Starmania et Michel Berger

Tribune libre

Starmania et Michel Berger
Luc Plamondon a reçu la médaille d’honneur de l’Assemblée nationale pour le trentième anniversaire de Starmania. Les ministres et les députés étaient en liesse. Les fans jubilaient. Le Québec exultait. Un hommage bien mérité, sans doute, à l’auteur de cet opéra rock.
À lire les journaux, à voir et à écouter les medias, toutefois, il ne semble pas que Michel Berger y soit associé. Pourtant, il est bien l’auteur de la musique de Starmania. C’est un peu comme si on célébrait le librettiste Lorenzo Da Ponte pour Les noces de Figaro, Don Giovanni ou Cosi fan tutte, sans aucune référence à Mozart. Je serais surpris que la musique n’ait pas largement contribué au succès de Starmania.
Je redoute fort qu’un chercheur ne découvre, un jour, cette méprise et n’annonce péremptoirement : « une imposture sanctionnée par le parlement du Québec ». J’en serais navré.
Joseph Melançon


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1 commentaire

  • Jean-François-le-Québécois Répondre

    29 mai 2009

    Oui, très juste, Plamondon a écrit les paroles des chansons de l'opéra rock Starmania, mais pas la musique. Je ne saurais dire si le scénario est de Plamondon, à la base.
    C'est du Plamondon tout craché! Il avait fait la même chose à l'époque de Notre Dame de Paris: se balader, de première en première, en différents endroits, faisant comme si c'était LUI, Notre Dame de Paris. Pas un mot au sujet de celui qui avait écrit entièrement la musique, à savoir Richard Cocciante...
    Plamondon revendique le titre de parolier(un néologisme de son crû?); eh bien, justement, ce qu'il fait, c'est d'écrire des paroles de chansons. Pas vraiment autre chose. Ce qu'il fait, bien sûr, il le excellement, mais il ne devrait pas essayer de s'attribuer tout le mérite pour toutes les oeuvres concernées, je pense.
    Je me permettrais d'ajouter que les textes du principal intéressé, sont parfois parsemés d'anglicismes... Je pense notamment au Blues du businessman, et à Call Girl, pour ne nommer que ces deux-là...
    Bon, j'attribue néanmois une grosse dose de talent à cet artiste qui, en outre, a choisi d'écrire des paroles dans notre langue, plutôt que de se lancer à la poursuite de l'argent plus facile, peut-être, à écrire en anglais. Mais peut-être pourrait-on dire que ce n'est pas la modestie qui l'étouffe, notre bien-aimé parolier de génie.