Nous avons besoin d'un Bloc fort et uni à Ottawa...

En donnant la parole aux membres, à savoir le cœur et l'âme du parti

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Tribune libre

Au risque de me faire servir le même argument, à savoir que l’indépendance du Québec va se faire au Québec et non à Ottawa, il m’apparaît important, voire essentiel, que la crise que vit actuellement notre cousin à Ottawa, le Bloc québécois, se dénoue dans les règles de l’art.


Et, pour y arriver, le Bloc a besoin de tous ses éléments, y compris les démissionnaires qui ne gagneront rien en empruntant « le salut dans la fuite », une stratégie perdante qui ne fait que reporter les problèmes sans réellement y faire face. À cet effet, je tiens à vous citer un extrait fort révélateur d’un billet écrit par un auteur inconnu dans le Huffington Post de Québec du 9 avril 2018 sous le titre Ne soyons pas des démissionnaires :


« Avec tout le brouhaha des dernières semaines, la perception de légitimité quant aux décisions prises antérieurement sur le rôle du Bloc Québécois et sur le leadership de la chef a été ébranlée. Voilà pourquoi la consultation référendaire auprès des membres est devenue nécessaire. J'invite donc mes amis démissionnaires à réintégrer leur parti, à participer au processus démocratique et à se rallier à la décision que prendront l'ensemble des membres. Parce que les membres sont la source de la légitimité, c'est et ce sera toujours à eux de décider. »


Par ailleurs, compte tenu qu’une des causes majeures de dispute au sein de l’équipe des députés bloquistes tourne autour du rôle que doit jouer le Bloc à Ottawa, l’article 1 du programme est on ne peut plus clair : « le Bloc québécois doit être dans ses actions quotidiennes, le promoteur de l'option indépendantiste en utilisant chaque tribune et chaque occasion pour démontrer la nécessité de l'indépendance du Québec ». Ce qui n’empêche pas, par ailleurs, de défendre les intérêts du Québec lorsque les dossiers le commandent.


En bref, en ces temps orageux où le sacrosaint multiculturalisme à outrance de Justin Trudeau est en train de gangréner les us et coutumes des Québécois, notamment au chapitre de la laïcité, attaquée de toutes parts par l’émergence des signes religieux, il faut se donner un Bloc uni et fort à Ottawa en reléguant les querelles intestines dans le placard et en donnant la parole aux membres, à savoir le cœur et l’âme du parti. 



Henri Marineau, Québec



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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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