Réaction au témoignage de Jody Wilson-Raybould

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Seul le Bloc défend les intérêts stratégiques du Québec

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, et le porte-parole du parti en matière de justice, Rhéal Fortin, se sont dits insatisfaits à l’issue du témoignage de l’ex-ministre de la Justice et procureure générale du Canada, Jody Wilson-Raybould, concernant le rôle du premier ministre Justin Trudeau et son entourage dans le processus judiciaire impliquant SNC-Lavalin.


« La vraie question, elle a refusé d’y répondre : pourquoi a-t-elle refusé l’accord de réparation ? Elle, et elle seule, avait le pouvoir d’intervenir. Elle connaissait les conséquences de sa décision, incluant le départ évoqué du siège social de SNC-Lavalin vers Londres et le risque que cela constitue pour les emplois au Québec. Elle a consciemment décidé de ne rien faire », a déclaré M. Blanchet.


Le Bloc québécois réitère que le siège social de l’entreprise à Montréal et les emplois qui y sont rattachés ne doivent pas disparaître en conséquence de crimes commis par quelques individus n’étant plus liés à l’entreprise. « La ministre s’est opposée à toute possibilité d’entente qui protégerait 3 600 travailleurs, des fournisseurs et sous-traitants et un siège social au Québec comme s’ils étaient, eux aussi, des criminels. Certes, le premier ministre a fait preuve d’incompétence en transformant cet enjeu en guerre entre lui et Mme Wilson-Raybould. Mais si un accord de réparation n’est pas conclu, ce sont les travailleurs de SNC-Lavalin qui seront les victimes de cette guerre. Et on voit mal aujourd’hui comment une entente pourrait se produire dans les circonstances », a déploré M. Fortin.