La gauche multiethnique réclame de nouveaux quotas

Les nègres blancs sont au pied du mur

À force de vouloir faire plaisir à tout le monde

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Chronique de P.-H. Perrier


L'annulation du spectacle SLĀV par le Festival de Jazz de Montréal prouve, noir sur blanc, que nous sommes trop gentils.


Une poignée d'activistes néomarxistes a réussi à prendre en otage le plus grand festival de jazz au monde en imposant ses diktats loufoques. En effet, réussir à faire annuler un spectacle au motif que sa distribution ne comporte pas assez d'artistes noirs relève du chantage le plus éhonté.


La discrimination positive


Et, à l'instar des politiques de discriminations positives gouvernementales qu'on nous enfonce dans la gorge, on nous ordonne d'appliquer une politique de quota tous azimuts dans le monde de la culture. Parce qu'il ne faut surtout pas que les « méchants impérialistes blancs » poursuivent cette politique d'appropriation culturelle qui contribue à affaiblir davantage les « personnes de couleur ».


Il n'y a que les fous qui s'imaginent qu'une discrimination puisse être positive. Faire la promotion de certaines misères au détriment de notre propre esclavage collectif relève de la sinistre farce. Parce que l'écrivain Pierre Vallières avait parfaitement raison de nous comparer à des « nègres blancs d'Amérique », nous les petits Français d'Amérique exploités comme des bêtes de somme depuis trop longtemps.


Toute la misère du monde


Posons-nous cette question : Robert Lepage met en scène la misère du peuple noir, Daniel Lavoie chante le désarroi d'enfants qui survivent dans les décombres de Beyrouth (la chanson Ils s'aiment) et Dany Laferrière nous a pondu plusieurs bouquins sur la pauvreté qui sévit dans son Haïti natale.


Mais, est-ce que quelqu'un, quelque part, met en scène un spectacle décrivant la misère que le peuple canadien-français a endurée pendant des siècles ? Est-ce que le très charitable George Soros se préoccupe de l'histoire des « petits blancs d'Amérique du Nord » ? Poser ces questions, c'est déjà y répondre...


Oublier ce que nous sommes


Ce qui intéresse les gouvernements Trudeau et Couillard c'est de dilapider l'argent des contribuables afin de subventionner des festivals de danse africaine, de chants tibétains, de folklore du Moyen-Orient et j'en passe ! L'essentiel étant de mousser la culture des « autres », histoire d'oublier qui nous sommes.


Voyez-vous cela : à l'époque d'EXPO 67, une célébration du globalisme mise en scène par des fonctionnaires aux ordres de l'ONU, la chanteuse Renée Claude se pâmait en faisant l'apologie d'un monde sans frontières qu'il faut parcourir afin de nous déniaiser. En effet, nous nous sommes ouverts sur le monde et nous avons oublié ce que nous étions, ce que nous sommes devenus.


Les dindons de la farce


Mais, alors que tous les avocats des minorités visibles, et même invisibles, nous ordonnent d'imposer des quotas d'artistes n'appartenant pas à l'odieuse race blanche, nous réalisons que les « artistes de couleur » qui pratiquent le rap n'hésitent pas à se réapproprier nos symboles patriotiques ou identitaires de manière pas toujours très courtoise.


Moi, je dis ceci : les payeurs de taxes descendant des Canadian Pea Soup en ont plus qu'assez de subventionner une masse d'organismes qui font la promotion des cultures d'ailleurs et qui réclament des quotas à n'en plus finir. Il faudrait penser à imposer des quotas d'œuvres québécoises, afin que nos impôts servent à autre chose qu'à financer tous ces terroristes culturels qui nous culpabilisent jusqu'au trognon.



N.B.: Ce texte a d'abord été publié sur le site Le Peuple :


Les nègres blancs sont au pied du mur




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Patrice-Hans Perrier109 articles

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Patrice-Hans Perrier est journaliste indépendant. Il a forgé ses premières armes en qualité de critique artistique, il se spécialise actuellement dans le domaine des Affaires municipales et du Développement urbain. Il possède un baccalauréat en Communication et un autre en Design de l’environnement. Passionné d’architecture et promeneur invétéré, ce libre penseur voue un amour inconditionnel à la ville, cet espace collectif de première importance. Son travail de chroniqueur l’amène à poser des questions incontournables qui nous interpellent tous : citoyenneté ; développement de la ville ; préservation du patrimoine urbain ; initiation à l’architecture ; le vivre ensemble ; la démocratie municipale ; les enjeux de la gouvernance ; etc.





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