Ce jour-là, 4 août 1701 Français et Amérindiens se sont juré une paix éternelle

Ils ont profondément ancré leurs racines dans la Grande Paix de Montréal,

Chronique de Marie-Hélène Morot-Sir

Traité unique dans l’Histoire de l’Amérique du Nord, jamais dénoncé jusqu’ici.

Cette amitié unique entre des peuples aux coutumes si différentes, cette amitié jamais observée jusque-là, est-elle perdue à jamais ? Les conquérants ont-ils aussi réussi à occulter totalement cela ?

Cette grande paix a été d’autant plus extraordinaire c’est à dire “hors de l’ordinaire”, que les Français ont voulu avant tout que toutes ces premières Nations la fassent entre elles, avant de la faire avec eux..

Cela ne s’était pas vu jusque-là et cela ne s’est plus jamais revu depuis ... Un peuple arrivant sur un sol et ne voulant pas en chasser les habitants, ne voulant pas les exterminer pour leur prendre leurs terres, mais au contraire voulant vivre en bonne entente, en amitié avec eux..

Cette alliance n’aurait jamais dû être mise de côté, elle n’aurait jamais dû être oubliée..Les Français ont dès le début recherché l’amitié et l’affection des Amérindiens, ils les ont toujours soutenus et appuyés...

Comment a-t-on pu laisser se perdre cela? N’est-il pas urgent de recréer cette grande amitié perdue?

Souvenons-nous que tous, Amérindiens et Québécois, ont le seul et même ennemi..

Souvenons-nous que les peuples autochtones du Québec et les souverainistes indépendantistes sont en communion totale de pensée...

Rappelons-nous que c’est vain de penser que ce sont les Amérindiens les responsables , Frontenac lui-même ne ripostait-il pas directement à l’instigateur? S’ils vous divisent, s’ils vous opposent depuis deux siècles, s’ils ont tout fait pour vous séparer, pour jusqu'à essayer de faire monter la peur et la haine entre vous, ( la crise d’Oka entre autres !) s’ils sont même arrivés à occulter cette magnifique paix de Montréal n’est-ce pas parce que votre alliance, votre accord leur faisaient craindre le pire pou eux ? Toutes les fois où vous avez été unis , le passé le démontre assez, ils ont perdu !

Aussi longtemps que la grande paix de Montréal a été respectée, toutes les nations Amérindiennes ont conservé leurs territoires, leur sort était lié à celui de la Nouvelle France.

Lorsque les Annierronnons ( Mohawks) ont rompu cette paix et fourni quatre mille guerriers aux Anglais, au moment de la guerre de sept ans , cela s’est retourné immédiatement contre eux, en effet quelques temps après la chute du régime Français, ils avaient perdu tous leurs territoires ancestraux des bords de l’Atlantique et du sud du fleuve Saint Laurent, la couronne britannique les a alors installés en Ontario loin leurs véritables territoires.. et là, encore de nos jours ils doivent se battre pour ne pas être à nouveau repoussés plus loin, à cause des nouvelles constructions d’immeubles ( condos) qui empiètent sur eux...

Au moment où les insurgés anglo saxons se sont révoltés contre Londres et ont créé les états unis d'Amérique, d’autres tribus Odinossonis ( Iroquoises) ont également dû fuir et sont arrivées en même temps que les vagues successives des Loyalistes - ces anglo saxons restés loyaux à la couronne britannique - l’église catholique leur a également offert des terres..mais depuis ils sont à jamais des déracinés loin de leurs territoires ancestraux..

Les Odinossonis sans exception ont pourtant bien eu le temps de constater, au cours de siècles écoulés, comment les Anglais vers qui ils s’étaient tournés, les ont traités, de quelle manière ils s’en sont servis contre les Français et lorsqu’ils ont pu s’emparer enfin de la Nouvelle France, ils les ont rejetés, ils leur ont pris leurs territoires, et à part, quelques avantages,distribués du haut de leur "grande bonté" afin principalement, de toujours bien les contenir contre vous, ces Mohawks comme vous les appelez, mais aussi par la suite d’autres descendants autochtones comme par exemple les Wendat, n’ont pas toujours bien compris combien ils ont été manipulés..

Cette entente Franco Amérindienne, avait été incroyablement, merveilleusement forte, au point même, que le métissage avait bien eu lieu , si bien qu’un nouveau peuple était né, le peuple Franco Amérindien.

