Montréal, ville violente

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Le déni dissout le réel


L’été 2021 aura été celui de l’ensauvagement de Montréal, qui ressemble de plus en plus à Toronto, et ce n’est pas un compliment. 


La guerre des gangs de rue s’accompagne de fusillades à répétition. On s’y habitue presque, hélas. 


On en trouve pourtant pour chercher à censurer cette réalité. Ils nous expliquent, du haut de leur chaire universitaire, que la lutte contre les gangs de rue et les armes à feu relèverait du racisme antinoir, une théorie aussi stupide que dangereuse, d’autant plus que ce sont souvent les populations issues de l’immigration qui subissent dans leurs quartiers cette violence. 


Violence


Les mêmes hurluberlus vont même jusqu’à affirmer que la lutte contre les gangs serait scandaleuse dans un contexte marqué par l’émergence du mouvement Black Lives Matter. 


Mais la réalité a ses droits et le commun des mortels réclame un retour à l’ordre. 


Valérie Plante a finalement condamné cette présence croissante des armes dans la métropole et plaidé pour qu’on limite leur entrée à la frontière. Sachant qu’elles transitent essentiellement par Akwesasne, sera-t-elle accusée de racisme anti-autochtone ? 


Mais il nous faut élargir notre propos, surtout qu’avant-hier, des policiers se sont fait tirer dessus


Il nous en reste beaucoup à savoir sur ce qui s’est passé, mais l’événement met en lumière un phénomène trop souvent inavoué, soit la condition de plus en plus en plus difficile du métier dans notre société. 


On l’oublie, mais dans certains milieux, la haine antipolicière se normalise. 


Je ne parle pas seulement des discours grotesques plaidant pour le définancement de la police. 


Je parle aussi d’un discours haineux qui s’est banalisé même dans une certaine frange du milieu culturel, et cela, bien au-delà des violences actuelles.


Cette haine des policiers s’est affichée de manière décomplexée, par exemple, quand Safia Nolin s’est montrée publiquement, le 1er mai, dans Le Devoir, avec un chandail sur lequel on pouvait lire l’acronyme ACAB, even your dad, ce qui veut dire All cops are bastards, even your dad. Traduction : tous les policiers sont des bâtards, même ton père – des bâtards ou des salauds, au choix. 


Ah bon ? 


Chose amusante : la toujours subtile Safia Nolin avait arboré ce chandail dans le cadre d’un entretien où elle se plaignait de la violence sur les réseaux sociaux et du harcèlement en ligne. 








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Policiers


Avait-elle conscience de se contredire ? Probablement pas, car ce préjugé anti-policiers se banalise dans les milieux woke, convaincus que nos policiers sont des persécuteurs pratiquant le profilage racial contre les populations immigrées. Pire, ils joueraient un rôle néocolonial dans le contrôle de certains quartiers ayant la tentation de se séparer du reste de la société – Will Prosper, l’ex-policier jacasseur anti-policiers n’a-t-il pas fondé lui-même l’organisation Montréal-Nord Républik ? 


Rappelons l’évidence : les policiers québécois n’ont aucun problème de racisme systémique.


Rappelons aussi que dans une ville de plus en plus violente, la police est plus nécessaire que jamais. 


Ceux qui font carrière en lui crachant dessus ou prennent la pose mondaine en diabolisant les policiers devraient avoir honte.











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