Référendum catalan: Couillard appelle les partis indépendantistes québécois à la prudence

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Couillard prêche la soumission aux Catalans






Le premier ministre Philippe Couillard remet en question le dogme de l’indivisibilité du Québec après la victoire du « oui » dans un éventuel référendum sur l’indépendance. « La seule façon de garantir l’intégrité territoriale du Québec, c’est l’appartenance à la fédération canadienne », a-t-il soutenu lors de la période des questions à l’Assemblée nationale jeudi.


 

Voyez les échanges entre le premier ministre Philippe Couillard et le chef péquiste Jean-François Lisée sur le sujet.






Le chef du gouvernement a appelé les partis politiques indépendantistes à l’Assemblée nationale à défendre avec prudence le droit à l’autodétermination du peuple catalan, qui est empêché par Madrid de tenir un référendum sur l’indépendance de la Catalogne.


 

Selon lui, les autochtones pourraient brandir ce même droit à l’autodétermination des peuples afin de revendiquer leur souveraineté sur au moins 650 000 km2 du territoire d’un Québec indépendant. « Que se produirait-il donc, étant donné qu’on a une relation de nation à nation avec les Premières Nations, dans le cadre de la séparation du Québec de la fédération canadienne, si l’ensemble des Premières Nations, au moins la moitié du Québec, décidait d’exercer leur autodétermination et ne pas suivre le Québec séparé ? Quelle serait la position du Parti québécois ? » a demandé M. Couillard dans le Salon bleu.


 

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, est resté abasourdi. Après s’être ressaisi, il a reproché au premier ministre de renier « la position traditionnelle » du Parti libéral du Québec sur l’intégrité territoriale du Québec.


 

Expérience québécoise


 

Alors que la répression s’abat sur la Catalogne, M. Couillard souhaite voir Madrid et Barcelone « repren[dre] le dialogue politique et démocratique », qui est, selon lui, la « seule manière de résoudre les tensions » dans la péninsule Ibérique. D’ailleurs, M. Couillard offre à la Catalogne de lui « partager » l’« expérience » du Québec, qui a su « concilier un sentiment national fort et l’appartenance à un plus grand ensemble ». « Bien sûr, toute comparaison est risquée, mais il s’agit ici de quoi ? Il s’agit de concilier un sentiment national fort et l’appartenance à un plus grand ensemble qui accepte et comprend l’expression de ce sentiment. Nous avons acquis au Québec l’expérience de cette conciliation délicate. Nous offrons à la Catalogne et à l’Espagne toute notre amitié et, si jugé utile, de partager avec elle cette expérience », a-t-il déclaré en Chambre.


 

« Plus que préoccupé »


 

D’autre part, le premier ministre s’est dit « plus que préoccupé […] par les incidents teintés de violence [et] les arrestations d’élus municipaux » en Catalogne. « Il n’y a personne qui banalise la situation », a-t-il fait valoir en Chambre, après que les partis politiques d’opposition l’eurent pressé de dénoncer fermement un déni de démocratie de la part de l’Espagne.


 

Le chef du gouvernement est toutefois resté muet sur la confiscation de bulletins de vote et la fermeture de sites Web par Madrid, qui rendent incertaine la tenue du référendum sur l’indépendance de la Catalogne — considéré comme illégal par la justice espagnole — le 1er octobre prochain. « Je crois qu’on doit tous s’entendre sur le fait que l’Espagne est un pays démocratique, a-t-il insisté. Il ne nous appartient pas, bien sûr, de nous ingérer dans les débats politiques qui ont cours en Espagne. »


 
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