Manifestations contre le pétrole albertain: le consulat réagit

Le Canada contre vents et marées...

Le gouvernement canadien est intervenu lundi pour défendre l'industrie pétrolière dans une nouvelle tempête de relations publiques sur la question des pipelines, cette fois sur la côte est américaine.
Deux jours après que plus de mille manifestants au Maine eurent exprimé leurs préoccupations quant au fait que le pétrole albertain pourrait bientôt transiter par leur territoire, le diplomate canadien en poste en Nouvelle-Angleterre a signé une lettre d'opinion à ce sujet dans un journal du Maine.
Le consul général du Canada en Nouvelle-Angleterre, Pat Binns, a écrit dans la Portland Press Herald que le bilan environnemental de la production des sables bitumineux s'était amélioré au cours des dernières années.
M. Binns, qui a également été premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard et ambassadeur du Canada en Irlande, a soutenu que les avancées technologiques ont rendu la production des sables bitumineux de plus en plus efficace et écologiquement responsable.
Il a également rejeté les allégations que le pétrole provenant des sables bitumineux était plus corrosif dans des pipelines que d'autres types de pétrole brut, soutenant que les pipelines étaient la méthode la plus sécuritaire de transporter du pétrole, devant le transport en camion, sur rails et par bateau.
Les manifestants de samedi s'opposaient à la possibilité que du pétrole de l'ouest canadien puisse éventuellement transiter par un pipeline qui existe déjà entre Montréal et Portland, la plus grande ville du Maine.
Ils ont marché avant d'entendre le maire de la ville, Michael Brennan, et la représentante démocrate Chellie Pingree parler des risques environnementaux liés à permettre au pétrole de l'Alberta de passer par le nord de la Nouvelle-Angleterre.
Aucun plan n'a été annoncé pour le pipeline en question, mais l'opposition à un tel projet se fait sentir des deux côtés de la frontière.
À Sutton au Québec samedi, des militants ont protesté contre la venue de ce qu'ils appellent le «pétrole sale».


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