Charkaoui, le trublion des causes multiples (III)

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Solidarité islamo-gauchiste

Pour comprendre les liens que Charkaoui entretient avec une certaine gauche, il faut remonter au début des années 2000, lorsqu’il fait face aux services de sécurité canadiens qui l’accusent d’être un agent d’Al-Qaïda.

La preuve est touffue, accumulée à travers l’écoute électronique, des rapports de services de sécurité étrangers, des révélations de plusieurs terroristes dont le célèbre Ahmed Ressam, incarcéré aux États-Unis pour une peine de 22 ans, après avoir été reconnu coupable de planification d’attentat à la bombe contre l’aéroport international de Los Angeles à la veille de l’an 2000.

Faire du tourisme au Pakistan: why not?

Puis, il y a ce voyage de cinq mois effectué au Pakistan, en 1998, que Charkaoui justifie à travers une folle envie de tourisme et une volonté d’approfondir ses connaissances de la religion musulmane. Pourquoi pas, remarquez. Il n’y a pas que les Japonais qui ont le droit de sillonner le monde, après tout !

Les services de renseignements canadiens, pour leur part, avancent une autre version des faits. Ils prétendent que durant ce voyage le jeune marocain a fréquenté un camp d’entraînement pour se livrer au djihad. Il s’agit du camp Khalden, directement relié à Ben Laden, à travers son lieutenant Abou Zoubeida, le responsable des cellules terroristes au Amérique du nord. Toujours selon les services de renseignements canadiens, Ahmed Ressam entretenait un lien régulier avec ce dernier. Arrêté en 2002 au Pakistan, Abou Zoubeida est considéré comme le premier haut responsable d’Al-Qaida capturé par les Américains. Il parle, balance des noms… sous la torture.

Cette preuve n’a jamais été rendue publique.

On est au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Le Canada est accusé par les États-Unis d’être une passoire pour les terroristes et adopte, dans l’urgence, sous le gouvernement libéral de Jean Chrétien, des mesures antiterroristes. Les deux pays signent plusieurs ententes bilatérales sur la coopération aux frontières de façon à formaliser le «périmètre de sécurité» nord-américain.

C’est dans ce contexte que les certificats de sécurité créés en 1978 refont surface. L’objectif est simple : Ottawa souhaite pouvoir expulser ou emprisonner toute personne résidant au Canda n’étant pas citoyenne si elle représente une menace pour la sécurité nationale.

La preuve reste secrète. L’État a tous les droits, l’accusé aucun. Puisqu’il ne peut même pas savoir ce qu’on lui reproche.

Des lauriers tressés sur le tête de Charkaoui

En mai 2003, Adil Charkaoui fait l’objet d’un certificat de sécurité et est placé en détention. Menacé d’un renvoi vers son pays d’origine, le Maroc, qui le suspecte d’appartenance à une organisation terroriste, il risque la torture. Raison qu’il évoque pour échapper à l’expulsion.

Après 21 mois de détention, le Marocain d’origine est libéré le 17 février 2005. On l’oblige à porter un bracelet électronique à la cheville. Disposition qu’il conteste devant la Cour suprême du Canada en même temps que la constitutionalité des certificats de sécurité. La cour lui donne en partie raison, deux ans plus tard, et oblige le Canada à modifier ses dispositions dans un délai d’un an. Au printemps 2009, un juge ordonne à Ottawa de révéler une partie de la preuve secrète. Le gouvernement refuse et retire ces éléments du dossier sous prétexte qu’elles menacent la sécurité nationale.

À l’automne 2009, Adil Charkaoui devient libre comme l’air. Le certificat de sécurité qui pesait contre lui est révoqué le 14 octobre. Quelques mois plus tard, il intente une poursuite de 24,5 millions $ contre le gouvernement du Canada. Marié, père de famille, il se présente à l’époque comme professeur de français et jouit d’un capital de sympathie important auprès de plusieurs organisations des droits humains, d’une partie de la gauche qui fraye autour du NPD, de Québec solidaire et même du Bloc québécois.

Tout ce beau monde lui tresse des lauriers sur la tête.

