FOLIE

L’islam et l’homophobie politiquement correcte

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Devant les islamistes, les wokes reculent


Le 17 mai dernier, l’Université Western à London en Ontario a publié une image sur Instagram dans le cadre de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie. On y voit notamment deux femmes portant le voile islamique qui s’embrassent.  


Il n’en fallait pas davantage pour que les intégristes musulmans s’indignent. L’image a entre autres été décrite comme «irrespectueuse» et aussi comme «une insulte» à l’islam. Il y a eu ensuite une pétition de 2000 noms pour que l’image soit retirée. Comme s’il n’y avait pas de lesbiennes musulmanes!


L’une des critiques est venue de l’imam Abd Alfatah Twakkal. Il a affirmé qu’il est «inapproprié» de mettre un symbole religieux musulman dans une telle image, comme si le délit de blasphème existait au Canada! 


Une terroriste d’Al-Qaïda


Twakkal fait partie du Conseil des imams canadiens, dont certaines prises de position méritent d’être rappelées. Celui-ci s’est prononcé pour la libération de la terroriste d’Al-Qaïda Aafia Siddiqui. Celle-ci a été trouvée coupable de tentative de meurtre aux États-Unis et purge une peine de 86 ans d’emprisonnement. 


En janvier dernier, une synagogue du Texas a été la cible d’une attaque terroriste. Malik Faisal Akram, un Pakistanais, avait pris des Juifs en otage et réclamait la libération de Siddiqui. Interrogée par les médias à l’époque, celle-ci avait refusé de condamner Akram, lequel a été abattu par les forces de l’ordre.


Le Conseil des imams canadiens affirme pour sa part que madame Siddiqui est une musulmane pieuse et traitée injustement par les Américains. Cette situation constituerait «un autre aspect sombre de la civilisation occidentale».


Cette déclaration dit quelque chose sur monsieur Twakkal, qui a dénoncé l’Université Western et son image supposément irrespectueuse de l’islam. En fait, ce sont plutôt les pays musulmans qui persécutent les homosexuels. En Algérie, au Maroc, au Liban, en Tunisie, en Lybie, au Koweït, au Bahreïn et j’en passe, l’homosexualité est passible de prison, jusqu’à 10 ans dans certains cas.


Pendus à des grues


En Arabie Saoudite, au Yémen, en Mauritanie, en Afghanistan et en Iran, l’homosexualité est passible de la peine de mort. L’Iran a d’ailleurs pendu deux gays au début de l’année. Les exécutions sont parfois publiques. Les homosexuels sont pendus à des grues et on expose leurs corps pour l’exemple. 


En 2019, Mohammed Javad Zarif, le ministre iranien des Affaires étrangères, avait défendu ces exécutions lors d’une conférence de presse. Après une tirade contre les États-Unis et Israël qui violeraient les droits fondamentaux, il avait déclaré ceci: «notre société a des principes moraux et nous vivons en fonction de ceux-ci». 


Pour revenir au Canada, le pire de l’histoire est que l’Université Western a retiré l’image controversée. Tout en affirmant défendre le droit des homosexuels musulmans, elle a cédé devant une homophobie politiquement correcte. 


C’est ça le multiculturalisme canadien. On trahit nos valeurs occidentales en cessant de défendre les homosexuels.











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Frédéric Bastien122 articles

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Titulaire d'un doctorat en relations internationales de l'Institut universitaire des hautes études internationales de Genève, Frédéric Bastien se spécialise dans l'histoire et la politique internationale. Chargé de cours au département d'histoire de l'Université du Québec à Montréal, il est l'auteur de Relations particulières, la France face au Québec après de Gaulle et collabore avec plusieurs médias tels que l'Agence France Presse, L'actualité, Le Devoir et La Presse à titre de journaliste. Depuis 2004, il poursuit aussi des recherches sur le développement des relations internationales de la Ville de Montréal en plus d'être chercheur affilié à la Chaire Hector-Fabre en histoire du Québec.





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