Affaire SNC-Lavalin

Un match nul

Et il est fort à parier que nous ne connaîtrons jamais le fin fond de l’histoire…

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Tribune libre

À la manière d’un débat télévisé entre les divers chefs de partis en campagne électorale, les analystes de la scène politique essaieront probablement de déterminer celui ou celle qui ressort gagnant entre le témoignage de Jody Wilson-Raybould et la réaction de Justin Trudeau.


À cet effet, il m’apparaît que l’élément central de la position de Justin Trudeau réside dans le fait qu’il avoue avoir discuté du dossier de SNC-Lavalin avec son ancienne procureure générale étant donné les 9000 emplois en jeu., tout en ajoutant qu'il revenait à l'ancienne procureure générale du Canada de trancher dans ce dossier.


De son côté, l'ex-procureure générale du Canada Jody Wilson-Raybould confirme qu'elle a fait l'objet de pressions de la part de membres du gouvernement, dont le cabinet du premier ministre Justin Trudeau, afin d'éviter que SNC-Lavalin subisse un procès pour fraude et corruption, M. Trudeau exprimant sa crainte de voir la firme d'ingénierie quitter le Québec, particulièrement dans un contexte électoral.


Par ailleurs, que retiendra le simple citoyen de ces deux versions? D’un côté, Mme Wilson-Raibould parle de pression, de l’autre, M. Trudeau, de discussion. Je pencherais du côté d’un match nul, chacun des deux intervenants récoltant la moitié des voix exprimés.


Et il est fort à parier que nous ne connaîtrons jamais le fin fond de l’histoire…Ainsi va la vie au monde merveilleux de la  politique!




Le ministre Jolin-Barrette débouté


Lorsqu’il a pris connaissance de la demande d’injonction de l'Association des avocats et des avocates en droit de l'immigration (AQAADI) eu égard à la demande de traitement des quelque 18 000 dossiers de demandes d’immigrants rejetés, le ministre de l’immigration Simon-Jolin-Barrette s’est empressé de qualifier de « saugrenu » le recours juridique intenté par l’AQAADI.


Or, Jolin-Barrette vient d’être débouté en Cour supérieure qui a émis une injonction provisoire de 10 jours qui force le ministère de l'Immigration du Québec à poursuivre le traitement de ces dossiers, l'empêchant ainsi de les mettre à la déchiqueteuse.


Un soulagement pour les quelque 50 000 personnes touchées par cette décision de la Cour supérieure, et une leçon d’humilité pour le ministre Jolin-Barrette dont l’attitude cavalière avec laquelle il avait manœuvré dans cette affaire avait suscité plusieurs critiques acerbes auprès de la population et de divers médias.


J’espère que le ministre, dont la rigidité semble être sa marque de commerce, retiendra de cette saga qu’en politique un ministre ne peut faire fi impunément des partis d’opposition qui, unanimement, condamnaient sa démarche et, surtout, qu’il doit souvent mettre un peu d’eau dans son vin s’il désire faire avancer ses dossiers!






Trop-perçus d'Hydro-Québec: consommateurs floués


Maintenant que François Legault est au pouvoir, son discours eu égard aux troerçus d’Hydro-Québec a pris une toute autre direction. En effet, à une époque pas si lointaine, cette « taxe déguisée » aurait dû être versée dans les poches des contribuables.


Or, aujourd’hui, « il faut qu’il reste un incitatif à Hydro-Québec pour faire un gain d’efficacité », plaide le premier ministre qui pousse davantage son argumentaire en invoquant que cet argent revient au gouvernement et finance les services publics; il se retrouve donc indirectement dans les poches des citoyens.


Incroyable! Le gouvernement offre du bonbon à sa société d’État pour qu’elle soit plus motivée à réduire ses dépenses et à contrôler ses coûts, et injecte une partie des trop-perçus dans les services aux citoyens, donc indirectement aux consommateurs.


Force est de constater que ces mesures sont loin de se répercuter dans les poches des consommateurs qui sont carrément floués… Il faut croire que le pouvoir transforme la vision des politiciens!




Santé : enfin une mesure concrète


Le Collège des médecins du Québec a finalement consenti à déléguer certains diagnostics aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS), une mesure concrète qui contribuera sans aucun doute à désengorger considérablement le système de santé québécois.


Il aura fallu une travailleuse sociale de formation, et non un médecin, pour améliorer le service de première ligne, congestionné depuis des décennies malgré les tentatives infructueuses des trois ministres médecins précédents, à savoir Mm Barrette, Bolduc et Couillard. La preuve que le cordonnier est souvent bien mal chaussé… Chapeau à vous, Mme McCann!




 


Henri Marineau, Québec


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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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