C’est donc encore plus difficile de constater que les anglo saxon ont si bien joué que personne ne se rappelle, ou n’essaie de se rappeler de cette entente, ni de cette immense amitié, parce que diviser pour mieux régner reste une règle immuable.. voilà ce qui est tristement arrivé, et ce qui se poursuit encore aujourd’hui !

Le temps n’est-il pas enfin venu, trois cent dix ans après, de revenir à cette paix de Montréal, cette paix qui vous avait tous rassemblés ?..

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Marie-Hélène Morot-Sir130 articles

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Auteur de livres historiques : 1608-2008 Quatre cents hivers, autant d’étés ; Le lys, la rose et la feuille d’érable ; Au cœur de la Nouvelle France - tome I - De Champlain à la grand paix de Montréal ; Au cœur de la Nouvelle France - tome II - Des bords du Saint Laurent au golfe du Mexique ; Au cœur de la Nouvelle France - tome III - Les Amérindiens, ce peuple libre autrefois, qu'est-il devenu? ; Le Canada de A à Z au temps de la Nouvelle France ; De lettres en lettres, année 1912 ; De lettres en lettres, année 1925 ; Un vent étranger souffla sur le Nistakinan août 2018.





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11 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    6 août 2011

    Il n y a pas de paix entre les amérindiens et les blancs, de quelque lanques soient ils. On se bat encore pour des territoires, on ne peut pas empêcher le traffic de drogues, de cigarettes, d 'armes à feu illégales, enfin de compte les blancs ont encore peur des "Indiens" la paix n'est pas pour demain.

  • Archives de Vigile Répondre

    5 août 2011

    La Grande Paix signée par Louis-Hector de Callières, gouverneur général de la Nouvelle-France, ses alliés amérindiens et les Iroquois met fin, en 1701, à près d'un siècle de conflits sanglants. Pour la première fois se réunissent à Montréal les représentants de quelque quarante nations venant de régions aussi éloignées les unes des autres que l'Acadie (les Abénaquis de langue algonquienne), le sud du lac Ontario (les Goyogouins de langue iroquoienne) et l'ouest du lac Michigan (les Puants de langue siouenne). Les discours des orateurs et l'apposition de la signature des chefs sous forme de pictogrammes scellent une entente qui permet la pacification d'un immense territoire.
    Pour voir le traité consulter le lien syivant:
    http://www.champlain2004.org/html/04/06_f.html
    Bonne lecture et découvertes!
    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.youtube.com/user/SoldatSanspareil
    http://www.tagtele.com/profil/Sanspareil
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc
    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  • Archives de Vigile Répondre

    5 août 2011

    La grande paix de 1701.
    Pour en faire la lecture consulter le lien suivant:
    http://books.google.ca/books?id=W3m1OeOGZGkC&pg=PA336&dq=la+grande+paix+1701&hl=fr&ei=-bA7TtzNG8OssQLw2-Qj&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CC0Q6AEwAQ#v=onepage&q=la%20grande%20paix%201701&f=false
    Soldat Sanspareil
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    François Mitterrand
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  • Archives de Vigile Répondre

    4 août 2011

    La Grande Paix de Montréal de 1701 doit beaucoup au chef huron Kondiaronk. Grâce à ses qualités d'esprit, son éloquence et son talent d'orateur, les Français ont pu rallier les nations alliées à une paix générale. Qui est donc ce grand chef mieux connu des Français sous le nom de « Le Rat » (de son emblème totémique, le rat musqué) ?
    Pour en savoir plus consulter le lien suivant:
    http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=2497,3090232&_dad=portal&_schema=PORTAL
    Soldat Sanspareil
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    François Mitterrand
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  • Archives de Vigile Répondre

    4 août 2011

    Cette portion de la place D'Youville allant de la rue De Callière jusqu'à l'ancienne caserne de pompiers logeant le Centre d'histoire de Montréal, a été rebaptisée en 2001 place de la Grande-Paix-de-Montréal, lors du tricentenaire du traité de la Grande Paix de Montréal.
    Ce traité, signé par la France et 39 nations amérindiennes, a été le fruit de plusieurs années de négociations et sa signature a mis fin à près d'un siècle de conflits entre ces différentes nations. Pour illustrer l'ampleur de ces évènements, il y a lieu de signaler que 1300 Amérindiens sont venus à Montréal en août 1701, pour la signature du traité de la Grande Paix. La population montréalaise comptait alors 1200 habitants. Ces évènements se sont tenus sur le site de la pointe à Callière où l'on retrouve aujourd'hui le musée de la Pointe-à-Callière.

