Qu'adviendra-t-il de la politique américaine?

Oprah à la présidence?

La politique-spectacle?

Tribune libre

 


Après son passage très remarqué lors de la dernière cérémonie des Golden Globes, le hashtag #Oprah2020 a inondé Twitter, corroborant ainsi ce que plusieurs stars souhaitent, à savoir qu’Oprah Winfrey s’engage dans la course à la présidentielle américaine en 2020 sous la bannière démocrate.  


Loin de vouloir m’avancer dans des comparaisons inopportunes ente Oprah et Donald Trump, force est de constater que les deux n’émanent pas de la classe politique, ce qui, dans les faits, peut soulever quelques interrogations sur leur manque d’expertise concernant les « rouages » de la présidence. Toutefois, à sa défense, le charisme de Mme Winfrey auprès des Américains, de toutes formations politiques confondues, semble un pré-acquis assuré, compte tenu de la notoriété sans équivoque dont elle dispose d’entrée de jeu.


Parlant du hashtag#metoo, Oprah Winfrey y est allé de cette déclaration : «Je suis fière et inspirée par toutes les femmes qui se sont senties assez fortes pour prendre la parole et partager leurs témoignages. Chacun de nous dans cette pièce est célèbre grâce aux histoires qu’il ou elle raconte. Cette année, nous sommes devenues l’histoire. Et ce n’est pas juste une histoire qui affecte le show-business. Elle transcende tout, que ce soit la culture, le pays, la race, la religion, la politique…»


Reste à savoir si Oprah Winfrey sera candidate aux prochaines élections présidentielles de 2020…Elle seule connaît la réponse!


La politique-spectacle?


Il y eu Ronald Reagan, il y a maintenant Donald Trump, il y aura peut-être Oprah Winfrey. Qu’ont en commun ces trois personnalités? Aucun d’entre eux n’émane du monde politique. En réalité, sommes-nous en train d’assister à la naissance de la politique-spectacle aux États-Unis? Et si oui, quelle en est la cause?


À la première question, force est de constater qu’une tendance marquée semble faire son nid dans les coulisses du pouvoir américain, le monde du spectacle semblant s’emparer de la cote de popularité au détriment des politiciens en place. Tant et si bien que nous sommes en droit de nous demander si ces mêmes politiciens n’incarnent plus le « rêve américain » d’un John Kennedy!


Autres temps, autres mœurs? Peut-être. N’empêche qu’il est opportun de nous interroger sur le manque d’expertise politique de ces personnalités publiques envers qui l’électorat américain semble vouer malgré tout une admiration sans bornes qui outrepasse la « supposée » lacune de l’absence d’expertise… Devant cet état de fait, une question s’impose : qu’adviendra-t-il de la politique américaine?



Henri Marineau

Québec


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Henri Marineau1204 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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2 commentaires

  • Yves Corbeil Répondre

    11 janvier 2018

    Ici au Québec, nous avons essayé un chirurgien en 2014 avec un collègue radiologiste puis un généraliste, ça n'a pas fonctionné dans notre asile à ciel ouvert.


    Donc, le premier parti qui élit un psychiatre à sa tête aura mon vote pour les cinquantes prochaine années comme le parti des pseudos indépendantistes l'a eu les cinquante précédentes. Un moment donné ça va prendre un électrochoc et qui de mieux placé qu'un Ex de chez Douglas qui se lance à la course à la grosse pension et une réorientation de carrière.


  • Yves Corbeil Répondre

    11 janvier 2018

    http://www.rts.ch/info/monde/9237596-les-etats-unis-pourraient-en-theorie-revenir-dans-l-accord-de-paris.html



    Le con que la planète gauchiste ridiculise sans cesse depuis son accession à la maison de fou à Washington vient de comprendre la ''game'' écologiste. Il va probablement demander à Barak ''Nobel de la paix'' Obama et son ami Oprah d'aller signer l'accord de Paris sur le climat que lui ne respectera pas ensuite comme tous les bouffons qui se sont bâtis des carrières de défenseurs climatiques avec vos dons, Dons n'ont pas comme ''Don Corléone''.



    Je vous le dis, nous vivons dans un asile à ciel ouvert et les medecins de la CITY nous assurent une diversitée de loisirs tous plus ingénieux les uns, des autres. Moi j'ai hâte que Ubisoft nous sorte une cassette du jeu de ces champions qui ''RUN'' la planète, un succès assuré sur la marché du divertissement.