La médiocratie, la gauche autoritaire et la professeure Nadia El-Mabrouk

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Les syndicats multiculturalistes ont révélé leurs vraies natures : des totalitaires qui ne supportent pas la contradiction


Dans son très beau texte sur L’homme révolté, et en abordant la question de l’égarement révolutionnaire, Albert Camus nous dit bien que « la vraie maîtrise consiste à faire justice des préjugés du temps, et d’abord du plus profond et du plus malheureux d’entre eux qui veut que l’homme délivré de la démesure en soit réduit à une sagesse pauvre ».


Et dans son texte sur la « médiocratie » paru en 2015, Alain Deneault s’inspire notamment d’Edward Saïd (Reith Lectures de la BBC, 1993) pour nous définir cette tendance forte : « faire comme il faut selon les règles d’un comportement correct, sans remous ni scandale, dans le cadre des limites admises, en se rendant vendable et par-dessus tout présentable, apolitique, inexposé et “objectif” ».


Or l’université a été créée pour justement donner à la société un lieu de réflexion libre de telles contraintes. Qui plus est, il est du devoir de tout universitaire non seulement de remettre en question les opinions répandues, mais aussi de répondre directement au besoin d’information des citoyens en vertu de la troisième mission de toute université véritable, à savoir sa mission de service à la communauté.


Je suis donc doublement révolté d’apprendre que la direction d’un syndicat, une organisation qui se donne pour mandat l’émancipation de ses membres, puisse écarter d’un débat des plus important, de façon arbitraire et autoritaire, une universitaire apparemment bien renseignée et susceptible d’éclairer sensiblement le débat nécessaire. Cette attitude corporatiste de droite n’a pas sa place dans un syndicat honnête et digne de ce nom.

 









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