Caroline Moreno m'a secoué ce matin!

Lettre à la population de Québec

Pourquoi veut-on être le tapis sur lequel les Paul Desmarais s'essuient les pieds

Tribune libre

Il y a quelques minutes je lisais le billet de Caroline Moreno, ‘’Adieu Québec?’’ publié le 23 novembre 2011, et cela a provoqué en moi un profond questionnement : Montréal, on le sait, vit une anglicisation forcenée. En général les immigrants choisissent cette ville pour retrouver des gens de leur communauté d’origine et le gouvernement Charest, malgré des phrases creuses et de la poudre aux yeux, encourage cette anglicisation. Mais la ville de Québec? Pour moi il y a comme une incohérence vis-à-vis la population de Québec. Comment se fait-il que cette population, aimable et intelligente, préfère vivre dans un grand village, une petite ville de province où il y a un gouvernement on ne peut plus provincial et soumis? Ils pourraient être fiers d’être les citoyens d’une grande capitale mais non, ils préfèrent être petits, préférant une équipe de hockey qu’ils n’auront pas les moyens de payer au lieu d’être fiers d’être à la tête d’un pays? Trouvez l’erreur!
Pendant que Montréal se fait angliciser, Québec s’anglicise elle-même. J’en ai le tournis. Pendant que Montréal a un maire du style éponge, mou et absorbant, Québec a un maire mégalomane, un vrai promoteur de centres d’achats, de bébelles voyantes et tonitruantes mais les citoyens eux, obéissent à leurs radios poubelles financées par des fédéralistes et ne semblent pas avoir conscience de ce qui est en train de se passer chez-eux. On a, semble-t-il, perdu tout sens de l’honneur, de la fierté et on se déguise en petits citoyens serviles, exactement le genre de population que l’oligarchie espère avoir, facile à contrôler, de petits pions à l’image du pion à la tête de l’état, le tapis sur lequel les Paul Desmarais et autres individus du même acabit s’essuient les pieds en nous volant au grand jour.
C’est certain qu’il y a des citoyens de Québec qui ont une colonne vertébrale, on en voit sur Vigile, mais la masse des citoyens agenouillés, que fait-on pour que la lumière du quotidien les touche? Ont-ils peur de perdre leur salaire de petits fonctionnaires?...de leurs petites poches immédiates?....préfèrent-ils les propos merdiques de leurs radios qu’à ceux du changement et de la prise de conscience?
Heureusement, je ne suis pas un citoyen de Montréal car on s’y sent de plus en plus étranger quand par nécessité je dois y aller. J’aurais souvent rêvé d’habiter Québec, cette belle ville si accueillante mais si je le faisais, j’aimerais faire partie d’une population fière et ouverte sur le monde pas dans une ville dans laquelle vit des ronds-de-cuir satisfaits, assis sur leurs illusions et serviles du grand capital prédateur à l’image de Charest et Labeaume, pétaradant leur nullité.
Ivan Parent

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Pianiste pendant une trentaine d'années, j'ai commencé
à temps partiel d'abord à faire du film industriel, de la vidéo et j'ai
fondé ma compagnie "Les Productions du LOTUS" Les détails seront visibles sur mon site web.
Site web : prolotus.net





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5 commentaires

  • François Ricard Répondre

    27 novembre 2011

    La ville de Québec et sa région immédiate a toujours professé sa foi fédéraliste.
    Lors des batailles d'émancipation des années 1830 et lors de la rébellion de 1837, ils ont refusé d'épauler le mouvement qui venait de Montréal.
    De même en 1867, le parti libéral dont les forces se trouvaient surtout à Montréal, n'a jamais pu percer à Québec. Et c'est Québec et sa région qui ont permis aux conservateurs de se faire réélire et de consacrer par le fait même la constitution de 1867.
    En 1995 Québec et sa région ont récidivé en votant non.
    Ce sont les votes ethniques en 1995 qui nous ont privés d'un pays, les votes ethniques québécois.

  • Archives de Vigile Répondre

    24 novembre 2011

    Monsieur Parent,
    Nous vivons dans un monde de cauchemar envahi continuellement par une propagande incessante. C'est carrément le monde de George Orwell et de 1984.

