Demandes d'asile: le fédéral affecte 64 employés supplémentaires

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Les coûts de l'invasion migratoire sont en train d'exploser


Le gouvernement fédéral affectera 64 personnes supplémentaires pour accélérer le traitement des demandes des demandeurs d’asile qui ont afflué au pays dans les derniers mois.


Il y a 17 000 demandes à traiter présentement et plus de 3000 demandes d’appel, selon le ministre Marc Garneau. Ce dernier en a fait l’annonce lundi matin lors d’un point de presse à Montréal.


«La situation que nous avons vécue l’année dernière sur le chemin Roxham [au Québec, à la frontière américaine] en a surpris plus d’un», a mentionné le ministre, soulignant que la réponse a toutefois été rapide au fédéral «afin d’assurer la sécurité de tous, celle des demandeurs d’asile ainsi que celle de tous les citoyens canadiens».


Le ministre Garneau a aussi mentionné que le Canada veut offrir l’asile à ceux qui subissent des persécutions et la guerre dans leur pays, mais qu’il y a «des lois, des règles et des critères très précis» et que le gouvernement est «déterminé à les faire respecter».


«Les demandeurs d’asile à notre frontière ne reçoivent pas un billet gratuit vers le Canada. Ils doivent passer à travers un processus rigoureux; on estime qu’un peu plus de 90 % des migrants irréguliers ne répondent pas à nos critères et devront quitter», a déclaré le ministre, soulignant que 200 personnes dans cette situation seront expulsées dans les prochaines semaines.


Concernant l’afflux de Nigérians qui passent rapidement par les États-Unis pour se rendre au Canada, le ministre de l’Immigration Ahmed Hussen compte se rendre au Nigéria pour discuter de la situation avec les autorités de ce pays. Des représentants canadiens ont également comme mission de travailler avec des agents américains qui délivrent des visas à Lagos, afin d’éviter que des Nigérians obtiennent des visas de touriste des États-Unis pour se rendre au Canada.