisateurs. Ils peuvent cependant être abusés par eux. Ils peuvent être séduits par eux. Ils peuvent errer dans leurs plates-bandes. Personne n'est à l'abri des erreurs.
    Je croyais avoir été clair. Il semble que non. Reste que pour moi, se dire « canadien français » quand on est indépendantiste est un non sens. Que nos nobles parents l'ait été, c'est autre chose. Et ce n'est pas les respecter que mimer leur asservissement. Ce n'est pas être à leur hauteur que renier notre québécité si chèrement acquise, conquise.
    Vive le Québec libre !
    « Pour le reste, Vigile n’est pas une chorale ! »
    Hé OUI. Vigile est un Choeur. Le coeur battant de nos voix, aujourd'hui désaccordées, mais un jour, en harmonie, polyphonique, chacun sa voix, l'harmonique de celle des autres, sur tous les tons, avec tous les mots qu'il faut, toutes les douceurs et toutes les fortes voix d'un corps uni chantant, avec d'autres corps constitués. Un vrai Choeur.
    Vous avez déjà chanté dans un Choeur ! Un vrai coeur au centre palpitant de notre corps sociétal. Vous allez voir comment c'est énergisant, palpitant, sentir autour de soi un choeur chantant en toutes ses polyphoniques voix, la sienne entourée par celle des autres, un tout s'élevant dans la nef transportée.
    Hallucinant ! C'est sa propre voix multiplié par 100, augmentée, magnifiée dans l'écho de celle des autres, transportée par la tierce ou la quarte d'à côté, qui la révèle. Les basses profondes assoyant le tout sur des bases solides jusqu'au contre-ut des soprani qui s'envolent en nous prolongeant, sans oublier les modérés alti. Un tout unique, vibrant, cohérent, fort.
    Vive le peuple souverain du Québec !

  • Marcel Haché Répondre

    25 juillet 2009

    Je suis en grande partie d’accord avec vos explications. Je crois aussi que la minorité anglo n’a pas la même opposition que jadis à notre égard. Je le crois. Mais au jeu politique, électoral, les rouges vont continuer de jouer gagnant auprès de cet électorat. Mon humble avis.
    Il n’empêche que notre cause pourra subir là des attaques acerbes, et productives, en provenance des rouges. Et l’osmose politique entre cette communauté et les différentes communautés ethniques, à Montréal, est plus grande, quoi que plus molle et relâchée que jadis, que celle existant avec celle communément appelée « de souche ».
    En même temps que le multiculturalisme se répand, ce qui devrait correspondre, en partie du moins, à votre canadianisation, je crois entendre la chose comme ça, les communautés ethniques, traditionnellement contre le projet souverainiste, vont devenir---elles le sont déjà—plus perméables, non pas à la souveraineté, mais à l’humeur de l’électorat « de souche ».Pour autant qu’il s’affirme, qu’au départ le P.Q. s’affiche fermement. L’effet d’entraînement de l’électorat est à ce seul prix.
    Quant à « canadianisateur », je persiste à penser qu’en même temps qu’il « révèle », qu’il peut aussi heurter bien inutilement. Mais cet aspect est relativement secondaire, et quoi qu’il puisse être contre-productif, cela relève en définitive, quant à moi, de la dentelle.
    J’ai souvent utilisé le mot capitulard à propos des rouges. Cela n’est pas véritablement important. Cependant, je n’oserais pas utiliser le mot capitulard à l’encontre d’indépendantistes. Vous n’en êtes pas loin avec le mot « canadianisateur »…
    Pour le reste, Vigile n’est pas une chorale !

