Où sont passées les relations humaines?

Dans quel monde robotisé vivons-nous?

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Tribune libre




Dans les écoles du Québec, et ce dès le primaire, les élèves sont appelés à travailler en équipes dans le but de les habituer au phénomène de la socialisation et à l’importance de communiquer oralement leur opinion aux autres membres de l’équipe. Or, dans la vie de tous les jours, aussitôt sortis de l’école, les jeunes s’isolent devant leur « bidule électronique » pour communiquer leurs messages.


À cet effet, j’arrive d’un séjour à Punta Cana, en République dominicaine, où j’ai assisté à une scène pour le moins « symptomatique » d’une famille, le père, la mère et leurs deux enfants, assis dans le hall de l’hôtel devant ma femme et moi.


Je vous parle ici de gens en vacances dans le Sud qui, fort probablement, étaient venus « se changer les idées » sous des cieux plus cléments. Et pourtant, pendant toute la période où nous sommes demeurés à nos sièges en train de boire un apéro, soit environ une heure, aucun des quatre membres de ladite famille n’a levé les yeux de sa tablette ni prononcé un mot…


Mais où sont donc passées les relations humaines, me suis-je dit? Dans quel monde robotisé vivons-nous ici même au Québec, victime lui aussi de cette plaie immonde incarnée par les moyens de communication qualifiés de « modernes?


Des questions qui, à elles seules, suscitent de vives inquiétudes sur le type de « relations » dans lesquelles notre société dite « civilisée » s’enlise pernicieusement au grand dam des bienfaits d’une saine discussion avec notre famille ou nos amis, notamment le resserrement de liens bénéfiques que procurent de tels échanges d’idées dans la société québécoise.



Henri Marineau, Québec


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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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