Les insolences d’un citoyen untel

Tribune libre

Quand je les regarde s’appesantir sur leur défaite, ces indépendantistes à la petite semaine, je ris dans ma barbe. Oui! J’ai voté libéral et j’en suis fier. Ma langue maternelle est le français, mais je me soigne.

Ayant étudié à Brébeuf, là même où Pierre Elliot Trudeau a fait ses classes auprès des jésuites, pour nous pondre sa charte des droits et libertés canadiennes, avec la suprématie de Dieu et le multiculturalisme comme bannière, nous étions une bande d’amis qui conversions uniquement en anglais, dans nos temps libres, et c’était celui qui pouvait passer pour un Anglais de souche qui était le plus populaire. Je ne sais pas, moi, mais les Québécois devraient se réveiller et comprendre, enfin, qui sont les maîtres au Québec. Ça ne prend pas un doctorat pour comprendre cela!

On ne leur dira jamais assez à ces entêtés que ce sont ceux qui possèdent les stratagèmes les plus audacieux et les moyens de propagande les plus sophistiqués qui l’emportent toujours dans une élection. De notre bout de lorgnette, nous les libéraux, nous ne voyons pas la scène politique comme le commun des mortels. Si, pour certains, le rapatriement unilatéral de la constitution est devenu un drame, pour nous, ce fut une victoire pour notre conception d’un Canada que nous chérissons tant. Si, lors du référendum sur la souveraineté du Québec, en 1995, il y a eu tant de magouilles de la part de Jean Chrétien et Alfonso Gagliano, associant même la mafia à sa stratégie pour gagner, eh bien, nous en sommes fort aise puisque le but c’est de gagner à tous prix, peu importe les moyens mis en branle.

Comme le ver est dans le fruit, nos amis mafieux ont continué leur travail de sape durant le règne de Jean Charest, comme premier ministre. Le but, en fin de compte, était de démanteler l’État-nation que cherchent à constituer nos rêveurs péquistes et vouloir briser notre beau Canada. Et je pense bien que nous avons réussi en corrompant les mœurs électorales que voulaient nous imposer ces champions du financement honnête des partis politiques. Dans quel endroit de la planète trouve-t-on des élections qui se déroulent dans les règles? Faut pas rêver! Québec sera une province comme les autres, je vous en passe un papier.

Les travaux de la Commission Charbonneau ont bien pour but de tasser la concurrence malhonnête à nos entrepreneurs et nos hommes d’affaires, ceux-là même qui contribuent à notre caisse électorale assidument, et qui ont su, au fil du temps, monopoliser les contrats les plus alléchants dans les diverses sphères de l’activité publique. On en veut des mafieux pour effectuer les basses manœuvres mais faudrait pas ambitionner sur le pain béni! Malgré tout, on s’en fout comme d’une guigne qu’il y en ait quelques-uns, des nôtres, qui se soient fait prendre la main dans le sac, l’important c’est que nous ayons pu contrôler les politiques du gouvernement pendant neuf ans. À la limite, je dirais que je suis un tantinet fier de voir comment certains savent passer à travers les mailles de la justice et s’en sortir à peu de frais. En fait, je pense même que cela peut être une source de fierté.

D’ailleurs, un million sept cent milles et quelques de nos partisans, lors de la dernière élection, ont su démontrer qu’ils s’en foutaient comme de l’an quarante de la corruption et de la collusion dans l’octroi des contrats publics dans l’industrie de la construction. Je le redis : tous les moyens sont bons pour obtenir la victoire et nous n’allons pas vouer aux gémonies ceux et celles qui nous ont aidés à nous hisser si facilement au commande du gouvernement et à contrôler les milliards de dépenses publiques.

Pour la suite des choses, nous avons une équipe formidable qui saura parachever l’œuvre tant méritoire de Jean Charest. Philippe Couillard nous a démontré, à notre entière satisfaction, qu’il pourra remettre à sa place cette gang de pleurnichards qui n’en finissent plus de nous raconter leurs sornettes d’un pays imaginaire. J’ai bien apprécié le travail d’ensemble des journalistes de Radio-Canada-CBC, de ceux de Gesca, des firmes de relations publiques et des firmes de sondage pour orienter l’opinion publique. Ce fut un total succès! À la guerre comme à la guerre, comme dirait notre cher Jean Chrétien.


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2 commentaires

  • Fernand Durand Répondre

    19 avril 2014

    Jolie sarcasme Mr. Bernier, c’est à s’y méprendre avec la réalité.
    Il sera assez amusant de voir combien de lecteurs prendront ce texte au 1e degré.

  • Pierre Cloutier Répondre

    18 avril 2014

    Et surtout j'ai bien apprécié le travail des péquistes qui se sont faits démasquer comme des hypocrites en cachant leur option dans le placard et en essayant de nous faire croire qu'ils formeraient un bon gouvernement provincial comme les autres alors que leur désir profond est de briser notre beau et grand Canada d'une petite mère à l'autre. Quand on veut le beurre et l'argent du beurre, on se ramasse avec du pain sec.
    Cela leur apprendra à mentir.
    Pierre Cloutier