Lettre à philippe Couillard

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Tribune libre

Monsieur Couillard, je ne suis qu’un petit citoyen, travailleur autonome, un payeur de taxe inoffensif qui n’aura jamais d’influence sur vous. J’en suis terriblement conscient. Je constate que vous travaillez très fort pour me maintenir dans ma pauvreté. Pendant ce temps, vous parlez d’augmenter vos salaires de députés et de ministres, comme si l’austérité nous était exclusivement réservée. Tout augmente et les salaires restent les mêmes.

Je n’ai jamais retiré de primes de départs en laissant un emploi, comme vous en avez reçu, quand vous avez quitté votre poste de ministre de la Santé au Parti libéral en 2008 pour aller faire des affaires avec votre ami Arthur Porter. Après votre saut dans le domaine du privé et après être allé conseiller des gens en Arabie saoudite, vous avez décidé de revenir en politique, en devenant le chef du Parti libéral. Pourtant, les salaires d’un député et même d’un ministre sont sûrement moindres que ce que vous pouviez faire dans le privé ou comme neurochirurgien. Ça doit être votre sens du devoir qui vous a fait revenir en politique car habituellement les gens ne changent pas de métier pour un salaire moins rémunérateur que le précédent. Je me suis demandé quelles pouvaient être vos aspirations à vouloir démanteler toutes les structures de notre société, en prétextant votre cadre d'austérité.

Pour essayer de comprendre votre façon de faire, je vais m’en tenir à la petite base, concernant les salaires et les primes que vous vous octroyez sans gêne et qui ne sont pas compatibles avec notre réalité de citoyens « squeezé jusqu’au cou » par les augmentations d’Hydro-Québec (en plus, ils nagent dans les surplus) ou de l’essence (les prix augmentent et diminuent avec votre aveugle approbation). Je n’aborderai pas les questions financières plus complexes puisque je n’ai pas les compétences pour vous affronter là-dessus. Je vais donc m’en tenir à quelques questions anodines concernant votre rôle et ce que vous projetez comme image, Monsieur Couillard.

Quand vous allez quitter à nouveau la politique, est-ce que vous allez encore retirer une autre prime de départ? Pour être conséquent avec votre projet d’austérité, vous devriez, dans les plus brefs délais, abolir ces primes exorbitantes que vous vous octroyez, quand vous quittez vos fonctions, souvent avant la fin de votre mandat. Je peux comprendre qu’à la retraite, vous ayez droit à une prime pour services rendus mais quand on voit un directeur de Tourisme Montréal partir avec 654 000$, on se demande si ces primes payées ne versent pas dans l’excessif. Vous, les politiciens, les recteurs d’universités, les directeurs de commissions scolaires, vous êtes bien la seule catégorie de gens qui puissent quitter leurs emplois en plein milieu d’un mandat, sans en être pénalisés financièrement.

Pire, les anciens maires de Laval et Mascouche, pour ne nommer que ceux-là, ont été accusés au criminel et ont quand même retiré des primes de départ généreuses. Comme quoi on peut se demander si le crime ne paie pas réellement. C’est révoltant. Pourquoi les gens qui sont accusés au criminel ne perdraient-ils pas leurs droits en attendant le verdict de la cour? Si vous aviez réellement la priorité de redonner confiance aux électeurs envers la classe politique, ce dont je doute, vous auriez déjà apporté des changements à la loi pour que ce genre de rémunérations à l’excès ne se reproduise plus. La plupart des élus au gouvernement et dans l’opposition ont tous reçu une prime de départ en quittant la politique. Plusieurs y sont revenus. Des noms me viennent en tête : Jean-Marc Fournier, François Legault, Jean Charest, Philippe Couillard, Pauline Marois pour ne nommer que ceux-là. Au moins madame Marois a refusé sa prime de départ en quittant la politique après la dernière élection. C’est tout en son honneur. Y a des limites à l’exagération.

