Une histoire de pêche bien de chez nous...

Poisson d'avril!

Maxime Bernier... encore lui!

Tribune libre


On raconte que l’origine du poisson d’avril remonte au 16ième siècle lorsque Charles IX a décidé de déplacer le début de l’année du 1er avril au 1er janvier. En conséquence, les échanges de cadeaux qui marquaient le passage à la nouvelle année furent aussi décalés. Certains coquins, pour semer le doute au sujet de la date du nouvel an, ont continué d’offrir des étrennes en avril. Avec le temps, les petits présents d’avril sont devenus des stratagèmes pour piéger les autres.
Mais pourquoi le poisson? Au 16ième siècle toujours, les cadeaux offerts en avril étaient alimentaires. Comme cette période marquait la fin du carême et que la consommation de viande était interdite pour les chrétiens, le poisson était le cadeau le plus fréquent. Alors, les pièges les plus courants sont devenus la remise de faux poissons. Rassurez-vous, cette histoire n’est pas un poisson d’avril!
Dans le but de poursuivre dans la même ligne et mettre un peu de chair contemporaine sur le poisson d’avril, je me suis inspiré du clin d’œil du 31 mars de Stéphane Laporte, qui me le pardonnera je l’espère, et j’en ai fait le poisson d’avril de l’actualité politique au Québec : « Maxime Bernier n’a pas de pancartes, il les a oubliées chez sa blonde! »
Imaginez! La dernière révélation officielle de Maxime Bernier concernant sa campagne électorale sans pancartes proclame qu’il est subitement devenu écologiste! Pourquoi pas? À ce rythme-là, sa prochaine « grande » déclaration publique pourrait être qu’il devient souverainiste! Mais celle-là, il la garde peut-être pour le 1er avril 2012!
Pour ma part, j’espère de tout cœur que ce serait un poisson d’avril…sinon, il aurait réussi à piéger son électorat en lui accrochant un poisson-clown dans le dos!
Aux Beaucerons de demeurer vigilants et de ne pas se laisser attraper par les talents de ce pêcheur d’électeurs qui semble prendre plaisir à remplir son sac pour assouvir sa gloriole personnelle!
Le 2 mai, amis beaucerons, faites donc en sorte que le pêcheur soit accroché à l’hameçon!
Henri Marineau
Québec

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Henri Marineau1608 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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2 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    1 avril 2011

    Max Jos Louis fut d'abord indépendantiste: viré de bord
    Le candidat parachuté à St-Hyacinthe était avec les policiers favorable au registre des armes: Conservateur, viré de bord.
    La sénatrice Conservatrice Andrée Champagne marié un anglo: viré de bord
    Le footballeur Smith paraissait apprécier le français: Conservateur, viré de bord.
    Christian Paradis, petit avocat de campagne sans envergure, choisi par Harper, comme Verner, comme Blackburn... quand on devient Conservateur, on vire de bord... genre Harper qui reconnaît la nation pour la balancer par-dessus bord.

  • Sylvain Meunier Répondre

    1 avril 2011

    Je ne pourrais comprendre que les Beaucerons élisent à nouveau ce traitre qui voudrait nous enlever la seule loi protégeant la langue française au Québec. J'ai toujours cru que les Beaucerons comptait parmi les plus fiers représentants du Québec. J'ai l'impression qu'ils se sont fait duper par ce comédien, ce kid-kodak cherchant à gagner en capital dans le Canada en crachant sur les québécois ! Une erreur s'est produite à l'élection précédente mais je crois bien que les Beaucerons ne se ferons pas reprendre. Au Québec, les collabos fédéraliste ne sont jamais vainqueur.