  • Archives de Vigile Répondre

    23 novembre 2011

    Je comprends votre appel à la prise de conscience Monsieur Parent et je l'encourage. J'ajoute qu'elle doit s'adresser à l'ensemble des canadiens-Français du Québec.
    Je vis dans l'ouest de l'Île de Montréal, le château fort actuel des anglophones et des anglophiles du Québec, espérant eux-même se répandre dans tout et partout au Québec.
    Il n'est plus rare à présent qu'on me demande «Do you speak english?» même dans le milieu de la santé. Cela se produit partout, même pour faire suite à des messages vocaux, par téléphone, que je laisse toujours en français et alors que c'est moi le client. Je demeure persuadé que ces anglophiles savent parler un peu le français mais tentent d'imposer l'anglais, en parlant ensuite avec de mots français dans des phrases incompréhensibles de façon volontaire. Mais je ne leur parle plus en anglais désormais. Je ne coopère pas à l'anglicisation des canadiens-Français.
    Il est facile de dire, «Si on insiste pour te parler en anglais, ne va plus là, change de place.», mais ça n'élimine pas le problème. Ces anglophiles vont continuer quand même et ils ne manqueront pas de clientèle parce qu'il se trouve toujours de gentils gentils citoyens québécois pour leur parler en anglais. C'est ainsi que l'anglicisation se répand parce qu'il n'y a pas de système efficace d'intégration de l'immigration. De plus, il y a trop d'immigration au Québec.
    Et déposer une plainte ne mène nul part, elle tombe entre deux chaises à l'office de langue française ou directement dans une poubelle ... à récupération bien sûr.
    Il peut être difficile pour un citoyen de ville de Québec d'imaginer cette réalité et sa menace mais elle est bien vivante à Montréal et plus uniquement dans l'ouest de Montréal.
    Je me demande ce que Nous attendons tous au Québec pour Nous tenir debout. Je m'ennuie des années d'éveil national.
    Je confirme vos propos.
    [Réjean Pelletier, simple citoyen]

  • Pablo Lugo Herrera Répondre

    23 novembre 2011

    J’aime mieux mil fois les problèmes qu'il y a à Montréal que ceux qu'il y a à Québec. Bref, j'ai toujours dit que les problèmes de notre Nation ne viennent pas d'ailleurs... Ils viennent de nous!

  • Yves Rancourt Répondre

    23 novembre 2011

    Monsieur Parent,
    Je suis un citoyen de Québec et je me sens interpelé par votre texte. Je vous dirai d'abord qu'il n'y a aucune ville au Québec qui a été soumise plus qu'à Québec à un lavage de cerveau aussi intensif de la part de ce que vous qualifiez à juste titre de radio poubelle, et ce depuis au moins vingt-cinq ans. Le résultat de cette propagande, on l'a vu en 1995 mais on le voit encore régulièrement à travers les sondages qui nous montrent par exemple qu'il y a deux fois plus de gens à Québec qui appuient l'ADQ qu'à Montréal. Pourtant, comme vous le dites, la population de Québec est aussi "intelligente" qu'ailleurs. Il m'arrive souvent de discuter de politique avec des jeunes dans la trentaine, la plupart des gradués universitaires brillants, et je constate par leurs propos qu'ils ont subi ce lavage de cerveau de notre radio poubelle. Quand vos ajoutez à cette propagande celle pratiquée par nos autres grands médias et celle propagée à travers les fêtes du 4001ème, le Festival d'été et autres événements du genre, on ne peut s'étonner du résultat. Certains poussent même pour les Jeux olympiques à Québec dans le but évident de nous vendre encore un peu plus le Canada.
    Beaucoup de gens, dont plusieurs sur ce site, ne comprennent pas encore que même une personne ayant une bonne formation académique et qui est bien renseignée peut être victime de propagande. La population de Québec est peut-être plus affectée qu'ailleurs mais il ne faut pas croire que les autres régions y échappent, loin de là. Le Québec entier est présentement victime d'une manipulation médiatique sans pareil; on l'a bien vu le 2 mai dernier.
    Vous parlez de "petits citoyens serviles" mais je me permettrai de dire que Montréal, que je connais bien pour y avoir habité, peut difficilement nous faire la leçon. Sur le plan de la défense de notre langue nationale par exemple, les citoyens de Montréal qui montaient aux barricades dans les années soixante-dix( j'y étais) sont devenus de pauvres citoyens serviles, totalement amorphes et pour la plupart résignés sinon vendus au bilinguisme.
    Beaucoup de gens, même sur ce site, ne saisissent pas encore que la situation est grave et qu'il nous faut de toute urgence reprendre au plus tôt le contrôle de notre état national. Vous portez un jugement dur sur Québec, et je vous donne largement raison, mais vous conviendrez avec moi qu'il n'y a pas que la réalité de Québec qui est déplorable, c'est tout le Québec qui "brûle" présentement et certains nous parlent du sexe des anges plutôt que de proposer des gestes concrets et d'agir.
    Mes salutations à vous.