Rien ni personne ne l'empêcheront de poursuivre dans cette voie!

Trans Mountain, le « monstre sacré »

Justin Trudeau, dans les traces de son père, incarne, sans l’ombre d’un doute, l’image d’un fédéralisme centralisateur fort

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Tribune libre

Alors que Kinder Morgan se libère du projet de l'oléoduc Trans Mountain jugeant qu’il ne vaut plus la peine de le développer, qu’il ne lui sera pas bénéfique et qu’il est devenu toxique et risqué, le gouvernement Trudeau, faisant fi du contexte explosif suscité par Trans Mountain et alléguant qu’il est dans l’« intérêt national » de développer ce projet, va de l’avant en en devenant acquéreur pour 4,5 milliards de dollars puisés dans les poches des contribuables canadiens, en d’autres termes, en procédant à sa nationalisation.


Mais comment faut-il interpréter une telle attitude pour le moins cavalière de Justin Trudeau? Dans quelle intention le premier ministre prend-il la décision d’aller de l’avant contre vents et marées? Pourquoi le gouvernement Trudeau s’acharne-t-il à ramasser les pots cassés tout en espérant recoller les morceaux et rentabiliser cet investissement?


Toutes des questions sur lesquelles très peu de journalistes, jusqu’à maintenant, se sont penchés et qui méritent, à mon point de vue qu’on s’y arrête sérieusement. Mettons d’abord les choses au clair : Justin Trudeau, dans les traces de son père, incarne, sans l’ombre d’un doute, l’image d’un fédéralisme centralisateur fort. Et, à ce titre, il aurait été fort surprenant qu’il abandonne le « morceau », simplement parce qu’une « province » s’y objecte.


L’intérêt national oblige, argue le premier ministre… même si le fédéralisme coopératif tant clamé par Justin Trudeau lors de la dernière campagne électorale fédérale doit subir les contrecoups du projet Trans Mountain, un « monstre sacré » qu’il a décidé de placer sous ses ailes, et rien ni personne ne l’empêcheront de poursuivre dans cette voie!



Henri Marineau, Québec



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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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1 commentaire

  • Marc Labelle Répondre

    31 mai 2018

    Justin Trudeau, le fils à papa, considère que le poste de premier ministre lui confère un pouvoir de décider qui s’appuie sur l’utilisation d’une carte de crédit illimité.  Avec celle-ci, il fait payer les contribuables dont, bien entendu, les nombreux opposants aux oléoducs tentaculaires du pétrole sale.  Au profit d’une compagnie états-unienne.  Selon le principe cardinal émis sans gêne par l’oligarchie bruxelloise : « Les marchés apprennent aux peuples comment voter. »