Fédérales 2019: la campagne électorale est officiellement lancée

80f977d13ac2b4fc2d2b58f770739da9

Élections déclenchées aujourd'hui, les élections se tiendront le 21 octobre


OTTAWA | Le premier ministre Justin Trudeau a donné le coup d’envoi à la campagne électorale fédérale, mercredi matin.


• À lire aussi - SNC-Lavalin: «Trudeau a quelque chose à cacher», selon Scheer 


• À lire aussi - Jagmeet Singh lance sa campagne en attaquant les libéraux et les conservateurs 


• À lire aussi - Blanchet craint que Trudeau veuille contester la Loi sur la laïcité de l'État 


Accompagné de son épouse Sophie Grégoire-Trudeau, il s’est rendu à Rideau Hall, la résidence officielle de la gouverneure générale Julie Payette, pour lui demander de dissoudre le 42e Parlement.                


«En tant que Canadiens, à chaque élection nous avons à faire un choix important sur l’avenir de notre pays, a ensuite dit en anglais le chef libéral en s’adressant à la presse. Nous devons décider quel genre de futur nous voulons bâtir ensemble.»


Le premier ministre a profité de son allocution, entouré de citoyens canadiens, pour souligner la mémoire des victimes des attentats du 11 septembre 2001.


Il a vanté dans son discours le bilan de son premier mandat, insistant sur la création d’emplois et la réduction de la pauvreté par des mesures phares comme l’Allocation canadienne pour enfants.


«Ce genre de choses font une réelle différence dans la vie des gens, a-t-il ajouté. Cet automne, les Canadiens devront encore une fois voter pour le genre de Canada dans lequel ils veulent vivre.»                


M. Trudeau a brandi la menace des coupes dans les services qui pourraient survenir si un gouvernement conservateur était porté au pouvoir le 21 octobre, jour de scrutin.


Bien que le premier ministre ait déjà dit qu’il s’attendait à ce que la présente campagne électorale soit la plus sournoise et agressive jamais vue au pays, il a réitéré qu’il s’engageait à ne pas démoniser son principal adversaire, le chef conservateur Andrew Scheer.


«Je serai toujours très clair que je ne ferai pas d’attaques personnelles, mais je vais être très, très pointu sur [nos] différences en matière de politiques», a-t-il assuré.


«Nos visions pour le pays sont très différentes entre l’approche libérale qui est positive et inclusive et l’approche conservatrice qui veut prôner les coupures et l’austérité», a-t-il ajouté en faisant valoir qu’il allait exposer le «contraste clair».              


À partir de mercredi, chaque formation politique tentera de s’arracher l’attention des électeurs en misant sur des enjeux qu’ils jugent profitables pour leur attirer des votes.


Les thèmes de l’environnement, de la relation entre Ottawa et les provinces et de l’immigration risquent d’alimenter les débats, tout comme l’affaire SNC-Lavalin. 


D’ailleurs, le Globe and Mail révélait au jour un de cette campagne que le gouvernement fédéral «a contrecarré» une enquête de la Gendarmerie royale du Canada pour possible obstruction à la justice dans l'affaire SNC-Lavalin.             



Justin Trudeau espère obtenir un nouveau mandat en tant que chef du Parti libéral. Les autres principaux partis qui s’affronteront au cours de cette campagne électorale sont le Parti conservateur d’Andrew Scheer, le Nouveau Parti démocratique (NPD) de Jagmeet Singh, le Bloc québécois d’Yves-François Blanchet, le Parti vert d’Elizabeth May et le Parti populaire de Maxime Bernier.


À la dissolution de la Chambre des communes, mercredi, le Parti libéral y occupait 177 sièges, le Parti conservateur en possédait 95, le NPD avait 39 sièges, le Bloc québécois 10, le Parti vert deux, le Parti populaire détenait un siège tout comme la Fédération du Commonwealth coopératif, et huit députés indépendants y siégeaient également.


- Avec la collaboration de Sarah-Daoust Braun



-->