Couillard protège ses arrières

Le chef du PLQ commence à sentir la soupe chaude même dans son fief anglophone

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Tribune libre

Lors d’un discours d’une trentaine de minutes devant environ 300 membres de la communauté anglophone réunis au collège Dawson, le premier ministre Philippe Couillard y est allé d’une charge à fond de train contre le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, attaquant diverses orientations de la CAQ, notamment sa position sur les signes religieux et l’abolition des commissions scolaires, deux débats chers aux anglophones.


À mon sens, les derniers sondages qui placent la CAQ en avance dans les intentions de vote des Québécois ont contribué à ressortir l’artillerie lourde chez les libéraux qui ont senti l’urgence de protéger leurs arrières eu égard aux anglophones, notamment de l’île de Montréal, une clientèle traditionnellement libérale dont une partie commencerait à zieuter du côté de la CAQ…


Pour l’occasion, plusieurs membres de son conseil des ministres étaient présents, dont le ministre des Finances, Carlos Leitão, et la ministre responsable des Relations avec les Québécois d’expression anglophone, Kathleen Weil, le PM profitant de la situation pour louer sa décision de créer le Secrétariat aux relations avec les Québécois d’expression anglaise.


À partir du moment où un premier ministre libéral sent le besoin de réchauffer l’ardeur de ses troupes anglophones, une clientèle habituellement « vendue » d’avance au PLQ, force est de constater que Philippe Couillard commence à sentir la soupe chaude même dans son fief anglophone.



Henri Marineau, Québec



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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com




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1 commentaire

  • Pierre-Yves Dubreuil Répondre

    30 avril 2018

    Ce qu'on voyaient depuis plusieurs années, c'était une tentative de vouloir canaliser la puissance anglos-axonne, très puissante parce qu'isolée géographiquement, à travers une concurrence déloyale qu'est l'ultra-libéralisme, qui faisait (et fait) du tort encore au plus petites nations souveraines, dont le Québec,  ainsi qu'aux plus larges mais interconnectées nations d'Europes. Le résultat, la manifestation de cette stratégie au Québec a donc été la volonter de privatiser à travers le culte de l'individualisme et l'adulation du capilatisme, ainsi qu'une valorisation de tout allié à cette marche anglo-saxonne que sont les communautés culturelle, à travers le multiculturalisme.



    Or cette stratégie se révèle de plus en plus au grand jour, comme étant une tentative déloyale et complètement orchestrée à l'avance, dépourvue d'intégrité et mue par la poursuite du pouvoir sans soumission à quelconque règle, opérant par un réseau souterrain et non par la voie publique qui donnerait chance égale à tous.



    Il est donc normal pour le sultan 1er du québec, avocat et troll et serpent venimeux représentant cet empire de la tromperie de se sentir acculé au pied du mûr. Il n'a simplement plus de cause à tinventer pour laquelle se battre au tre que le risque d'extinction de la langue anglaise (!).