La ministre de l’Emploi nie l’existence de 200 000 fraudeurs de la PCU

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Impossible de vérifier qui a réellement besoin de cette aide


OTTAWA | La ministre de l’Emploi a nié mercredi l’existence de 200 000 fraudeurs de la Prestation canadienne d’urgence (PCU), comme l’a indiqué le National Post plus tôt cette semaine.  


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Carla Qualtrough a expliqué dans une entrevue à l’émission de CBC Power & Politics que ces chiffres sont exagérés. «C’est la première fois que j’ai entendu un tel chiffre et il n’y a pas 200 000 cas de fraudes. [Cette affirmation] vient d’en haut, vous pouvez prendre ça pour argent comptant.»  


Le quotidien torontois avait révélé lundi qu’une note de service circulait auprès des fonctionnaires responsables de la PCU afin qu’ils n’interrompent pas les paiements auprès de cas potentiels d’abus.  


L’ouverture d’une enquête était aussi proscrite, alors que près de 200 000 dossiers auraient levé un «drapeau rouge» pour de possibles fraudes, a indiqué une source du National Post.  


«Les chiffres changent tous les jours et je ne peux pas vous en donner un en particulier, mais c’est incorrect de parler de 200 000, a-t-elle ajouté. Nous savons qu’il y aura beaucoup de travail à faire le moment venu et nous en sommes conscients. C’était le marché pour donner de l’argent au plus vite aux Canadiens.»