    Pour plus de détails consulter le lien suivant:
    http://www.vieux.montreal.qc.ca/inventaire/fiches/fiche_rue.php?id=7012
    Soldat Sanspareil
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  • Archives de Vigile Répondre

    4 août 2011

    Un événement capital
    pour la Nouvelle France
    Paraphée en grande pompe, le 4 août
    1701, la «Grande Paix de Montréal» porte
    bien son nom pour trois principales raisons.
    En premier lieu, ce traité mettait définitivement
    fin à une guerre d'extermination
    que se livraient les nations amérindiennes
    depuis au-delà de deux siècles. De plus, ce
    traité de paix a sauvé Montréal et sans
    doute la colonie toute entière d'un désastre
    apparemment inévitable et qui aurait
    marqué la fin de la présence française dans
    la vallée du Saint-Laurent. Enfin, la
    «Grande Paix de Montréal» fut une réussite
    diplomatique sans exemple dans l'histoire
    de l'Amérique du Nord. Malgré leur
    faiblesse numérique et financière, en dépit
    de la médiocrité des secours qu'ils obtenaient
    de la métropole et des difficultés
    que leur suscitaient les colonies anglaises,
    Frontenac, puis Callière ont mis en oeuvre,
    de façon magistrale, une politique qui sut
    conjuguer adroitement des campagnes
    militaires et d'habiles négociations pour
    amener les Indiens à désirer la paix.
    Pour en savoir plus consulter le lien suivant:
    http://www.erudit.org/culture/hq1056841/hq1058394/11445ac.pdf
    Soldat Sanspareil
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  • Archives de Vigile Répondre

    4 août 2011

    Pour voir les pictogrammes consulter ce lien internet et cliquer sur l’image :
    http://cacouna.net/paixmtl1701.htm
    Voici la description.
    Description : Pictogrammes des nations signataires :
    1. Ouentsiouan représente la nation iroquoise des Onontagués et signe un échassier. 2. Pour les Tsonnontouan, c’est Tourengouenon qui appose la signature de la tortue. 3. Pour les Onneeiouts, la signature représente une fourche au milieu de laquelle se trouve une pierre. 4. Chez les Goyogouins (« peuple de la grande pipe », le dessin d’une pipe va de soi ! 5. La marque de Kondiaronk, dit le Rat (un rat musqué), figure sur le traité de 1701. Un autre chef huron a pu apposer cette marque au nom de ce grand chef, mort deux jours avant la signature du traité. 6. L’ours, la signature du chef Kinongé, dit le Brochet, pour les Outaouais du Sable. 7. La marque des Abénaquis de l’Acadie, par le chef Mescouadoué. 8. L’ours, la marque des Outaouais Sinagos. 9. Pour les Gens du Sault, l’ours également, signature apposée par Haronhiateka. 10. La signature du chef des Gens de la Montagne est un chevreuil. 11. Le chef Kileouiskingié signe d’un poisson pour les Outaouais Kiskarons. 12. La fourche représente le lieu où vivent les Outaouais de la Fourche, à la confluence de trois rivières. 13. Représentés par Onanguicé, chef pouteouatami, les Mississagués (nation ojibwée) signent d’un oiseau-tonnerre. 14. Les Amikoués apposent la marque du castor. 15. Pour les Sauteux (Ojibwés), le chef Ouabangué appose la marque d’une grue. 16. Chez les Algonquins, on trouve deux signatures : un échassier ou une grue et, à côté, un être humain. 17. Une perche surmontée d’un scalp sert de signature pour le village des Pangichéas (Piankashaws). 18. La marque de Chichicatalo, chef très respecté chez les Miamis, regroupe deux symboles, dont une grue. 19. La marque du chef Outilirine pourrait représenter les Cris. En langue Crie, le suffixe -irin signie « homme ». 20. Représentés par Onanguicé, les Koueras Koueatenons (groupe illinois) signent d’un arc et d’une flèche. 21. La marque du village des Peorias (nation illinoise) est une tortue à longue queue. 22. L’emblème des Tapouaroas (groupe illinois). 23. L’emblème des Monisgouenars (nation illinoise), établi à la rivière des Moines. 24. Le village des Marouas (groupe illinois), signe d’une grenouille. 25. Pour les Pouteouatamis, la marque d’un chicot et trois racines. 26. Pour les Kaskaskias (nation illinoise), une plume encochée. 27. La marque du village des Ouiatanons (nation miamie) est une carrière. 28. L’esturgeon est la marque des Sakis (Sauks). 29. Chez les Outagamis, ou Renards, la signature est celle du... renard. 30. L’oiseau-tonnerre représente le symbole clanique des Puants. 31. La marque des Malominis (Folles Avoines) est celle d’un oiseau-tonnerre tenant une tige de folle avoine. 32. Le chevalier de Callière, Brochart de Champigny, et autres. (Notes tirées de : Alain Beaulieu et Roland Viau, La Grande Paix, Chronique d’une saga diplomatique, Montréal, Éditions Libre Expression, 2001, pp. 109-111.)
    Soldat Sanspareil
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    http://www.youtube.com/user/SoldatSanspareil
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    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc
    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  • Gaston Boivin Répondre

