Travailleuse du sexe: propos «inappropriés» d’un député conservateur

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Le conservateur a pourtant raison : personne ne veut que sa fille devienne prostituée


OTTAWA – Un député conservateur a dû s’excuser mardi pour ses propos tenus en Chambre à l’encontre d’une élue néo-démocrate.  


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«Plus tôt dans la journée, je me suis levé à la Chambre des communes pour m'excuser sans réserve [auprès de Laurel Collins] pour mes commentaires lors du débat sur notre motion du jour de l'opposition», a indiqué sur son compte Twitter le conservateur Arnold Viersen, élu albertain de Peace River–Westlock.   


Les députés débattaient d’une motion des conservateurs pour que le Comité permanent de la sécurité publique et nationale tienne des audiences sur les conditions de semi-liberté d’Eustachio Gallese, accusé de meurtre à Québec.   


À un moment donné, la néo-démocrate Laurel Collins a interpellé Arnold Viersen, lui demandant d'«écouter les voix des travailleuses du sexe [qui] disent que le travail du sexe est un travail».   


Prenant la parole, le conservateur a d’abord dit ceci: «Je répondrais simplement en demandant à la députée de l’autre côté si c’est un domaine d’emploi qu’elle considère».   


Devant le tollé suscité, notamment des cris provenant d’autres députés, il a rapidement précisé sa pensée: «Monsieur le président, c’est exactement mon point. Je pense qu’aucune femme au pays n’a jamais fait ce choix d’emploi».   


Sur Twitter, Laurel Colllins s’est réjoui qu’Arnold Viersen se soit excusé, «mais je l'invite à présenter ses excuses à toutes les femmes. Dénigrer le travail du sexe et criminaliser les choses mêmes qui assureraient la sécurité des professionnelles du sexe contribuent à une violence accrue».   


Des élus ont aussi réagi. C’est le cas du libéral Joël Lightbound qui a qualifié les propos de «complètement inappropriés».