Les libéraux sont à terre ? Qu'ils le restent.

Quarante longues années de « révolution tranquille » pour arriver à ça ? Particulièrement les libéraux, les premiers associés, les initiateurs de la Révolution Tranquille ? Quarante années de Révolution Tranquille pour arriver à Charest pis une gang ? Une gang de pillards !

Tribune libre

J’ai connu la F.T.Q. Construction. En ai été membre. C’était il y a bien longtemps. Je reste convaincu que c’est l’organisation qui est malade, que son code génétique est déficient. Le principe de l’atelier fermé y est une porte ouverte à toutes les dérives.
Je souhaite une enquête publique sur des liens troubles dans la construction. J’ai souhaité récemment à Montréal l’élection de Louise Harel, dont l’élection elle-même, la simple élection à la mairie de Montréal, aurait agit comme un phare au milieu de l’obscurité qu’entretiennent les libéraux. Je me souviens aussi de Michel Bourdon : un homme droit et brave. *
Comme une pareille enquête emporterait le gouvernement libéral (même terminée en queue de poisson, l’enquête Gomery sur les « commandites » a tué les libéraux-fédéraux) et jusqu’au régime lui-même, allez savoir, je suis aussi convaincu que jamais les libéraux de Jean Charest (cela inclut donc un ou une…successeur de Charest) ne lanceront cette enquête. Je souhaite me tromper, bien évidemment.
Cette enquête publique (transparente) est pourtant une nécessité.
Les accointances et les échanges de bons procédés entre la politique et la construction ont été relevés souvent. Elles remontent à bien plus loin que la création du Fonds de Solidarité de la F.T.Q.
Mais la création du Fonds, puis surtout l’argent accumulé au Fonds, ont sans doute agit comme un puissant agent « attirant » auprès de plusieurs, qui n’avaient pas la moindre idée de ce qu’était la « solidarité ». Ma conviction.
Les policiers de l’opération Marteau ont une responsabilité immense, compliquée, et qui demande sans aucun doute sang froid et force morale.
À défaut d’obtenir une enquête publique sur la construction, c’est à l’opposition et aux médias de toujours tenir vivant le débat, et d’éclairer les coins sombres. L’enjeu est important: LE QUÉBEC VA-IL-RESTER ENCORE LONGTEMPS UNE SOCIÉTÉ TRAVAILLÉE PAR LA CORRUPTION ?

La corruption mine la démocratie. C’est ce qu’une petite frange de la communauté italienne d’ici n’arrive pas à comprendre. Ce n’est pas un problème d’intégration. Toute la communauté italienne est parfaitement intégrée. C’est une communauté fidèle. Mais c’est une communauté qui n’aime pas assez la démocratie. Elle n’est pas la seule. La communauté italienne a gardé ici ses réflexes anciens, noirs et unanimes, au profit des rouges. Cela constitue un terreau fertile à la production des champignons politiques. La communauté canadienne-française, unanimement catholique, hommes et femmes catholiques, a connu cela aussi à l’époque de Duplessis. Par quelle sorte de potion magique la société québécoise, « des-québécois-et-des-québécoises-monsieur-le-président-et-madame-la-présidente »… serait « vaccinée » et exempte, elle, de corruption ?
La corruption existe aussi sûrement que le travail au noir et les cigarettes à plumes. Les intérêts en cause sont énormes. C’est PARCE qu’ils sont énormes qu’ils font interférence dans le jeu des partis politiques. Cela finit par intoxiquer et décourager l’électorat. Plus rien alors ne peut changer provenant d’un électorat intoxiqué, découragé, fatalement abstentionniste.
Quarante longues années de « révolution tranquille » pour arriver à ça ? Particulièrement les libéraux, les premiers associés, les initiateurs de la Révolution Tranquille? Quarante années de Révolution Tranquille pour arriver à Charest pis une gang ? Une gang de pillards !
Qu’il s’en aille! Qu’ils s’en aillent…
Les policiers de l’opération ont droit à l’appui du public. Toute la police, enfin, presque toute, mérite bien ça.
Et Nous itou, Nous méritons mieux.
Le Québec, têtes molles incluses, « mérite » bien mieux que les libéraux, incluant certains qui les appuyaient et les appuient toujours.
*On excusera ici mon français. Plusieurs anciens de la construction qui ont connu l’époque me comprendront 10-4 : Michel Bourdon avait une drive du câlisse. Et bien des « bras » et « fockeux de chiens » de la centrale ennemie le respectaient.


Laissez un commentaire



Aucun commentaire trouvé