Changement de cap: « l’islamophobie a remplacé l’antisémitisme »

Charkaoui passe à travers le miroir. Il se laisse pousser la barbe et abandonne le français, se consacre à l’enseignement de la langue arabe et de l’islam. Il se fait appeler cheikh et se fait guider par Salman al-Manyawi, un chaud partisan de la charia qui est à la tête du Conseil musulman de Montréal et qui chapeaute des dizaines de mosquées dans la région de Montréal. Les deux hommes partagent la cause du Collectif québécois contre l’islamophobie, et lors de la conférence de presse du 5 novembre 2013, destinée à dénoncer la Charte des valeurs initiée par l’ancien gouvernement ainsi que les « actes haineux contre la communauté musulmane»- ils se payent les services de l’avocat Julius Grey qui confirme que : «’islamophobie avait remplacé l’antisémitisme et ce, dans tous les pays occidentaux. »

Pour Charkaoui, fini l’aide juridique. C’est désormais, lui, qui promet de poursuivre devant les tribunaux des journalistes qualifiés « d’islamophobes ». Des noms circulent. C’est Byzance! On roule en Cadillac! Que c’est payant l’arabe et l’islam!

A moins que Grey ait accepté de travailler pro bono...

Ô la solidarité… islamo-gauchiste!

Crédit photo: NASEER AZAM/AFP/Getty Images.


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7 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    11 mars 2015

    Merci encore Mme Benhabib, pour vos interventions éclairantes sur tout ce qui concerne l'islam et toute cette tentative manipulatrice de ces gourous salafistes et/ou membres des frères musulmans téléportés chez nous qui foutent le bordel en s'infiltrant de toutes les manières possibles pour ébranler nos institutions, escamoter une paix sociale, instrumentaliser le droit pour imposer ostentatoirement la charia. Dans le contexte actuel de la montée internationale du radicalisme d'un islam d'état semant la terreur sur son passage, il est ahurissant de constater à quel point nos élus politiques de tous les partis semblent tellement gazés par le pouvoir, trop préoccupés par leur capital électoral, soient à ce point naifs et ignares des intentions pourtant évidentes de faire reculer les valeurs qui font consensus au Québec, ils banalisent, ferment les yeux, minimisent, victimisent ....et refusent de faire appel à la raison, lui préfèrent encore la superstition aliénante qui se nourrit allègrement d'exception accommodante.
    C'est pas normal, qu'une partie de l'argent des contribuables servent à la surveillance de ce genre de fous qui se servent d'un sacré divin de l'au-delà pour faire tout ce qu'ils veulent.

  • Traversy Marc Répondre

    8 mars 2015

    Un musulman laïc ou athée au sens où nous sommes laïc et athée ici en occident, ça n’existe point à proprement parler. Oh évidemment qu’il y en a, mais ceux-ci savent s’intégrer inconditionnellement à notre culture et notre société. De véritables ostracisés communautaires et apostats hérétiques, ils n’auront d’autre choix que de devenir des « occidentaux » à leur tour. Et ils mériteront évidemment tout notre respect pour leur courage. Mais ne nous faisons pas d’illusion, l’immense majorité reste et demeure dans l’islam. Voyons clair : ce n’est pas parce qu’il ne croit plus en Dieu que notre « athée » cesse d’être communautariste, cesse de communier à la Oumma, de faire Ramadan… en d’autre terme, qu’il cesse d’être « musulman » et de pratiquer l’islam : ce mode de vie bien particulier qui s’apparente à une fratrie, à un « club », un brotherhood impénétrable dont chaque membre se reconnait, s’appelle « frère » ou « sœur », communique par certains signes de la main, par des formules verbales particulières, par des cris de ralliements; une sorte de communisme avec Dieu comme disait l’historien Maxime Rodinson où la vie au complet est prise en charge, une vie de tous les jours réglée dans ses plus infimes détails.
    Un mode vie ne laissant assurément aucune place à la pensée critique, au rationalisme et à l’approche empirique, qui seront complètement expurgés de la dynamique.
    La charia étant inaltérable, ce sera donc à la société de se soumettre et d’évoluer en fonction de cette loi divine statique, alors que dans nos pays, ce sera la loi divine, la thora, les évangiles, qui devront se modifier en fonction de l’évolution de la société, bien appuyée en cela, par le commentaire théologique et l’exégèse comme le talmud et le droit canon. Dans l’islam, rien d’un quelconque appui réformateur exégète en marche puisque doctrine et loi, Sunna et Charia, sont monolithiquement immuables et ce, jusqu’à la fin des temps. Des articles législatifs ayant la même force de loi chez les tribus bédouines du 7e siècle que chez l’astronaute travaillant sur la station spatiale ou le scientifique développant les nanotechnologies : une législation pleine de subtilités éthiques sur le respect des femmes par exemple, que l’on peut frapper « avec la main »… « sans fouet »… « ni morceau de bois »… « en épargnant le visage »… et toute une codification juridique censée remplacer celle de notre civilisation du XXIe siècle.

