Confinement

Lettre de bêtises à Justin Trudeau

L’inconcevable ouverture des frontières pour les immigrants illégaux

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Tribune libre

Monsieur Trudeau, je vous écris pour vous faire part de mon mécontentement concernant la réouverture des frontières aux immigrants illégaux. Je trouve votre décision complètement stupide. Lâchez-nous avec les ententes internationales en temps de pandémie mondiale! Je n’ai jamais voté pour vous car je vous ai toujours considéré comme un politicien médiocre en qui je n’ai aucune confiance. Vous transpirez la malhonnêteté intellectuelle avec votre idéologie de multiculturalisme à l’extrême et vos litanies de « nous travaillons pour ci, nous travaillons d’arrache-pied, nous travaillons pour ça » que vous répétez inlassablement. Vos phrases creusent mal conjuguées finissent par me tomber royalement sur les nerfs. Vous vous écoutez parler et vous ne dites jamais rien. Si au moins, vous étiez un bon orateur. C’est rendu que lorsque je vous vois à la télé, je ferme le commutateur. Je n’écoute plus rien en ce qui vous concerne. Il y a une marge entre détester un personnage politique et se rendre compte qu’il prend des décisions dangereuses et incompréhensibles pour son pays.  


Vous avez changé votre image en vous faisant pousser une petite barbe poivre et sel, comme si elle allait vous donner une sagesse que vous êtes loin d’avoir acquise. J’ai bien ri de lire que le premier ministre d’Australie vous avait reproché votre tendance à regarder vos chaussettes. Vous êtes un être narcissique qui croit être né pour gagner, comme vous l’avez si bien dit à votre épouse juste avant le combat avec Patrick Brazeau, dans le documentaire télévisuel que tout le monde peut voir sur You tube. Le premier ministre Australien vous a bien saisi.   


Lors de votre victoire en 2015, je vous avais trouvé d’une insignifiance absolue. Vos petits sourires narquois pendant de vos points de presse m’ont toujours laissé l’impression qu’ils compensaient pour votre légèreté intellectuelle. Habituellement un fils veut perpétuer l’œuvre de son père. Comme celui-ci a été le plus grand ennemi du Québec, je redoutais le fait que vous n’alliez pas tarder à nous démontrer la même chose. Les années qui ont suivi m’ont prouvé que j’avais raison de me méfier de vous. Je crois que vous êtes plus extrémiste que votre père pouvait l’être concernant votre multiculturalisme à l’extrême.


La première année de votre élection, vous vous êtes empressé de légaliser le cannabis. Une semaine plus tard, tous les points de vente étaient en manque de stock. Vous n’aviez aucun plan B de prévu. Quand nous avons su que quelques-uns de vos petits amis libéraux avaient investis dans la fabrication du Cannabis, nous avons compris votre empressement à légiférer.


Vous n’avez pas arrêté de prétexter vouloir alléger le fardeau fiscal de la classe moyenne en misant sur la croissance économique. Vous aviez promis de faire des déficits de quelques milliards pour vous y aider, mais il s’est avéré que les montants dépensés ont été plus substantiels que prévus. En signe d’incohérence absolue, vous vous êtes entêté à ne pas imposer des compagnies milliardaires comme Netflix, nuisant par le fait même aux distributeurs Canadiens qui, eux, continuent d’être imposés! Je n’ai jamais compris votre argumentaire ridicule. Si le véritable but était d’alléger le fardeau des Canadiens, vous auriez dû exempter TOUS les distributeurs Canadiens, au lieu de favoriser une institution américaine, non? Vous avez envoyé votre pogo le plus gelé de la boîte, Mélanie Joly, défendre l’indéfendable. Avec le sourire, elle a accepté de se faire ridiculiser par la population, en défendant votre décision incompréhensible. Nous nous doutions bien qu’il y avait quelque chose de pas catholique en arrière de tout cela. Nous comprendrons peut-être un jour.


Pendant les quatre premières années de votre premier mandat, les gens vous ont regardé dépenser sans compter comme si l’argent poussait dans les arbres. Il faut dire que Harper, malgré le fait qu’il était détesté, avait réussi à ramener un équilibre budgétaire respectable. Vous vous êtes empressé de dépenser sans limites, sans égard pour les générations futures. Vous avez même acheté un pipeline avec notre argent, prétextant la sécurité nationale. Vous n’aviez encore aucune idée de ce que pouvait être le véritable sens de la sécurité nationale. Que dire de vos déguisements aux Indes où vous avez atteint le comble du ridicule en nous faisant tellement honte. Le monde entier s’est moqué de vous. Attaboy! Vous en avez remis avec le scandale de Snc-Lavalin. Vos déboires avec Jody Wilson Raybould ainsi que votre non-respect de la loi dans l’affaire de l’Aga Khan m’ont convaincu que mes appréhensions envers vous étaient réelles.