Le 7 avril dernier, votre majorité douteuse vous a inspiré ce démantèlement à grande échelle de toutes les structures québécoises que nous avons mis tant d’années à construire. Quand vous êtes allé en Islande dernièrement, vous n’avez pas représenté le Québec et sa francophonie à sa juste valeur en omettant de parler français délibérément, prétextant que le monde entier savait que le Québec était francophone. Tout un raisonnement pour un premier ministre du Québec. Les gens vous ont élu en majorité et vous vous permettez de diminuer l’importance de la langue parlée du Québec dans le monde. Devant le tollé médiatique qu’a provoqué votre gaffe, vous avez expliqué que vous vouliez vous faire comprendre des Islandais. Même le plus anti-Québécois-francophone fédéraliste, en l’occurrence Stephen Harper, dit toujours un mot en français, peu importe où il se trouve dans le monde. Le premier ministre québécois ne le fait même pas. Je vois dans ce geste un mépris total pour le français, ne vous en déplaise.

Ça fait longtemps que j’ai compris que vos aspirations politiques n’étaient pas de défendre les intérêts francophones et anglophones des Québécois mais de représenter prioritairement la culture anglophone qui vote aveuglément pour vous, d’une élection à l’autre. Il est clair pour moi que depuis le dernier référendum de 1995 qui nous a été volé, votre principal objectif est de neutraliser les chances du Québec d’accéder éventuellement à sa souveraineté. Les fédéralistes de votre genre veulent finir le travail commencé par les Trudeau et Chrétien et autres anti-séparatistes radicaux, pour éliminer les chances d’un éventuel référendum gagnant. Quand on veut qu’une maison chambranle, on affaiblit son solage. Elle tombera tout seul. Votre plan d’austérité ressemble plus à un moyen de nous fragiliser à long terme, en remodelant toutes nos structures sociales, pour que nous finissions par dépendre financièrement d’Ottawa.

Vous êtes le premier à dire au Québécois qu’ils doivent faire leur part, comme si le Québec ne payait pas d’impôt et se faisait vivre par le reste du Canada. Nous sommes la province la plus taxée. Les deux paliers gouvernementaux font en sorte de maintenir le Québec au seuil de la pauvreté. La péréquation n’est pas un cadeau fait au Québec. C’est la constitution canadienne qui la régit. Vous essayez de nous faire croire que nous sommes chanceux d’en recevoir. Vous savez très bien monsieur Couillard que votre combat fédéraliste d’abrutir le Québec fonctionne très bien. Il est évident que les Québécois ont baissé les bras face à la préservation de leur identité francophone.

C’est ce que les fédéralistes voulaient. L’anglais prend de l’expansion au Québec. Vous savez que les Québécois sont dans une position où ils sont devenus imperméables à la cause souverainiste, de par leur manque d’intérêt à la politique. Les Québécois en ont assez et leurs manières de protester est de détourner le regard sur vos agissements. Ça fait bien votre affaire. Vous voulez porter le coup de grâce au Québec? Si ce n’est pas le cas, vous faites tout comme.

Concernant le transport du pétrole sur les voies ferrées et sur les bateaux qui passent sur notre fleuve, vous avez dit que les Québécois devaient faire leur part car l’Alberta, d’après vos paroles, contribuait largement à financer la péréquation qui nous était envoyée. On pourrait presque croire à vous entendre que le Canada anglais fait annuellement des téléthons pour nous aider à manger nos cannes de bines et que nous leur en sommes redevables. Nous payons 50 milliard en impôts et taxes chaque année. Ce n’est pas rien. Qu’il nous en revienne 9 milliard n’est pas un cadeau qu’on nous fait, ce n’est qu’une simple formalité. Je crois même que nous n’en recevons pas assez. J’aimerais également vous dire que les Québécois ont déjà fait leur part envers l’Alberta et ses sables bitumineux et que les 47 morts de Mégantic auront été un sacrifice humain assez important à nos yeux: d’avoir laissé le pétrole albertain déambuler sur des voies ferrées vétustes et mal entretenues par transport Canada, précurseurs de ses lois mammouth insérées dans des documents trop longs à analyser.