  • Archives de Vigile Répondre

    8 mars 2015

    Les musulmans n’ont jamais cherché à cohabiter avec intelligence et s’intégrer en occident. En Europe comme au Canada l’intégration est impossible. L’objectif de cette religion n’est pas de respecter la charte des nations unies, les droits universels de l’homme ou les conventions internationales sur les crimes contre l’humanité. La seule directive est d’islamiser la terre entière et la purifier des non-musulmans. Ils ont déjà réussi à purifier tous les pays musulmans de la présence judéo-chrétienne, et Israël ne vivra jamais en paix, et restera ce minuscule territoire témoin de l’histoire de ce prosélytisme aveugle, et la fin de notre monde.
    Le musulman modéré n’existe pas ou existe seulement dans l’esprit de la tolérance, du fait, que le passage du modéré au fanatique est très mince. Personne n’est capable de prévoir quand cette transition fatale va se manifester. Racontons une blague sur la bible ou Jésus devant un musulman modéré muni d’une arme, on ne risque rien, mais, racontons la même blague sur le coran, ou une blague sur l’autre gourou, grand ami de la petite enfance, et constatons la réaction violente engendrée par le musulman « modéré ». C’est même absurde, du fait que, même faire de l’humour sur Allah peut, parfois mettre mal à l’aise un musulman sans susciter une réaction de colère, alors que caricaturer son messager pourrait causer des tueries; comme si le messager est plus important que le message et son créateur.

  • Archives de Vigile Répondre

    7 mars 2015

    Les vrais islamophobes sont ceux qui tuent les musulmans...critiquer une idéologie nazie, suprématiste totalitariste,misogyne,homophobe,pédophile et qui prône la violence contre les non musulmans,n'est pas islamophobe, à mon avis... et si être pour la liberté de penser est islamophobe, alors je serai fier d'être islamophobe et contre la pédophilie.l'islam tire son idéologie du Coran qui dit clairement qu'il faut tuer les non musulmans...
    Verset 4.89
    « Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux. Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans les sentiers d’Allah. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur. »

  • Archives de Vigile Répondre

    7 mars 2015

    C’est vraiment irrationnel cette haine de l’Amérique par tous les musulmans qui, pourtant, rêvent d’y vivre. Je ne comprends toujours pas pourquoi tous les algériens et les musulmans en général, rêvent de venir vivre en Occident; en Amérique ou au Canada en particulier, pour une meilleure qualité de vie. C’est bizarre! Personne ne rêve d’aller vivre en Arabie Saoudite. Ils rêvent tous de conduire une voiture américaine, de posséder une maison américaine, de se remplir les poches de dollars américains tout en haïssant à mort l’Amérique et les américains. J’étais personnellement scandalisé et outré quand les musulmans canadiens ont extériorisé sans retenue, leur réjouissance, allégresse et exultation lors des attentats du onze septembre. Pour vérifier cette information, il faut juste poser la question aux chauffeurs d’autobus qui sillonnaient les rues de Montréal durant cette journée des attentats.

  • Archives de Vigile Répondre

    7 mars 2015

    Peu de personnes malheureusement sont conscientes que cette religion a déjà commencé à détruire notre Amérique après avoir causé le déclin dans les pays arabes et la pagaille en Europe.
    On ne se demande même pas, pourquoi il ne reste presque plus de juifs ou de chrétiens dans les terres sainte de l’islam; alors qu’il y a des millions de musulmans qui profitent de la générosité de l’occident pour s’offrir une meilleure qualité de vie tout en essayant de propager leur liberté d’haïr à mort le non-musulman.
    ! Toute religion qui représente un danger périlleux pour la paix et la sécurité dans le monde, devrait se voir retirer son statut de culte religieux, et être considérée comme une organisation terroriste perpétrant le crime contre l’humanité.

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    7 mars 2015

    QUAND le suffixe phobie a-t-il changé de sens? Avec homophobie? Avec islamophobie? Avant eux, agoraphobie était la PEUR de la foule, clostrophobie, la peur d'une aire confinée, hydrophobie, la peur de l'eau... subitement, la phobie est devenue le mépris? la haine? L'équivalent du racisme? Âgisme? Jeûnisme?... oups, ces deux derniers sont-ils favorables ou méprisants?... Et le collectif québécois CONTRE l'islamoPHOBIE... contre la peur... on peut pas être contre ça... doit-on être POUR un collectif contre... enfin contre la peur? Il faut être ouvert... au Québec, depuis la Révol..., on n'a plus peur de l'étranger... quoique, j'ai la barbe forte et il m'arrive de descendre dans le métro en pyj. et je me suis fait dire de retourner chez moi!...m'habiller ou dans mon pays? Or, ces gens-là n'avaient pas l'air d'avoir peur de moi autant que de ma tenue qui leur rappelait quelque chose du téléjournal qui pette!