    4 août 2011

    CORRECTION au troisième paragraphe de mon commentaire:
    Immédiatement après ''...les menaces que constituent le peuple vaincu et les nations amérindiennes,'' y lire ''laquelle repose..'' au lieu et place de ''lesquelles reposent...''.

  • Archives de Vigile Répondre

    4 août 2011


    Toujours aussi instructifs et enrichissants vos textes,
    chère madame MOROT-SIR. De nos jours, les Mohawks font
    tout ce qu'ils peuvent pour obtenir des titres définitifs
    sur les territoires qu'ils occupent dans l'espace
    continental de l'Amérique Britannique du Nord, avec des
    chances de succès de plus en plus réduites.
    Dans les deux pinèdes qui leur ont été accordées, ici,
    près de Montréal, leurs enfants fréquentent nos écoles
    et le métissage progresse continuellement au point
    qu'il ne reste presque plus de Mohawks de souche.
    Mais avec l'aide d'Ottawa, ils font du bruit.
    JRMS

  • Gaston Boivin Répondre

    4 août 2011

    Le cadavre de la Nouvelle-France était encore chaud que, déjà, les Wendats faisaient les yeux doux aux Anglais. Et aujourd'hui, avec la complicité de l'infâme Cour Suprême des descendants de ces derniers, leurs descendants à eux, aussi ignorants dans leur ensemble de leur histoire que le sont l'ensemble des descendants de la Nouvelle-France de la nôtre, n'ont cesse de nous faire chier avec un sauf-conduit que les conquérants anglais leur ont délivré qui leur permettaient, à l'époque, de circuler sur le territoire, sauf-conduit qui fut également délivré aux miliciens canadiens.
    Et pendant que nos chers anciens alliés Wendats faisaient ainsi, le grand chef Pontiac de la tribu des Outaouais, qui ne pouvait se faire à la façon anglaise, cherchait à regrouper les Tribus des Grands Lacs et avoisinant la vallée de l'Ohio ainsi que les Canadiens de ces territoires pour chasser les Anglais de leurs territoires et de la Nouvelle-France, ce qu'il réussit assez bien avec les tribus mais fort mal avec les Canadiens, d'ailleurs assez bien pour enclencher une série de batailles victorieuses contre les Anglais, au point de faire paniquer ces derniers qui ne savaient plus comment les arrêter, tant et si bien qu'ils n'y réussirent qu'en les infestant de la petite vérole.
    Monter les uns contre les autres, laisser passer le temps en occultant les façons du pays, de manière à imposer les leures pour qu'elles deviennent, avec le temps, les seules légitimes (la dernière en liste étant La Constitution de 1982), leur imposer une vision historique qui fait fi de la leur, s'arroger les pouvoirs les plus décisifs et les plus fonctionnels de sorte que les autres ( amérindiens et canadiens) leurs soient dépendants et doivent nécessairement passer par eux pour tenter de pouvoir continuer d'exister comme entité distincte, dernière méthode qui, outre de favoriser la dépendance favorise également le quémandage servile et éhonté ainsi que la collaboration et la traîtrise, voilà la méthode anglaise en post-Nouvelle-France. Ajouter à cela une propagande insidieuse pour amalgamer dans le grand tout canadien les menaces que constituent le peuple vaincu et les nations amérindiennes, lesquelles reposent uniquement sur ce qu'on qualifie pompeusement de ''valeurs canadiennes'' comme étant les seules acceptables et qui de ce fait ont préséance sur les valeurs du peuple vaincu et sur les valeurs des nations amérindiennes, ainsi qu'un combat sournois, qui consiste, suivant la conjoncture du moment, de mettre en péril l'entité ou le groupe le plus menaçant pour la pseudo-légitimité canadienne en lui trouvant un opposant qu'elle dressera contre ce dernier en le finançant et favorisant.