Le fédéral a coupé et les travailleurs qui restaient n’ont pas eu droit à l’erreur. Personne ne s’est demandé comment il se faisait qu’un seul homme pouvait être responsable de 72 wagons remplis d’essence? Les employés exécutent les ordres malgré les coupures du fédéral et quand arrive une catastrophe, le bon vieux gouvernement se cherche un bouc émissaire en s’en prenant aux employés présents. Acte de lâcheté immonde. Autre question monsieur Couillard : est-ce que le Parti libéral vous paie un salaire caché dont nous apprendrons l’existence dans 10 ans? Parce que votre prédécesseur, monsieur Charest, n’a pas été le plus transparent des premiers ministres en nous le cachant. Vous comprendrez que notre confiance envers des gens comme vous est à son plus bas. Vous parlez d’austérité et les seuls qui en subissent les répercussions, ce sont les citoyens qui essayent de garder la tête hors de l’eau pour pouvoir respirer. Vous avez même parlé d’augmenter les salaires des élus pendant que vous coupez les services au peuple. Pourquoi mériteriez-vous une augmentation de salaire? Quelle sorte de raisonnement avez-vous? Avez-vous attrapé la maladie de Stephen Harper qui croit qu’une majorité électoraleb lui donne le droit de faire ce qu’il veut en saccageant la démocratie et en osant dire que ses agissements sont dictés par le peuple?

Pendant la campagne électorale, vous n’avez jamais dit que vous vouliez augmenter les tarifs de services de garde. Vous aviez critiqué Pauline Marois qui voulait le faire en les haussant de 1$. Aussitôt au pouvoir, vous vous êtes empressé de changer les choses. Vous dites que les gens qui sont mieux nantis doivent payer plus. Mais la vérité monsieur Couillard, c’est que les gens plus riches ont des gardiennes à la maison. Ils ne vont pas dans des CPE pour faire garder leurs enfants. Donc, les augmentations toucheront uniquement la classe moyenne. Votre méthode se veut discriminatoire car bientôt les bénéficiaires seront jugés par rapport aux salaires qu’ils font. Vous êtes en train de restructurer ce que nous avons tenté de bâtir depuis si longtemps.

Que dire de la réforme de la santé avec Gaétan Barrette comme grand manitou. Si ce projet de loi 10 est mis à exécution, votre ministre de la santé va nous en mettre plein la vue avec les pouvoirs qu’ils s’apprêtent à s’autoriser. Il va décider de toutes les nominations. Il va être le seul maître à bord comme si un seul homme pouvait tout contrôler. Nous avons peur de cet homme monsieur Couillard, car Gaétan Barrette est l’homme qui avait dit, pendant qu’il se présentait comme candidat de la CAQ, qu’il allait donner un médecin de famille à tout le monde en dedans d’une année s’il était élu. Comment peut-on faire confiance à un homme qui tient des propos aussi déraisonnables? C’est drôle, je ne l’ai pas entendu réitérer cette idée depuis qu’il est devenu libéral. Pourquoi devrions-nous lui faire confiance en le laissant être le seul maître de la santé au Québec? Gaétan Barrette n’aime pas se faire dire qu’il a tort et nous l’avons vu quand il s’en est pris verbalement à Claude Castonguay, un ancien ministre libéral qui est venu critiquer les propos de votre ineffable ministre de l’Éducation Yves Bolduc.

Il est évident monsieur Couillard que vous êtes en mission. Votre projet d’austérité n’est pas relié à seulement ramener le déficit à zéro. Vous semblez être à la solde d’un fédéralisme agressif qui veut se débarrasser du Québec francophone une bonne fois pour toute. Vous semblez en être le valet de service. Je ne peux pas croire que les Québécois en sont rendus à baisser les bras et à se laisser manipuler de la sorte. Les gens d’ici ne savent plus qui ils sont et ce qu’ils veulent. Mais vous, monsieur Couillard, vous l’avez très bien compris. J’espère que les Québécois se réveilleront comme les étudiants ont réveillé le Québec en 2012. Il est quand même drôle de voir que vous n’avez pas parler d’augmenter les frais de scolarité. Vous ne voulez pas réveiller ceux qui pourraient raviver cette flamme presque éteinte. Vous savez très bien que les étudiants en ont le pouvoir. Vous allez vous y prendre autrement, n’est-ce pas?

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Alain Patenaude81 articles

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Je suis un Gatinois indépendantiste dans l'âme au-delà des idéologies poiitiques et non pas un vieux péquiste des années 70 du genre qui détestait les anglais parce que c'était cool. Je ne déteste personne. Je parle anglais et français et je trouve primordial que le Québec protège sa langue française, au détriment de ce que peuvent penser mes amis anglophones. Je suis originaire de St-Jean sur Richelieu et je vis dans l'Outaouais depuis 2010. J'ai vécu à Granby,, St-Hubert et Contrecoeur. Je crois que nous devrons, un jour, quitter ce beau grand Canada qui ne nous aime pas, pour voler de nos propres ailes. Nous sommes comme des adolescents qui doivent quitter le foyer familial pour fonctionner par eux-mêmes et ce, même si les parents ne veulent pas nous laisser partir. Je suis désillusionné de la politique d'ici et du fédéral. Écrire me permet d'évacuer mes frustrations et de structurer ma pensée. 





