Un général américain envie les tanks et les missiles russes

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Le déclin d'une grande puissance militaire

L’ex-commandant du GQG de l’OTAN, le général américain Wesley Clark, s’inquiète de l’avance prise par les Russes et les Chinois dans la modernisation de leur armée. Il cite les qualités des matériels russes, notamment les chars T-14 et les missiles antiaériens S-400.
Le général américain à la retraite et homme politique Wesley Clark s'est déclaré préoccupé par le fait qu'en termes de rythme de modernisation, les forces armées russes et chinoises devançaient l'armée américaine. Les investissements du Pentagone n'ont pas produit l'effet escompté.
Depuis plusieurs décennies, le Pentagone a essentiellement investi dans des armes destinées à des conflits au Proche-Orient, a signalé le général. C'étaient des hélicoptères, des avions et des munitions qui « produisaient des trous d'obus au sol et frappaient parfois des terroristes ».
Pendant ce temps, la Russie a créé une nouvelle génération de blindés ce qui « suscite la préoccupation » des militaires américains. « La Russie dispose du char de combat T-14, doté d'un système de défense actif et d'une tourelle inhabitée, qui protège beaucoup mieux l'équipage. Il y a là des choses que nous n'avons pas, le blindage que nous n'avons pas. C'est un char que nous voudrions avoir d'ici 2030 », a précisé le général.
Il a en outre été impressionné par les systèmes antiaériens russes, notamment le système de missiles sol-air S-400, d'une portée de 400 km.
Selon lui, les États-Unis ne pourront plus obtenir la supériorité aérienne dans les régions où ce système sera déployé.

« Il est impossible de le contourner, il n'y a plus de "choc et de peur" là où il est déployé », signale Wesley Clark.

L'ancien commandant du grand quartier général des puissances alliées en Europe de l'OTAN de 1997 à 2000 et commandant de l'opération Allied Force durant la guerre du Kosovo a également déploré la vulnérabilité des drones et systèmes de communication américains face aux systèmes de lutte électronique russes.
« Nous avons créé des systèmes de haute technicité, mais ils comportent des éléments vulnérables », reconnaît le général.

La conclusion à laquelle il aboutit n'est pas réjouissante : pour redresser la situation, le Pentagone doit continuer à investir encore davantage dans les forces armées.
La semaine dernière le président américain Donald Trump a proposé d'augmenter de 54 milliards de dollars des dépenses du Pentagone en 2018 afin de répondre aux menaces d'un monde «dangereux»: une hausse déjà qualifiée d'«historique». Un jour plus tard, il a porté cette augmentation à 84 milliards, soit 30 milliards de plus.
Interviewé par Fox News mardi dernier, peu avant son discours devant le Congrès américain, Donald Trump est revenu sur sa promesse initiale d'augmenter le budget militaire de 54 milliards de dollars.
« Eh bien, nous allons dépenser beaucoup plus d'argent dans le domaine militaire, nous devons le faire, nous n'avons pas le choix », a-t-il expliqué.
« Nous aurons la plus grande armée que nous n'ayons jamais eue au moment où je terminerai », a encore lancé le président américain.


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