  • Archives de Vigile Répondre

    25 juillet 2009

    Suite
    En quoi dénoncer celles et ceux qui veulent enfermer le Québec, les Québécois, le peuple souverain du Québec dans un Canada fabriqué de toutes pièces par minorité activiste affairiste occulte se parant de l’autorité impériale d’une monarchie de droit divin tutélaire, hors les voix du peuple démocratique et souverain du Québec, a été, serait, pourrait être contre-productif ?
    En quoi dénoncer les assauts canadianisateurs est contre-productif ? En quoi mettre en lumière ces tentatives de faire de tout ce qui bouge une manifestation d'une canadianité obligée est contre-productif ? En quoi dénoncer le fait de ratatiner notre aspiration à l'universalité, en tant que peuple distinct de tout autre, distinct d'un État du Canada illégitime et invalide, serait, pourrait être improductif ?
    Faudrait-il espérer fonder autre chose, espérer nous poser en tant que peuple souverain sans prendre acte de ce qui s'oppose à tel avènement dans ce statu quo de blocage canadianisateur ratatineur ?
    Comment mettre de l'avant ce que nous sommes si nous nous empêchons de dénoncer ce qui nous empêche de l'être et de l'affirmer, à savoir, ce que produit, pour nous en empêcher, une constance, prégnante, invasive et tentaculaire tentative de canadianiser ce que nous voulons québéciser, ce que nous voulons fonder de manière valide et légitime en tant que peuple démocratique et souverain du Québec. Un peuple souverain qui veut vivre en français, parce qu'il est majoritairement d'origine française et qu'il veut mettre en valeur, développer profiter de cet héritage reçu de ses ancêtres s'étant établis ici sur ce territoire qui est maintenant le sien propre, ces paysages, ces hivers, ses étés, son fleuve-océan qui est le sien et dont il a la garde pour les transmettre à sa descendance.
    Ces canadianisateurs qui appliquent une stratégie d’invasion insidieuse de toute notre réalité tangible, sociétale et intime, politique, mais aussi culturelle, identitaire, historique. Une canadianisation studieuse, rigoureuse, systématique qui s’empare de tout, du discours le plus innocent au plus virulent, qui se décline de manière arrogante aussi bien qu’humble et séductrice. Un déploiement tentaculaire, diversifié, organisé, employant toutes les stratégies utiles, de la bataille rangée à la guérilla urbaine ou campagnarde, affichée ou occulte.
    En quoi ne pas l’identifier, ne pas mettre en lumière ce qui est occulte, ne pas la dénoncer serait productif ? N’est-on pas parvenu à lui faire rencontrer le mur que nous lui opposons, à la faire reculer ? N’est pas productif de ne pas lui abandonner le terrain, de lui opposer résistance ? N’est-ce pas productif d’avoir dénoncé la canadianisation du 400e, d’avoir enfoncé la ART-Peur Conservatrice, puis la superbe et falsificatrice Concorde de leur fête de la Conquête, l’assaut de la Présidence française, la vicieuse séduction du PrattiGescagnatiévisme, toutes entreprises ayant fait long feu grâce à nos successives et diversifiées mobilisations politiques et citoyennes ?
    Ce n’est pas certes la seule tâche qui nous incombe, mais n’est-elle pas nécessaire, productive ? Certes il nous faut aussi aller de l’avant, nos arrières ainsi dûment protégées. Il nous faut maintenant faire l’UNION de nos forces. Le Canada ne passe pas. Il est bloqué, répudié au Québec. Il nous faut incarner ce refus dans les urnes électorales et référendaires et nous préparer à le faire, solidaires, unis. Dans une UNION en crescendo toujours plus forte. NON ?

  • Archives de Vigile Répondre

    25 juillet 2009

    Suite
    Là où il n'existe pas en tant que peuple, la où il n'est qu'un groupe ethnique parmi d'autres et à peine plus nombreux que d'autres. Ce « néant d'être » nous fait être dans un statut inique de Néandertal pré-historique. Ce peuple du Québec est aux portes de l'Histoire de l'État qui sera bientôt le sien parce qu'il aura répudié l'ancien qui ne lui sied plus, qui n'est pas le sien pour fonder un État de ses voix bien à lui.
    « C’est la reconnaissance.(Si longtemps désiré par ailleurs par les canayens à l’intérieur de la Confédération canadienne). »
    Le peuple souverain du Québec doit être appelé à se reconnaître comme étant la majoritaire et la seule démocratique et légitime Autorité Suprême sur son territoire national du Québec. Aucune Autorité quel qu'elle soit, ancienne ou présente en peut s'imposer à ce peuple souverain, qui est et sera désormais celle à laquelle devront se soumettre toute autre autorité. Cette reconnaissance part de soi. Il faut que ce peuple soit appelé à se poser comme Autorité primordiale. Il n'a plus à attendre la Reconnaissance des autres. C'est lui qui est habilité à reconnaitre, ou pas, les États qui prétendent s'imposer à lui. Ce n'est plus à lui à quémander une Reconnaissance qui ne vient jamais. Mais ce sont aux autres à solliciter le fait qu'ils les Reconnaissent.
    Le peuple souverain du Québec ne reconnait aucun État comme étant valide et légitime. Cela doit s'incarner dans l'urne référendaire, seule institution d'État valide et légitime dans cet État du Canada invalide, abusif et illégitime.
    « ...je crois bien modestement que le vote ethnique pourrait "suivre" le vote canayen, si celui-ci s’affirmait. »
    C’est au P.Q. à veiller à ce qu’il s’affirme. Cela ne peut provenir que d’un discours très ferme du P.Q.