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5 commentaires

  • Jacques Bergeron Répondre

    6 décembre 2014

    Quel texte magistral qui devrait toucher Philippe, ditleCouillard assujetti, aimable serviteur des Canadian et des Canadiens-français qui leur sont assimilés. Malheureusement,cet ami des rois du pétrole, spécialement celui de l'Arabie Saoudite, responsable de son abaissement qu'il voudrait bien nous inculquer, cet individu agissant comme premier ministre du Québec ne lira pas ce texte, puisqu'il ne lit pas Vigile, et ses serviteurs, aussi esclaves que lui devant leurs maîtres Canadian, ne le lui présenteront pas. Merci cher monsieur de nous avoir permis de lire votre texte. Il fera peut-être de notre peuple des gens libres et capables d'aller dans la rue manifester leur dégout devant ce collabo agissant, avec ces médecins et financiers du néolibéralisme anti social , comme outil de Harper, Dion, Trudeau et Mulcair, oeuvrant pour le Canada anglais et anglophone , avant de le faire pour notre nation assiégée.

  • Archives de Vigile Répondre

    2 décembre 2014

    Mr Couillard,
    Vous devriez prendre la peine de visite des cartiers défavorisés et de
    Regarder ce que les gens achètent dans lorsqu'ils font leur petite
    Épicerie. Vous êtes vous déjà retrouvé sans le sous, vous êtes vous déjà eu
    Froid en vous couchant le soir, et dire que l'on coupe le courant électrique
    À des gens qui sont dans le besoin , et il y en a de plus en plus, quel avenir
    Nous attend je me le demande bien.
    Comment peut'on augmenté chaque année où presque les tarifs d'hydroélectrique Québec
    Sans penser à nous la classe moyenne qui à mes yeux va finir par disparaître
    Il y aura que des riches et des pauvres. Mr Couillard avez vous une conscience ?
    Comment sera votre Noël cette année et bien sûrement pas comme ceux de la maison du
    Père . Vous êtes parti faire votre argent avec votre cher Mr Porter toute une référence
    Comme fréquentation puis de retour vous revenez au pays pour faire une campagne
    Électorale que je pense à été la plus salé de toute mon existence. Vous avez fait peur
    Aux gens et ils ont dans la grande majorité regrettés leur vote.
    Avez vous un âme ...
    Vous ne pourrez jamais comprendre ce que c'est de tout calculer et surtout
    De penser aux gens qui sont dans le besoin , Noël arrive et combien attendront
    Pour avoir droit à un panier de nourriture d'autre se priveront de leurs médicaments
    Pour probablement offrir un petit présent à leur enfants.
    Sur ce je me demande encore si vous avez une conscience.
    J'en aurais tant à dire mais cela me donne la nausée. Et dire que vous ferez vos party de Noël sur notre bras..
    Je souhaite que les gens puissent choisir un autre gouvernement car vous avez
    Fait que des dégâts.
    Nicole Gagnon

