Labonté n'a pas su «dissiper le doute», dit Harel

Montréal - élection 2009

Benoît Labonté quitte l'hôtel de ville accompagné de son attachée de presse Caroline Martel. Photo: Bernard Brault, La Presse

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Martin Croteau - C'est parce qu'il n'a pas su «dissiper le doute» sur ses sources de financement que Louise Harel a demandé à Benoît Labonté de démissionner, a indiqué la chef de Vision Montréal, dimanche.
Mme Harel affirme qu'elle a parlé à M. Labonté à l'aube pour lui demander de faire la lumière sur les allégations qui circulent sur lui depuis vendredi. Devant son refus d'obtempérer, elle l'a sommé de démissionner.«Benoît Labonté n'a certainement pas été à la hauteur de ce que je pensais puisque je m'attendais à ce qu'il aille dissiper les doutes à la station de TVA, ce qu'il a dit ne pas vouloir faire», a-t-elle indiqué.
M. Labonté a fait l'objet de plusieurs reportages remettant en cause ses sources de financement alors qu'il était candidat à la chefferie du parti, au cours des derniers jours. TVA a dévoilé samedi que le numéro-2 de Vision Montréal avait eu depuis le début de l'année plusieurs échanges téléphoniques avec Tony Accurso, l'entrepreneur au coeur du scandale des compteurs d'eau.
Louise Harel a choisi Pierre Lampron pour remplacer M. Labonté comme bras droit. Très impliqué dans le milieu culturel, le candidat dans le district du Vieux-Rosemont était vice-président aux relations institutionnelles de Quebecor Media avant de faire le saut en politique.

La chef de Vision Montréal a réitéré que les sources anonymes qui sont à l'origine des reportages de ruefrontenac.com, de Radio-Canada et de TVA doivent sortir de l'ombre.
«Dans une société démocratique, porter des accusations à visage caché n'a pas de bon sens», a-t-elle déclaré.
Louise Harel laisse entendre que les «doutes» qui sont attribués à Benoît Labonté mettent aussi en cause le parti de Gérald Tremblay, Union Montréal. Car les faits se sont produits alors que François Purcell était président de Vision Montréal, tandis que Robert Laramée en était le directeur général. Or, ces deux hommes ont maintenant rejoint l'équipe du maire.
«Benoît Labonté est le bouc émissaire d'un système de financement qui a très certainement infiltré le parti du maire Tremblay aussi», a-t-elle affirmé.


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