    La COALITION SOUVERAINISTE doit appeler le peuple souverain du Québec à majorité d'origine française à se prononcer et se poser dans l'État en tant que majorité sur son territoire national. Elle doit inclure dans son PROGRAMME COMMUN de SOUVERAINETÉ l'engagement électoral ferme tel appel aux voix du peuple.
    « Et cela n’est pas requis pour la semaine prochaine. Mais pourrait se faire en crescendo. »
    OUI. En crescendo. Sans grand bruit, doucement, ici dans Vigile par exemple, cela commence par l'UNION de nos forces citoyennes et politiques. Cela se poursuit dans l’ordre politique organisé, dans nos partis souverainistes. Cela prend de l’ampleur dans la réunion de notre députation souverainiste siégeant à Ottawa et Québec, Bloc québécois, PQ, QS. Nous sommes majoritaires dans telle députation. Pour concevoir et mettre de l’avant un PROGRAMME COMMUN de SOUVEAINETÉ et de GOUVERNEMENT. Cela de concert avec toutes les autres composantes de la mouvance souverainiste, PI, Conseil de la souveraineté, éventuel RIN2, RRQ, SSJB, etc., etc. Cela commence dès les prochains rendez-vous électoraux à Montréal, puis à Ottawa, et enfin à Québec, dans des élections toujours plus décisives.
    « Quelle utilité la dénonciation à profusion des canadianisateurs ? Y-a-t-il plus contre-productif ? »
    Là, j'aimerais comprendre. Il faudrait m'expliquer en quoi dénoncer les canadianisateurs est contre-productif !
    Suite ici-bas