Voilà que se présente la pire pandémie mondiale. Votre réaction? Vous prenez deux semaines avant de fermer le territoire, pendant que tout le monde le réclame d’urgence. Pire. Vous laissez le chemin Roxham ouvert, laissant des immigrants illégaux entrer chez nous. Ensuite, vous venez nous raconter que vous avez négocié une entente avec Trump pour suspendre temporairement l’accord des tiers pays sûrs. Une stupidité. Vous avez refusé de gérer l’arrivée des gens qui entraient au pays dans les aéroports. C’est la ville de Montréal et le gouvernement du Québec qui ont envoyés des émissaires pour inciter les voyageurs au confinement pour une période de 14 jours, malgré que les aéroports soient sous juridiction fédérale. Au début de la pandémie, vous ne faisiez tellement rien que quelques chefs provinciaux avaient prévu se réunir pour prendre la situation en main. Deux semaines plus tard, vous êtes sorti de votre torpeur avec votre air de chien battu.


Monsieur Trudeau, vous êtes un politicien à l’image flétrie qui cherche, en plus, à consolider son pouvoir délabré et minoritaire par des moyens détournés. Au début de la pandémie et du confinement, dans une version allégée de la chambre des communes de seulement 32 députés, vous avez siégé pour entériner des mesures d’urgence. Celles-ci comprenaient notamment l’aide financière aux travailleurs qui ne se qualifiaient pas pour l’assurance-emploi et un report au 31 août des impôts à payer (Un répit supplémentaire de 55 milliards) Mais à peine, les travaux parlementaires avaient-il débuté que votre gouvernement demandait de les suspendre, sachant que vous n’obtiendriez pas le consentement unanime nécessaire pour les faire adopter, à toute vapeur. Pourquoi? Parce que l’opposition s’était aperçue de votre subterfuge. La version préliminaire du projet de loi proposée vous aurait conféré le pouvoir de modifier la taxation par voie règlementaire donc sans l’approbation du Parlement et ce, jusqu’en décembre 2021. Petite manœuvre ‘’on the side’’ pour tenter de vous donner plus de pouvoir en temps de crise. Vous êtes bien le fils de votre père. Vous avez justifié le fait que, si vous aviez convoqué les parlementaires, cette journée-là, ce n’était pas pour obtenir plus de pouvoir, mais pour, disiez-vous, faire adopter des dispositions législatives nécessaires à la mise en œuvre de votre plan d’aide de 82 milliards annoncé la semaine avant. Outrés les conservateurs ont éventé le projet de loi et l’ont dénoncé. C’est pour cette raison que lors de votre point de presse matinal du lendemain, vous avez déclaré que les négociations avec l’opposition viseraient à permettre plus d’allers-retours du parlement. Vous n’avez pas fait de petits sourires niaiseux, Vous l’avez été tout simplement.


Pendant la fin de semaine de Pâques, vous êtes parti d’Ottawa, sans gêne, pour vous rendre au Lac Harrington dans le parc de la Gatineau avec votre petite famille, pendant que tout le monde était confiné obligatoirement. Vous êtes parti de l’Ontario pour vous rendre au Québec, sans que la police ne vous intercepte sur les ponts comme elle le fait avec les citoyens? Vous avez tous les droits et je suis sûr qu’elle ne vous remettra jamais de contraventions comme elle ose le faire si des citoyens se regroupent ou tentent de se rendre dans une autre région.  


Mercredi passé, vous avez dépassé les bornes de la stupidité. Vous avez autorisé l’ouverture des frontières pour les immigrants illégaux, pendant que nous sommes tous encore confinés dans nos maisons. Comme disait la jeune Greta Thunberg : Comment osez-vous? Comme le rapportait Antoine Robitaille dans le journal de Montréal, le président des syndicats des douanes et de l’immigration Jean-Pierre Fortin disait avoir été averti mardi le 21 avril à 18 heures qu’à minuit le même soir, les règles changeaient et que les douaniers devraient accepter toutes demandes d’asile aux postes réguliers et non pas au chemin Roxham. Pourtant vous et votre vice-première ministre Chrystia Freeland ne sembliez pas au courant des modifications de dernières minutes, le lendemain matin, lorsque les journalistes vous ont demandé de vous expliquer, vous avez nié cette information. De plus, les immigrants illégaux sont logés dans des hôtels pour un confinement de 14 jours à nos frais. Un billet de loto avec ça?   


Nous voyons bien votre jeu Monsieur Trudeau. Pendant que vous laissez les chefs provinciaux annoncés les mauvaises nouvelles aux citoyens, vous leur « pitchez » des milliards de dollars en essayant de vous transformer en un bienfaiteur qui annonce les bonnes nouvelles et qui envoie les chèques, comme le faisait remarquer Denise Bombardier dans le journal de Montréal du 25 décembre.  


Les 9 milliards accordés aux étudiants dans le cadre de la prestation Canadienne d’urgence semblent une façon de vous acheter le vote des jeunes lors de la prochaine élection. Donner 5000$ à des étudiants, non pas pour qu’ils terminent un semestre, mais pour qu’ils traversent l’été en vacances témoigne d’une vision de bourgeois bohème, habitué dans sa jeunesse à voyager en dilettante à travers le monde. C’est également un croc-en-jambe à François Legault qui a appelé les jeunes à travailler dans les champs, leur offrant des primes de 100$ supplémentaires afin d’aider les producteurs agricoles du Québec à sauver leurs récoltes de fruits et légumes.