  • Chrystian Lauzon Répondre

    30 novembre 2014

    Chrystian Lauzon
    M. Patenaude,
    Votre texte fait avec éloquence le tour du cimetière fédéraliste rouge sanguinaire parsemé des pierres tombales libérales sur tout le Québec. Vous terminez votre texte sur une note un peu illusoire en écrivant : « Il est quand même drôle de voir que vous n’avez pas parler d’augmenter les frais de scolarité. Vous ne voulez pas réveiller ceux qui pourraient raviver cette flamme presque éteinte. Vous savez très bien que les étudiants en ont le pouvoir. Vous allez vous y prendre autrement, n’est-ce pas ? »
    La taxation scolaire est déjà par voie détournée, bien en marche ! Observez ! Calculez !
    L’expérience douloureuse du totalitarisme direct à la Charest a coûté cher aux libéraux - ce fut un test de la mollesse des Québécoi(se)s. La remise des libéraux au pouvoir fut le test, réussi à nouveau, comme en 1995 sur le mode référendaire, du contrôle totalitariste électoral, malgré la commission salissante Charbonneau. La démocratie réelle est donc inopérante électoralement au Québec, notons-le pour en comprendre les failles - la médiatique est la plus flagrante : vive un Télé-Québec soporifique et multiculturaliste assiégé par les fédéralistes!!! et les propositions de Lisée actuellement n’ont pas trouvées preneuse chez son amie Michèle Fortin, présidente fédéraliste de "notre" télé nationale, lorsqu’il était au pouvoir. Étrange Lisée, grand parleur/écriveur certes... mais faiseur de quoi ? Dites-moi ?
    Plutôt que de faire face aux étudiants/peuple directement, la stratégie fédéraliste des libéraux passe désormais sournoisement par les cadres et structures de l’Éducation. La Bête mondialisante monétariste écrasant les nations a pour programme le rabaissement et le contrôle des intelligences humaines, en vue d’un contrôle exercé avec plus de rentabilité consensuelle surprivilégiant le Haut prédatorial. Et si la bêtise économique n’est pas typique des pratiques du gouvernement Couillard, rien de son agir anti-Québec, néocolonialisant au service du fédéralisme Harperien, n’est compréhensible. L’aboutissement calculé, la confrontation finale face à la possible Indépendance du Québec, c’est la signature forcée du Québec de la Constitution canadian par les libéraux, et autres fédéralistes d’argent, partis politiques utiles (tel ces QS/NPD, CAQ/PLQ et FED à fonction coercitive de passage), prévue pour les fêtes de la Confédération de 2017.
    Résumons ces extrêmes ponctions morbides pour l’Éducation :
    « Les compressions exigées pour l’ensemble du réseau universitaire s’élèveraient non pas à 172 millions $ mais à plus de 300 millions $, selon les calculs de l’Université de Montréal. Du côté de l’Université Laval, le vice-recteur exécutif Éric Bauce affirme que les coupes représentent 42 millions $ uniquement pour son établissement. » Le Soleil, 15 septembre 2014, article de Daphnée Dion-Viens. Source électronique : http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201409/15/01-4800440-compressions-de-42-millions-a-luniversite-laval.php
    Et dire que tous ces recteur(e)s sont fédéralistes dans l’ensemble. Remarquez que les universités anglaises se taisent présentement... peu affectées sans doute par ces coupes (petits amis obligent !).
    Le ministre Bolduc applique aussi, suite au budget Leitao 2014-15, une coupe de 40 M$ au niveau collégial.
    Prétendre que l’ensemble de ces coupes budgétaires n’affecteront pas fortement les frais de scolarité relève du rêve, de la désinformation et d’un manque total de compréhension des stratégies économiques et comptables.
    N’oublions pas que les libéraux rêvent d’abolir les cégeps : leur réalité régressive néolibéraliste nous rattrape déjà de jour en jour, dans la « dégradation » marchande internationalisée du Savoir par ces compressions !
    Le Printemps érable a surenchéri chez les libéraux leur frénésie du désir d’un climat obscurantiste et noir pétrole pour l’avenir du Québec. Ce n’est pas le faux concept d’un déficit-zéro qui justifie l’austérité pour eux, mais bien un profit totalitaire accru, dont la faillite du Québec vise une dépendance esclavagiste définitive au Canada-Anglais. Je me demande quel salaire et avantages "marginaux" secrets Couillard et ses sbires intégristes avocratisés peuvent recevoir d’Ottawa pour opérer si joyeusement à appauvrir le Québec. Pas vous ?
    Chrystian Lauzon