  • Archives de Vigile Répondre

    25 juillet 2009

    Suite
    Ce qui impose une vigilance de tous les instants, dans les grandes comme dans les petites choses pour qu'existe au coeur battant de l'Amérique du Nord un peuple de langue française et de culture vivante, attrayante, créative, dynamique, inventive, moderne, confluent de convergences diverses ouvert au monde et présent partout dans le monde parce que lui s’ouvre à ce que nous sommes, vraiment. Un peuple souverain créatif, aventurier, cultivé, savant, fier.
    Il est question ici de participer à l'invention d'un monde où l'impérialisme écrasant fait place à la diversité culturelle, à la richesse sociétale et historique de l'Humanité hors la guerre, hors l'enfermement, hors la soumission. Il est question de dignité humaine, de fierté humaine. Cela impose le respect, la réciprocité.
    « Il le devra nécessairement à l’égard du peuple québécois descendant du vieux peuple canayen. »
    Les Québécois veulent exister dans l'État, pas seulement être une folklorique et passéiste groupe ethnique parmi d'autres. Nous ne sommes pas un groupe ethnique. Nous sommes un peuple. Les Québécois venus de partout dans le monde vivre ici ne forment que des groupes ethniques, les peuples dont ils et elles sont issus vivent ailleurs dans le monde. Ils et elles décident de venir ici, et arrivés ici ils et elles décident de rester parce qu'est apprécié ce que nous sommes, ce que nous voulons être, en français. Leurs enfants deviendront des Québécois.
    Les Québécois d'origines françaises veulent être respectés en tant que peuple à part entière. Ce respect s'impose dans la majorité. Il est fragilisé par son statut de minorité canadienne. Tout le monde commence à le comprendre. Le Canada unilatéral actuel est répudié par les Québécois. Il restreint notre émancipation, nous prive de moyens pour exprimer ce que nous sommes et ce que nous voulons être. La crispation autour d'une canadianité obligée a fait long feu. Aujourd'hui l'ouverture est de mise. Le monde a changé, il bouge sans cesse. Les Québécois on droit de fonder un État démocratique qui émane nommément de ses voix et qui corresponde à ce qu'il désire et selon son bon vouloir à lui. Autre part qu'écrasés par une Autorité autocratique impériale d'un autre âge.
    Les Canadiens eux-mêmes ne vivent plus dans cette crampe d'obédience britannique. Ils sont plus très nombreux à soutenir les signes anciens d'un monde qui a bougé. La République est proche, la monarchie britannique a fait elle aussi long feu... Au Québec depuis toujours, au Canada maintenant.
    Les Canadiens envient les Québécois. Il fait bon vivre ici, il fait bon vivre à Québec du 400e, ville européenne en Amérique, dotée de vraies vieilles pierres, dotée d'un esprit autre. Le Québec n'a plus la même image de retard à rattraper, il est maintenant à l'avant-garde d'un mouvement de déploiement de la diversité culturelle et de l'inventivité d'un art de vivre convivial digne et fier, sans être impérial. C'est notre statut ancien d'Empire, intégrant le malheur du conquis, refusant d'être à nouveau impérialiste, mais refusant aussi de passer en deuxième sous prétexte que l'Empire devrait être celui des autres.
    « Il (le P.Q.) lui faudra très nécessairement rapatrier le vieux vote canayen. Pour cela,il faudra toujours bien qu’il s’adresse à lui autrement qu’à seulement un peuple qui occupe simplement un territoire. »
    Les souverainistes de la COALITION prennent fait et cause, doivent prendre fait et cause pour la cause du peuple souverain du Québec à majorité d'origine française. Cette cause a pour but de permettre à ce peuple de fonder un État valide et légitime sur son territoire national, là où il est majoritaire.
    En lieu et place d'un État invalide du Canada, là où il n'est rien.
    Suite ici-bas

  • Archives de Vigile Répondre

    25 juillet 2009

    @ Marcel Haché
    « Le discours péquiste ne pourra pas beaucoup fractionner le vote anglo. »
    Vous voulez dire que les souverainistes, qu'une COALITION de GOUVERNEMENT SOUVERAINISTE a et aura de la difficulté à obtenir l'appui des Anglos-Québécois(es) pour fonder sur le territoire national du peuple souverain du Québec un État valide et légitime. Ce que n'est pas l'État actuel du Canada.
    Oui et non. Ce groupe ethnique n'est plus ce qu'il a déjà été. Le Québec n'est plus ce qu'il a déjà été. La jeunesse anglophone vivant au Québec parle français, vote NPD, vit au Québec, est attachée au Québec, à Montréal, une ville qui bouge, un creuset culturel à la créativité débordante, en musique, en danse, en vidéo, en art du cirque et du rire et multimédia, en médecine, en science. Les Québécois ne sont plus perçus comme des provinciaux mal dégrossis. Ils réussissent partout dans le monde en rivalisant avec les plus grands. La culture, la société québécoise est attirante, rayonnante.
    Nous avons toutes et tous accès ici à une diversité culturelle enrichissante qui s'ouvre sur autre chose que sur les États-Unis, rival, qui s'ouvre sur une Europe dynamique, moderne, sur le reste du monde, sur des cultures du monde, sur l'Afrique, l'Asie, la francophonie, le Maghreb, l'Algérie, le Liban. Ce qui fait de la place à l'Italie, au Portugal, à l'Espagne, toutes sortes de communautés aux appartenances diverses. ET cela se passe à Montréal, dans une culture majoritaire française.
    On en est plus l'avant Révolution tranquille, à l'époque où une minorité anglaise unilingue arrogante, royaliste britannique, avait la totale mainmise sur notre économie et qui n'acceptait aucunement qu'il en soit autrement. Cet affrontement parfois violent a culminé avec leur retraite en 1976. Beaucoup sont partis. Celles et ceux qui sont restés se sont finalement pliés à la LOI 101, le Québec a été francisé, les Anglos-Québécois ont appris le français comme jamais auparavant. La menace de l'anglais vient d'ailleurs, elle vient d'Internet, de la câblicisation de la télé, de la radio, du téléchargement gratuit.
    Cependant, la diversité culturelle mondiale est maintenant partie d'une conscience écologiste de la préservation de la biodiversité. Le monde n'est plus uniquement anglophone. Le monde a fait irruption en Amérique conquérante. Des puissances nouvelles émergent. L'Amérique du Sud prend sa place. Le Québec prend la sienne dans ce monde multipolaire. L'effondrement du Bloc de l'Est et la fin de la guerre froide ont transformé le monde le centre névralgique a glissé plus au Sud de l'Est ancien.
    L'éventualité de la fondation d'un État valide et légitime du Québec n'est plus ce qu'elle a déjà été autant pour nous que pour les Anglo-Québécois. Les souverainistes de gauche à droite en passant par le centre peuvent mieux qu'avant obtenir de plus en plus d'appui, ou sinon de bienveillance de la part de nos concitoyens de l'ancienne minorité arrogante anglophone du Québec. L'hostilité ancienne fait place à une convivialité qui n'existait pas.
    « Il le pourrait à l’égard du vote ethnique. »
    Ce que vous identifiez comme étant une ouverture de la part des Québécois d'autres origines ethniques vaut aussi pour les Anglos-Québécois. Du reste, tout ça est lié. Et le fait de les dire parties intégrantes du peuple souverain du Québec est une condition essentielle de leur ouverture à l'État valide et légitime que nous voulons fonder ici, avec eux, en français, autour d'une majorité de Québécois d'origine française. Participant à la diversité culturelle et sa préservation.
    Ce qui impose une vigilance de tous les instants…
    Suite ici-bas

