La diversité n'enrichit pas, elle amoindrit et divise

La diversité endommage l'âme d'un peuple

La diversité à la canadienne est nocive pour le Québec

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Tribune libre


À la rigueur, on peut concevoir que la notion de diversité canadienne telle que promue par le gouvernement fédéral des Trudeau père et fils puisse être théoriquement considérée un choix de société comme un autre, à la condition que ce choix soit adopté collectivement et librement, mais certainement pas lorsqu'elle se voit imposée contre la volonté populaire, comme on impose une doctrine totalitaire dans certains pays. Cette idéologie de la diversité devient alors une menace.



Un gouvernement peut décider d'appliquer l'objectif de la diversité à un pays à l'identité floue, déficiente, aux contours culturels imprécis, ou fortement américanisée comme c'est le cas du Canada hors Québec. Mais pas à nous les Québécois à l'identité collective pleinement constituée!



Le premier ministre canadien actuel, en digne fils de son père, clame haut et fort sa conception idéologique du pays canadien définie comme post-nationale: à l'en croire, plus besoin qu'il y ait quoi que ce soit de commun pour unir les Canadiens, plus de centre vital, de points de ralliement, plus de passé historique inspirant, plus d'origines communes comme liant social. À l'en croire, cette idée serait tout à fait dépassée et ringarde, vous rendez-vous compte de l'énormité d'une telle assertion?



À entendre les inepties des diversitaires multiculturalistes, il suffirait pour constituer un pays d'en faire un fourre-tout où on y accumule pêle-mêle tout un lot de minorités ethniques disparates à forte teneur tiers-mondiste que rien n'unit véritablement, sans lien de continuité d'hier à aujourd'hui, chacune vivant repliée dans sa communauté imperméable aux autres. C'est là le triste idéal de la doctrine post-nationale dans toute sa contestabilité et ses prétentions douteuses.



Dans cette optique, le gouvernement ira même jusqu'à accepter le retour au pays de terroristes actifs, de migrants illégaux qui traversent par milliers les frontières poreuses, et n'importe qui de n'importe où qui se prétend pauvre réfugié persécuté et qui rêve d'être pris en charge par un état providence salvateur. Et si le gouvernement américain ne veut pas de ressortissants musulmans jugés potentiellement dangereux, pas de problème, le Canada les prendra tous en leur déroulant le tapis rouge!



Imaginez, 1 personne sur 2 vivant actuellement à Toronto n'est pas née au pays! Que des étrangers entassés dans le même wagon de métro comme on le fait au Japon à l'heure de pointe, la majorité d'entre eux arrivés avec l'idée bien arrêtée de reproduire le plus exactement possible le mode de vie importé d'ailleurs. Arriver étranger et le rester.


Par contre, lorsque la diversification multi-ethnique méthodique devient une idéologie aveugle imposée sans discernement à une petit nation bien constituée et homogène comme la nation québécoise, elle s'avère être une arme sournoise de destruction massive de tout un peuple, de tous les efforts qu'il a accomplis pour se forger une identité collective solide, satisfaisante, pour atteindre une cohésion sociale unificatrice, en un mot, pour se donner un air de famille, une ressemblance intrinsèque, qui fait notre fierté.


La diversité dans toute sa laideur affaiblit l'âme des nations, elle réduit en miettes le travail accompli durant des siècles de dur labeur, elle rejette sur la berge les poissons suffoqués, les oiseaux enduits d'huile déversée, les dauphins déboussolés, décimés sans merci.


La diversité dans toute son horreur amoindrit la culture historique de la majorité en place, elle s'injecte intra-veno, elle produit des métastases qui gangrène peu à peu le corps de la nation, elle remplace.


Non, la diversité n'enrichit pas, elle appauvrit. Elle divise, elle s'empare, elle dépouille, elle effiloche, elle liquéfie, elle efface, elle dissout, elle anéantit, elle ensevelit l'âme séculaire d'un peuple.



Résistons farouchement à cette idéologie destructrice comme c'est notre droit, notre droit fondamental à la survie et à la perpétuation de notre peuple, tel qu'il s'est constitué en 500 ans d'affinage historique, comme un bon fromage de chez nous.


Une identité collective ne s'improvise pas; il faut y mettre temps et patience, défricher, planter les choux un à un. C'est à cette seule condition qu'elle peut gagner en substance, en contenu.


Comme un cépage séculaire, le Québec est digne d'une appellation contrôlée qui en reconnaîtra toute sa spécificité et son caractère distinct.



Restons pleinement nous-mêmes en tant que peuple tricoté serré, avançant dans la continuité coulante et fluide des générations qui se succèdent et se renouvellent comme l'eau limpide de nos eskers.



Allongeons le temps passé sur notre chère terre québécoise, dont personne ne réussira jamais à nous déposséder.


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Réjean Labrie442 articles

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Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait carrière dans la fonction publique à l’aide sociale. Il est fier d’être un enraciné de la 10è génération.Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise.L'icône d'identification illustre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.





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1 commentaire

  • Pierre-Yves Dubreuil Répondre

    4 janvier 2018

    excellent article!



    Le problème avec le multiculturalisme, c'est que ce n'est pas la population, le «citoyen ordinaire», qui en a décidé ainsi et qu'elle donne de la légitimité à d'autres États ou mouvements politique, répartis sur la planète pour des raisons locales, pour un motif arbitraire et moral. Comme quoi si on est en désaccord, nous sommes taxés de sous-êtres accomplis. Ça donne ainsi du pouvoir moral à tous ceux qui embracent cette idéologie (qui n'a pas de mode d'emploi comme par hasard) et légitimité de libre répression envers ses détracteurs, ce qui crée une perversion de l'être (athé ou non) et le gangrène dans l'irrationnalité et l'embarque dans un mode d'opération uniquement guidé par les sentiments, ce qui n'est jamais gage de succès... c'est le moins que l'on puisse dire; l'histoire le prouve d'ailleurs.



    Quelqu'un qui raisonne juste un tout petit peu s'apercevrait que de nier une culture locale au profit d'une éloignée, sur une terre à l'histoire assez progressiste qu'est le Québec en général, est d'une absurdité totale. Au nom de quoi au juste? Et de quelle façon? En quoi me retrouve-je avec moins d'argent dan sles poches en me moulant à l'histoire? Il y a trop de francophone d'origine française catholique au Québec et pas assez «d'autre chose»? pourquoi dois-je donner une crédibilité à d'auttre cultures que celle me mes ancêtres Ou sont les preuves?



    Qu'on me le prouve!



    ...du moins ou est le plan à long terme que je puisse me faire une idée????