Lucien Bouchard, souverainiste?

Tribune libre


J’ai lu et relu l’allocution de Lucien Bouchard prononcée à l’occasion de la commémoration du 30e anniversaire du décès de René Lévesque, organisée par la Fondation René-Lévesque. Et, en aucune occasion dans son texte, l’ex-premier ministre péquiste du Québec ne fait allusion à la souveraineté du Québec. Le texte contient bien sûr des allusions sur l’avenir du Québec sans toutefois faire référence à sa quête de l’indépendance.


À cet effet, permettez-moi de vous citer un passage de l’allocution de M. Bouchard : « Bien sûr, le Québec va rebondir. Pas seulement parce qu’il en est capable, mais parce qu’il se le doit à lui-même et à ceux et celles qui l’ont construit. C’est notre société tout entière et toutes les formations politiques qui se trouvent interpellées. L’histoire du Québec n’a pas cessé d’être une marche en avant. Un peuple de huit millions de personnes, doté d’un État de droit et d’assises socio-économiques modernes, trouvera toujours les voies de son avenir, aussi bien que l’énergie pour y progresser et les leaders pour l’inspirer. »


En utilisant les mots « marche en avant » et « les voies de son avenir », l’occasion était pourtant belle pour glisser le vocable « souveraineté ». Mais non, notre « lucide » a préféré raser les murs sans s’y frotter de peur de déplaire à ses tizamis ultra-mondialistes avec lesquels il a développé depuis longtemps des atomes crochus.


En bref, la question continue de se poser : Lucien Bouchard, l’ex-partisan du « beau risque » du conservateur fédéraliste Brian Mulroney, est-il vraiment souverainiste ?



Henri Marineau

Québec


 


Featured 19e390a78eaf9d290f5b6b4a1e389e83

Henri Marineau1075 articles

  • 913 863

Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com




Laissez un commentaire



Aucun commentaire trouvé