  • Archives de Vigile Répondre

    24 juillet 2009

    Suite
    Mais à partir du moment où cette propagande est dénoncée, déjà, le portrait change. C'est ce portrait qu'il nous faut mettre de l'avant. Le portrait réel de la situation politique actuelle, non pas celui que peignent pour nous des artistes de la falsification politique. Des maîtres en faux-semblant. Tellement qu'on en vient à croire ce qu'ils nous dépeignent fallacieusement.
    La démographie, oui... mais pas que ça...
    Cela dit, oui, la donne démographique est importante. Vous avez dénoncé l'utilisation falsificatrice qu'ils en faisaient. Bravo ! Les chiffres vous donnent raison. Ce n'est pas vrai que notre disparition est inéluctable. Cette fausse vérité accréditant le fait qu'il nous faille nous décourager et baisser les armes.
    Cela participait, participe, à leurs assauts propagandistes visant à nous démobiliser, décourager, diviser, le découragement accroissant la division. Car assurément elle croît quand la confiance n'est plus au rendez-vous. L’impression d’être pris au piège nous fait nous entredéchirer, nous auto-mutiler, nous haïr nous-mêmes, blâmant indistinctement les uns et les autres, dans une autophobie morbide et déprimante… ( Voir Vigile-Guy ROY-2009 07 19-En réponse à Monsieur Ivan Parent-La part des vaincus, l’autophobie- ).
    L’enfermement, l’internement rend fou. Et, c’est leur politique tutélaire, nous enfermer pour nous rendre fou de douleur. Et, ça marche. Il n’y a qu’à lire Vigile…
    Il ne s'agit pas d'être jovialiste. Mais il est question de cesser d'abonder dans une dépression fataliste, nataliste... en l'occurrence. La preuve que le découragement ne sert à rien, que la dépression n'est pas utile, c’est que même notre déprime ne nous empêche pas de faire des bébés... Imaginez si nous devenions optimistes, ou à tout le moins, moins pessimistes, moins catastrophistes. Plus solidaires, convergents, en synergétique complémentarité plutôt que toujours en rivalité, en concurrence, au moins sur l’essentiel. NON ?
    Un sain retour du balancier nous ouvre une fenêtre d'opportunités enviables. Notre position est bien meilleure que celle du Canada actuel, qui ne passe pas. Il n'obtient pas l'appui qu'il lui faut pour être un État valide et légitime. Cela le tue. Nous avons l'avantage et ne reste qu'à en démontrer l'évidence en rétablissant la réciprocité qu'il nous faut pour invalider cet État illégitime afin de fonder sur notre territoire national un État légitime qui émane de nos voix libres et souveraines.
    Ici, il est encore question de nous faire croire que la démographie sera une donnée critique, parce qu'on passe sous silence la situation critique et précaire de l'État du Canada au Québec. Il ne passe pas. Même Ignatieff, la carte supposée miraculeuse, pistonnée par le PrattiGescagnatiévisme n'est, malgré toute leur cabale, pas parvenue à donner quelque résultat tangible. Pendant des mois on a parlé d’Ignatieff tous les jours dans La Presse, ou presque… En vain…
    Il ne parvient qu'à peine à remplacer ce que perdent les Conservateurs de la Art-Peur... On est loin de les voir pavoiser... c'est plutôt le contraire. Même André Pratte avoue la fragilité du Canada au Québec...