    Actuellement, les Amérindiens, de concert avec le collaborateur Charest, sont utilisés et instrumentés par Ottawa pour amoindrir les capacités de notre peuple: Avec le Nitassinan et l'Innu Assi de l'Approche commune et autre nenane, on a l'impression, comme ils ont cherché à le faire, dans nos limites territoriales, avec la mer, que les descendants des Anglais cherchent maintenant à nous enclaver par l'intérieur de notre territoire national, de sorte que demain ce sera nous qui vivront sur des réserves, et, gros gain, nous devrons dès lors, en outre de dépendre d'Ottawa, dépendre également du bon vouloir des amérindiens.
    Sans compter , cette immigration, toujours avec la complicité de Charest et l'assentiment de cette madame Marois, prétendument si futée, qui, depuis quelques années, rentre au rythme de 50,000 à 55,000 par année: Imaginez le désastre: En près de 200 ans, 8,000 à 10,000 Français avaient produit, à l'arrivée de la Conquête, environ 65,000 descendants, alors imaginez ce que produiront, dans 50 ans, 250,000 à 260,000 immigrants arrivés au pays en cinq ans( un million en 20 ans), qui s'installeront principalement et massivement à Montréal et qui, massivement opteront pour la langue anglaise et la vie en anglais, avec en prime serments d'allégeance à la reine et au Canada: Lord Durham n'est plus, mais son esprit persiste: Que Dieu ait pitié de nous!
    Et, pendant ce temps-là, la chicane est poignée dans la cabane! Que Dieu ait pitié de nous!
    Quels maîtres comploteurs que ces Anglais, non seulement ont-ils réussi à dresser et à utliser les uns contre les autres les anciens alliés d'hier, mais encore ils ont réussi également à dresser les Québécois issus de la Nouvelle-France les uns contre les autres et les Canadiens-français issus du Québec contre ceux issus du Canada et vise-versa.
    On a bien des paix et retrouvailles à refaire, d'abord entre nous indépendantistes et souverainistes et les pseudos tels, ensuite entre Québécois descendants de la Nouvelle-France , ensuite entre Canadiens-français du Québec et de l'extérieur de celui-ci, puis des retrouvailles avec nos alliés amérindiens et la remise à jour de la grande paix avec tous les autres.
    Et,en même temps, nous devons faire la guerre car, ne l'oublions pas, nous sommes en guerre tel que nous l'a appris la Commission d'enquête sur les Commandites par le biais de certains de ses employés en autorité qui n'ont pas hésité pour se justifier à laisser entendre que le gouvernement fédéral et ses institutions étaient en guerre contre l'autonomie complète du Québec et ceux qui la promeuvent et y croient.
    En attendant que Dieu nous vienne en aide!

  • Archives de Vigile Répondre

    4 août 2011

    Ne vous trompez pas madame Morot Sir, nonobstant mon commentaire qui suit, je suis admiratif devant votre culture et la profondeur de votre mémoire.
    Mais vous écrivez «Lorsque les Annierronnons ( Mohawks) ont rompu cette paix et fourni quatre mille guerriers aux Anglais, au moment de la guerre de sept ans , cela s’est retourné immédiatement contre eux...»
    Ne ressemblons-nous pas un peu à ce que Brel appelait les paumés du petit matin, à ressasser comme ça des «vérités qui ne servent à rien»...?
    Plus personne ne se soucie de conserver la mémoire dans le monde d'aujourd'hui. Les tribus amérindiennes Iroquoises essentiellement qui entourent Montréal semblent bel et bien être sous la coupe de bandits déguisés en guerriers.
    Et les anglos-saxons ont parfaitement réussis leur coup quand on constate l'obstination avec laquelle ces «natives» se comportent envers le Québec, niant absolument la langue qui est la nôtre, et rejetant la plupart sinon toutes les lois du Québec.
    Les chefs officiels des amérindiens du Québec genre Ghislain Picard, ils n'ont même pas l'air d'être bons à autre chose que de palabrer sur les ondes et manient la langue de bois exactement comme tous les politiciens ordinaires que l'on rencontre dans la vie ordinaire...
    La paix est fort bonne de soi j'en conviens, écrivait LaFontaine, mais de quoi sert-elle, quand on a des ennemis sans Foi?
    Sans doute que la Grande Paix de Montréal entre dans la catégorie des paix, bonnes de soi...
    http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/loubrebi.htm