Projet du gouverneur Scott Walker - Le Wisconsin se bat encore

États américains - impasse budgétaire

Associated Press Madison, Wisconsin — Environ 200 manifestants pro-syndicats ont quitté le Capitole du Wisconsin, hier, mais les autorités policières y entouraient les centaines d'autres qui avaient choisi de rester sur place, défiant l'échéance imposée par les autorités.
Plus de 70 000 personnes s'étaient retrouvées à Madison pour une douzième journée successive de manifestation contre le projet de loi controversé du gouverneur républicain Scott Walker, dépassant ainsi le record de foule établi la semaine précédente. Le projet de loi de M. Walker dépouillerait la quasi-totalité des fonctionnaires de leurs droits à une convention collective.
L'agence d'État responsable du Capitole a exigé le départ des manifestants réunis devant le bâtiment depuis près de deux semaines, arguant qu'un nettoyage devait être effectué. Si les citoyens ne quittaient pas les lieux avant 16h, hier, ils risquaient l'arrestation. Quelques heures avant l'échéance, la plupart des manifestants n'avaient visiblement pas l'intention de partir.
Un médecin a offert quelques conseils à la foule afin de se prémunir d'une possible répression policière. Il leur a notamment conseillé de serrer les poings pour éviter que les menottes ne coupent la circulation sanguine et de retirer leurs lentilles cornéennes dans le cas où les policiers feraient usage de produits pouvant endommager leurs yeux.
La police a affirmé que rien de tout cela ne serait nécessaire, tandis que le chef de police du Capitole, Charles Tubbs, a rappelé qu'aucune arrestation n'avait encore été faite.
Le projet de M. Walker retirerait aux travailleurs du secteur public le droit de négocier collectivement les conditions de travail et les avantages sociaux.
De passage sur un plateau télévisé de la chaîne NBC, M. Walker a martelé, hier, qu'il n'avait pas l'intention de reculer et que les deux semaines de manifestations n'avaient pas affaibli sa détermination à éliminer ces droits.


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