  • Archives de Vigile Répondre

    24 juillet 2009

    @ M. Jacques Noël
    « La démographie devrait être au coeur du débat souverainiste. La vraie game est là. »
    Oui, quand on tient un os... on ne veut pas en démordre... On est tous un peu comme ça. La vérité c'est que la démographie est importante, mais il n'y a pas que ça. Pour l'analyser il faut considérer toutes les variables et non faire de certaines des constantes autour desquelles varient les données qu'on veut.
    Comme je vous le dis dans votre titre - Vigile-2009 07 24-Jacques NOËL-André Pratte a raison- ( vous me répondez aussi dans le mien )...
    Vos chiffres sont différents de ceux de M. Parizeau ( 6 juin 2009 ) et de ceux exposés par M. Bousquet - La liberté d’être contre la totale liberté - Tribune libre de Vigile - 22 juillet 2009.
    La Loi 101 a produit son effet... l'évolution de l'opinion a produit son effet.
    Selon les chiffres du Bloc exposés pas M. Parizeau le 6 juin dernier, le problème n'est pas dans la tranche d'âge des jeunes, mais dans celle des adultes de 35 à 55 ans... Mais cela est compensé par le fait que les souverainistes âgés, sont... âgés...
    La désaffection de la tranche d'âge mitoyen n'est pas figée, elle peut changer si nous changeons la donne.
    Le problème en est un de cohésion de la mouvance souverainiste et le fait que le NON du Canada passe pour un OUI.
    ET nous ne parlons pas de la même chose.
    Vous vous parlez d'un OUI à l'État souverain en conservant comme constantes l'état actuel de l'opinion publique, telle que soumise à un après référendum déprimant, et une suite de revers politiques dont la démission de 3 chefs en ± sept ans, 5 chef(fe)s en 14 ans... Moins de 3 ans par chef en moyenne... la stabilité du mouvement ne tient qu'à un fil et se trouve à Ottawa... Un chef en 14 ans.
    Bref, les circonstances actuelles nous ont fait touché le fond et la résurgence du PQ, de QS, voire de la mobilisation citoyenne pourra changer la donne. De manière justement à ce que la question de la démographie qui n'est pas aussi catastrophique qu'on l'a dit, comme vous l'avez à juste titre prétendu, ne soit pas une condition adverse de plus.
    Je parle d'un NON à l'État du Canada
    C'est-à-dire du OUI qu'il ne peut pas obtenir parce que la très grande majorité des Québécois rejette l'État actuel illégitime du Canada. Lui ne peut pas espérer frôler même le 50% + 1 des voix. Nous OUI.
    Il nous faut donc déposer dans l'urne ce que veulent les Québécois, et ils ne veulent pas du Canada.
    « Ca va prendre un minimum de 2,7 millions pour aller chercher un tout petit oui. »
    Et c'est réciproque. Le Canada est loin derrière nous à cet égard. Car si nous, nous n'obtenons que ± 50% des voix, si nous nous commençons à ± 43% d'appui, comme en 1995, à une question qui n'est pas celle de 1995, qui est celle qui en 1995 n'obtenait pas 30% des voix, le Canada lui doit ramer contre 65% de la Volonté du peuple souverain du Québec qui répudie l'État actuel du Canada du statu quo de blocage unilatéral et jamais approuvé par le Québec et les Québécois.
    Tant et aussi longtemps que la réciprocité n'est pas exigée, l'évidence de la précarité du statut du Canada n'apparaît pas. Ce qui est mis de l'avant par les canadianisateurs, c'est la précarité bien moins grande de la mouvance souverainiste. Quand en plus on ne dénonce pas cette propagande, quand en plus on l'endosse, bien sûr que la pérennité de la constante que vous postulez pérenne, est... pérenne.
    C'était là le sens de ma réplique à votre propos.
    Donner raison à leur propagande n'est pas la chose à faire.
    Suite ici-bas

