Politique américaine

Procès en destitution de Donald Trump

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N'est plus d'actualité. Merci de votre compréhension.

 


 


Pour la quatrième fois de l'histoire politique américaine s'ouvre un procès en destitution contre un président accusé de « crimes et délits majeurs » et, pour la deuxième fois, c'est Donald J. Trump, le président sortant, qui se trouve au banc des accusés pour « incitation à l’insurrection » dans la foulée de l'assaut du Capitole du 6 janvier par des centaines de partisans trumpistes.

Aux yeux des démocrates, les événements du 6 janvier se sont déroulés au moment où Donald Trump était toujours président et, de facto, l’incitation à l’insurrection représente un motif de destitution.

De leur côté, les avocats de Donald Trump, affirme plutôt qu'il est «absurde et anticonstitutionnel » de mener un procès en destitution contre un « simple citoyen », les défendeurs arguant que c’est là «une instrumentalisation politique de la procédure de destitution».

Quoi qu’il en soit, il a été décidé que le procès était constitutionnel et qu’il aura bel et bien lieu. Dans ce contexte, il m’apparaît assez évident que les démocrates, via cette destitution, veulent écarter Donald Trump à jamais de la vie politique. Par ailleurs, la base électorale du Parti républicain reste extrêmement fidèle à Donald Trump, et les sénateurs républicains sont extrêmement conscients de la loyauté que leurs électeurs exigent.

Or, un verdict de culpabilité requiert l'appui des deux tiers des 100 sénateurs, soit 67. En misant sur l’hypothèse que les 50 démocrates soutiendront la destitution de Donald Trump, il faudrait donc que 17 républicains se joignent à eux pour que se concrétise le scénario, hautement improbable, d’une destitution.

Alors, comme il semble que Donald Trump ne sera pas destitué, pourquoi, dans ces circonstances, les démocrates ont-ils exigé qu’il subisse un procès? Mon hypothèse est que les faits exposés durant ce procès eu égard à l’incitation à l’insurrection de l’ex-président serviront de vitrine pour une éventuelle candidature de Donald Trump aux présidentielles de 2024. 


Henri Marineau, Québec

 


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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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