ÉTATS-UNIS

La colère gagne d’autres métropoles

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Les États-Unis sont engagés dans une bien mauvaise spirale

New York — Des milliers de personnes battaient les rues de New York jeudi soir pour une deuxième nuit de protestation contre la décision d’un grand jury de ne pas poursuivre un policier blanc responsable de la mort d’un père de famille noir. Des manifestations avaient également lieu dans d’autres villes américaines.

La foule s’était massée à Foley Square, dans le sud de Manhattan, près de la mairie et du quartier général de la police de New York, a constaté l’AFP.

Les manifestants brandissaient des pancartes portant les inscriptions « La vie des Noirs compte », « Le racisme tue », ou encore « Ferguson est partout », en référence à la ville du Missouri où un grand jury a décidé il y a une dizaine de jours de ne pas inculper un autre policier blanc responsable de la mort cet été d’un adolescent noir non armé.

Plusieurs hélicoptères survolaient la foule qui scandait « Pas de justice, pas de paix ».

Il s’agit de la seconde nuit consécutive de manifestation à New York, après la décision mercredi d’un jury populaire de ne pas poursuivre le policier blanc impliqué dans le décès d’Eric Garner, un Noir de 43 ans, mort après une interpellation musclée le 17 juillet à Staten Island.

Les manifestations de la veille se sont déroulées sans incidents majeurs, mais 83 personnes ont tout de même été arrêtées.

Des manifestations avaient aussi lieu jeudi soir à Chicago, Boston, Baltimore et Atlanta. À Washington, une centaine de personnes bloquaient une intersection à un rond-point près de la Maison-Blanche.

Le secrétaire général de l’ONU a demandé jeudi aux États-Unis de s’assurer que leurs policiers répondent davantage de leurs actes. «Cette affaire pose une nouvelle fois la question de la responsabilité des membres des forces de l’ordre», a souligné le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric. Le secrétaire général Ban Ki-moon, a-t-il ajouté, «invite instamment les autorités compétentes aux États-Unis à faire le maximum pour répondre aux appels» demandant que les policiers «soient tenus davantage pour responsables de leurs actes».


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