  • Marcel Haché Répondre

    24 juillet 2009

    Le discours péquiste ne pourra pas beaucoup fractionné le vote anglo.Il le pourrait à l'égard du vote ethnique.Il le devra nécessairement à l'égard du peuple québécois descendant du vieux peuple canayen.
    Il(le P.Q.) lui faudra très nécessairement rapatrier le vieux vote canayen.Pour cela,il faudra toujours bien qu'il s'adresse à lui autrement qu'à seulement un peuple qui occupe simplement un territoire.C'est la reconnaissance.(Si longtemps désiré par ailleurs par les canayens à l'intérieur de la confédération canadienne).
    Le vote ethnique est malléable.Les fédér.le savent et en profitent.Mais je crois bien modestement que le vote ethnique pourrait "suivre" le vote canayen, si celui-ci s'affirmait.
    C'est au P.Q. à veiller à ce qu'il s'affirme.Cela ne peut provenir que d'un discours très ferme du P.Q.Et cela n'est pas requis pour la semaine prochaine.Mais pourrait se faire en crescendo.
    Quelle utilité la dénonciation à profusion des canadianisateurs ? Y-a-t-il plus contre-productif ?

  • Archives de Vigile Répondre

    24 juillet 2009

    Ca va prendre un minimum de 2,7 millions pour aller chercher un tout petit oui. Un minuscule et chétif oui. Un oui qui ne pèsera pas fort à NY
    Y'a en juste 1,1 million dans la banque à Pauline. Bonne chance pour aller chercher le 1,6 million manquant chez nos X et Y qui vivent pour leur nombril et n'ont aucun intérêt pour les trips collectifs des Boomers, leur seule religion étant la planète verte et les nounours dans le Grand nord menacés de griller sous le soleil ardent (on crève de chaleur au Québec cet été...). Les bébés-phoques oui, les Tremblay d'Amérique non!
    Les vieux représentent plus du quart des électeurs. Sont contre à 75%
    Les anglos représentent plus de 8% des électeurs. Sont contre à 97%
    Les Indiens font 1% des électeurs. Sont contre à 91%
    Les ethnies vont faire 12% des électeurs bientot. Sont contre à 92%
    Ca fait beaucoup de monde dans le camp adverse quand vous avez près de 40% des électeurs massivement contre vous dès le départ, avant meme le début de la course!
    La démographie devrait être au coeur du débat souverainiste. La vraie game est là.

  • Archives de Vigile Répondre

    24 juillet 2009

    Un pays fondé sur un mensonge est comme une maison construite sur le sable, il finit par s'écrouler. La Constitution du Canada rapatriée et modifiée à la faveur d'un mensonge ne durera pas davantage et lorsqu'elle s'écroulera, la honte du Canada sera étalée au grand jour. On ne peut pas mentir au peuple tout le temps sans se faire rejeter. Trudeau ayant trompé tout le monde i.e. autant les anglos que les québécois, sera rejeté par tous pour avoir été le Grand Destructeur du Canada alors qu'il avait l'occasion d'unir les deux peuples fondateurs du Canada ainsi que les amérindiens, par une constitution qui aurait assuré la pérennité de ceux-ci dans le respect mutuel. Mais Trudeau le provocateur, Trudeau le destructeur en a décidé autrement en entraînant dans sa suite des politiciens qui se sont montrés incapables de lui faire voir qu'il faisait fausse route. L'avenir fera éclater au grand jour la petitesse de cet homme et de ceux qui l'ont suivi.