« mourir dans la dignité »

Un vent de fraîcheur (prise 3)

Tribune libre


Derrière les esclandres des personnalités publiques se cachent souvent dans l’ombre et en silence des faits et gestes de personnes qui passent souvent inaperçus mais dont les répercussions jettent un baume sur le climat de morosité semé par ceux qui font la une. À preuve, ces trois petites histoires.
M. Ghislain Leblond
C’est avec empathie que j’avais lu l’article de M. Ghislain Leblond en octobre 2010. Cet homme, cantonné à son fauteuil roulant depuis des années, m’était alors apparu dans toute sa grandeur. En revendiquant son droit légitime de mourir dans la dignité et la sérénité, M. Leblond soulevait l’épineux débat de société sur l’euthanasie et le suicide assisté! À l’époque, Ghislain Leblond proposait la création d’une super-commission dirigée par un président neutre et composée de divers intervenants.
La création de la commission parlementaire sur le « mourir dans la dignité » aura donné raison à sa ténacité. Ghislain Leblond, un homme debout en fauteuil roulant!
M. Jacques Paquin
Vingt-sept dons de sang ou de plasma par année pendant 37 ans! En tendant le bras dernièrement pour la 1000ième fois, M. Jacques Paquin, 55 ans, venait de réaliser un exploit peu ordinaire en devenant le deuxième Québécois à avoir accompli un geste d’une telle générosité!
C’est au moment où il a appris qu’un de ses neveux, souffrant d’hémophilie, caractérisée par une carence au niveau de la coagulation du sang, avait absolument besoin de transfusions, que Jacques Paquin a pris conscience de toute l’importance d’un don de sang. Et M. Paquin de lancer cet appel : « J’encourage les gens à donner de leur sang. Faire des dons de vie est le plus beau cadeau que l’on peut faire à quelqu’un! » Jacques Paquin, un grand inconnu!
M. Santiago Piccolo
En janvier 2010, lors d’un match de football hors concours entre une équipe d’une école secondaire de la région de Québec et son équipe de Cancun, Santiago Piccolo se fait offrir la possibilité de s’inscrire à Québec pour y terminer ses études secondaires tout en intégrant l’équipe de football, une expérience qui, selon ses dires, lui permettait de vivre une occasion unique de découvrir une autre culture.
De plus, comme il maîtrise très bien l’anglais en plus de l’espagnol, sa langue maternelle, Santiago est en train d’ajouter une troisième corde à son arc, un atout pour le moins majeur en contexte d’une mondialisation en pleine effervescence! Quant aux jeunes Québécois qui l’ont accueilli, le jeune Mexicain n’a que des louanges!
Enfin, s’il peut obtenir une bourse d’études, Santiago compte poursuivre ses études collégiales au Québec, probablement en administration. Somme toute, une belle histoire à raconter sur l’ouverture des jeunes Québécois aux cultures étrangères et sur l’accueil chaleureux qu’ils ont réservé à ce jeune Mexicain!
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Henri Marineau
Québec

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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