Lettre ouverte à M. Bernard Landry

Par Anthony Hilton

Affaire Michaud 2000-2011


Cher monsieur Landry,
L'offre d'"excuses" que vous faites à Yves Michaud, dans Le Devoir du 26 février, donne l'impression qu'en effet vous en rabattez.
Mais elle arrive quatre ans en retard, et semble moins une expression de regret qu'une tentative de faire impasse. L'idée que le vote de censure s'est fait "...en toute bonne foi..." et que nos élus voulaient "...justement prendre leur distance par rapport à une forme d'intolérance..." n'est pas convaincante.
Il était d'emblée évident à l'époque que l'Assemblée Nationale avait tout simplement paniqué, effrayée par les extrémistes juifs qui attaquent quiconque met en question la suprématie de leur jugement quant à ce qu'il est convenable d'exprimer en public.
La décision de l'Ordre National du Québec de décerner à Yves Michaud le grade de Chevalier (qu'il a refusé) ne saurait remplacer des excuses complètes de la part de l'Assemblée Nationale.
Si le Parti Québécois veut recouvrer le respect, après s'être dérobé à l'obligation de protéger la liberté d'expression et la réputation même d'un de ses propres membres, il lui faudra faire montre de courage véritable, et non seulement de faibles excuses.
Anthony Hilton
_ Assoc. Prof. of Psychology (ret.)
_ Concordia University
_ 1455 de Maisonneuve Ouest
_ Montreal H3G 1M8


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