Qu’attendez-vous pour envoyer l’armée dans les CHSLD pour sauver les résidents malades qui y sont en danger de mort? Lorsqu’il y a des conflits dans le monde, vous n’hésitez pas à le faire, mais vous hésitez toujours lorsque le Québec est concerné. Pourquoi, au lieu de 1000 soldats ne pas en envoyer 10,000? Ces gens sont formés pour cela. Ce serait bien que les soldats enlèvent leurs uniformes pour éviter de faire peur à ces vieillards malades et souvent confus.  


Vous vous êtes permis de critiquer la situation dans les CHSLD du Québec, en accusant subtilement François Legault de ne pas avoir su protéger les personnes âgées. Vous devriez vous rappeler que vous avez diminué les transferts financiers destinés à la santé de 50 à 23% pour le Québec. Vous avez une part de responsabilité. Monsieur Legault n’est quand même pas responsable des politiques d’austérité de l'ancien gouvernement de médecins de Couillard et Barrette. Comme disait Denise Bombardier, qui eût cru que, pendant cette crise, vous tenteriez encore une fois d’affaiblir le Québec.  


Pendant cette pandémie, la force de Monsieur Legault a fait votre faiblesse Monsieur Trudeau. Une fois que cette histoire sera derrière nous, j’espère que les oppositions vous crisseront dehors pour de bon. Vous pourrez retourner à votre profession de professeur de théâtre. J’espère que vous êtes meilleur dans ce domaine que vous l’avez été comme Premier ministre.  


 


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Alain Patenaude82 articles

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Je suis un Gatinois indépendantiste dans l'âme au-delà des idéologies poiitiques et non pas un vieux péquiste des années 70 du genre qui détestait les anglais parce que c'était cool. Je ne déteste personne. Je parle anglais et français et je trouve primordial que le Québec protège sa langue française, au détriment de ce que peuvent penser mes amis anglophones. Je suis originaire de St-Jean sur Richelieu et je vis dans l'Outaouais depuis 2010. J'ai vécu à Granby,, St-Hubert et Contrecoeur. Je crois que nous devrons, un jour, quitter ce beau grand Canada qui ne nous aime pas, pour voler de nos propres ailes. Nous sommes comme des adolescents qui doivent quitter le foyer familial pour fonctionner par eux-mêmes et ce, même si les parents ne veulent pas nous laisser partir. Je suis désillusionné de la politique d'ici et du fédéral. Écrire me permet d'évacuer mes frustrations et de structurer ma pensée. 





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1 commentaire

  • Thérèse Léveillée Répondre

    30 avril 2020

    Monsieur Patenaude,


    Vous m'avez littéralement enlevé les mots de la bouche et, c'est bien féminin, j'y aurais peut-être ajouté une dose supplémentaire de vitriol et de cynisme. Cet infâme individus doit partir s'il y a une seule certitude en ces temps incertains. Mais soyons conscient que seules les oppositions ont la clé et la légitimité de le faire. Désolant mais triste réalité. Et mon sentiment est qu'ils dorment au gaz... Si on aditionne les deux décenies sous l'influence du père et celle qui est assurée au fils si le parlement ne se saisit pas de la noble besogne de mettre dehors ce traître, et pas seulement pour le Québec, mais pour les autres provinces aussi, les conséquences seront tragiques.


    Le père à vendu à des corporations privées notre capacité de produire et de contrôler notre souveraineté financière en vendant les opérations et le contrôle d'émettre notre devise, le dollar canadien, à des intérêts privés et très subversifs. Une gangrène qui mine le pays depuis ce temps, autour des années 1970. Le fils arrive, après un interval libéral-conservateur où ces partis au pouvoir ont + ou - remis les finances publiques en état "acceptable", remporte les élections et nous remet sur la pente de l'endettement sans limite et extrêmement dangereuse si on prend en considération le contexte géo-politique et la faiblesse de l'économie mondiale qui exixtait bien avant le phénomène organisé du covid.


    Monsieur Patenaude, c'est à la lecture de votre article, Nous nous battons contre quoi au juste ? Est-ce qu'on nous dit tout ? que j'ai décidé de sortir de l'ombre et de reprendre ma plume, le seul moyen de défence que la constitution est censée me garantir et que je j'espère encore posséder. Pour dénoncer l'état de la chose politique peu reluisante dans laquelle nous nous trouvons et les magouilles qui continuent de se multiplier tout autant que la bêtise humaine qui nous accable. En pareilles circonstances, je vous demande, devrons nous refaire la Révolution française de 1789 pour nous défaire des forces omnipotentes en présence ? Nous marchons sur des oeufs, et cela, je crois, est une certitude.


    Merci d'avoir tenu le flambeau aussi longtemps, les renforts arrivent. Je vous souhaite santé et l'indépendance nécessaire à la soutenir et vous la garantir personnellement.


    Thérèse Léveillée