  • François A. Lachapelle Répondre

    30 novembre 2014

    Le démantèlement du Québec à grande échelle entrepris par le Gouvernement de Philippe Couillard s'explique difficilement. Les écrits faits par Philippe Couillard pour illustrer sa pensée socio-économico-politique sont rarissimes.
    Outre l'ivresse du pouvoir, pour qui roule le PM Couillard ? À première vue, il agit comme si les principes néo-libéraux étaient une garantie de succès social. Pourtant, les principes néo-libéraux ont démontré leur échec étant à l'origine de la crise économique mondiale de 2008 dont les séquelles sont encore présentes dans le monde bancaire et financier qui nous entoure.
    Il est impossible que le Dr Coullard ait oublié qu'on impose pas facilement un médicament à un patient non convaincu des bienfaits du traitement prescrit. Sauf, que la carrière médicale du PM Couillard est finalement une fausse piste. Son parcours de médecin est atypique, comme une piste de lièvre. Il a délaissé la pratique d'un bon médecin pour l'aventure en Arabie saoudite, son association avec le Dr Porter et sa présence dans une direction de surveillance de l'espionnage canadien.
    Au sujet de son séjour en Arabie de 1992 à l'automne 1996, nous ne serions pas surpris d'apprendre que la famille est revenue sur les insistances de la mère de ses enfants devant les attentats graves perpétrés tout près de leur résidence à Dhahran dont l'explosion du 25 juin 1996 devant un édifice abritant des militaires étatsuniens.
    Le PM Couillard roule aussi pour museler le Québec en déconstruisant un modèle de social-démocratie unique en Amérique du Nord. Ainsi, il fait plaisir aux Chambres de commerce qui à les laisser faire pratiqueraient une ségrégation envers les paresseux de notre société. Aucune compassion et empathie pour les poqués de notre société. Ils s'inspirent d'un capitalisme de voyous et le PM Couillard marche là-dedans. Cet homme intelligent ne démontre pas un bon jugement. Il n'est pas à sa place et il doit partir. "Dégage" qu'ils disent.

  • Archives de Vigile Répondre

    30 novembre 2014

    Monsieur Patenaude
    Excellent texte! Quand les Québécois vont-ils comprendre que ce gouvernement déjà pourri gouverne pour le West Island libéral et fédéraliste? Au Québec, nous sommes honteusement assiégés par cette minorité anglophone, du vrai apartheid comme dans le temps de l'ancienne Afrique du Sud. Moi, ça me fait rire lorsque j'entends Couillard vouloir dicter une ligne de conduite à M.Péladeau pour, apparemment, un conflit d'intérêt au sujet de son empire médiatique et le fait qu'il soit élu à l'Assemblée Nationale lorsqu'on sait très bien que Couillard et le PLQ reçoivent leurs ordres de Sagard, vous savez de qui? Bravo à tous les manifestants d'hier dans les rues de Montréal, Québec et ailleurs en province; seule la RÉVOLTE peut nous sortir de cul-de-sac politique. La démocratie mon oeil dans l'état actuel des choses!
    Si les Québécois étaient conscients que le déficit budgétaire était causé comme vous l'exprimez si bien dans votre texte par le dédoublement des services entre le gouvernement provincial et fédéral, ils ne voteraient pas stupidement comme ils l'ont fait le 7 avril dernier. La commission Bélanger, dans les années 90, avait évalué à 5 milliards $ le coût de ce dédoublement de services entre les deux paliers de gouvernement. Aujourd'hui, je serais curieux de connaître le montant exact. Et que dire des 50 milliards $ d'impôts annuels que nous payons à Ottawa? Nous finançons à même nos impôts: les sables bitumineux et polluants de l'Alberta, des guerres à l'étranger, l'achat de matériel militaire et j'en passe... Et les paradis fiscaux à l'étranger? C'est le silence total mais les banques et plusieurs corporations en profitent en maudit. À Ottawa, le gouvernement de dinosaures de Harper ne cesse de couper dans les programmes sociaux et le gouvernement Couillard singe sur lui, faute d'imagination. Comme le chante si bien Richard Desjardins: "Bon, ben là, ça va faire!"
    Le gouvernement fédéral baigne dans les surplus budgétaires et les provinces sont en déficit, super système de broche à foin! Quand, nous Québécois, allons-nous nous donner un bon coup de pied au c.. et en sortir une fois pour toute de cette camisole de force fédérale qui nous aliène et nous ratatine collectivement? Nous devrions être assez matures pour nous gouverner sans la béquille d'Ottawa. J'espère que M.Péladeau martèlera ce message à répétition dans la tête des Québécois durant la course à la chefferie du PQ pour les faire bouger avant que l'assimilation nous rendre davantage minoritaires au Québec. À la prochaine élection fédérale, tous les Québécois, en droit de vote, devraient rester chez eux. En votant au fédéral, ils se trouvent à légitimer ce régime colonial et oppressif envers le Québec. DEBOUT QUÉBÉCOIS! VIVE LE QUÉBEC LIBRE!
    André Gignac 30/11/14