Le temps d'une anglicisation complète

L e français est menacé au Québec parce qu’attaqué de toutes parts. Il nous faut une riposte à la hauteur de l’attaque.

Tribune libre

L e français est menacé au Québec parce qu’attaqué de toutes parts. Il nous faut une riposte à la hauteur de l’attaque. En plus de faire respecter la loi sur la protection de la langue française dans son état actuel, il faut la renforcer pour faire face aux nouvelles menaces.
Déjà, des fronts se sont ouverts avec les dossiers de l’enseignement collégial et de l’immersion anglaise dès la sixième année scolaire. Le développement de garderies bilingues ne représente-il pas une autre brèche à colmater d’urgence? Le gouvernement continue de prétendre que la francisation des immigrants est une priorité même si les sommes qui y sont consacrées ne suivent pas l’augmentation des besoins.
Dans le même temps, un réseau de garderies bilingues se développe qui accueille principalement des allophones et où les activités se déroulent autant, sinon plus, en anglais qu’en français. Afin de réaliser la francisation des enfants immigrants, est-ce que la priorité ne devrait pas être donnée à l’apprentissage du français afin que ces jeunes arrivent en première année avec la meilleure connaissance possible de notre langue.
Des québécois francophones choisissent aussi ces garderies bilingues parce qu’ils croient qu’un anglais parfait donnera à leurs enfants de plus grandes chances de réussite dans la vie. On peut comprendre que les nouvelles que l’on entend sur la situation linguistique dans nos institutions québécoises créent de l’inquiétude mais la nécessité de parler un anglais impeccable pour réussir au Québec est une illusion. Cela deviendra une réalité seulement si on laisse le Québec s’angliciser, une partie de notre élite semble déjà miser là-dessus. Pour un ontarien ou un américain, parler anglais n'est pas un facteur de réussite. Cela pourrait l'être pour certains québécois, le temps d'une anglicisation complète.


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2 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    6 décembre 2011

    Monsieur Gouin
    Une guérilla bien organisée dans le West Island en ferait réfléchir plusieurs. Aux grands maux, les grands moyens! Nous sommes attaqués, nous devons nous défendre!
    André Gignac 6/12/11

  • Archives de Vigile Répondre

    6 décembre 2011

    Vous avez entièrement raison. L’Office n’a que des dents et du temps que pour s’occuper de l’affichage en français. Dans le milieu du travail le pouvoir de l’Office est une vrai farce. Une compagnie peut travailler en anglais seulement au Québec mais du moment qu’il y ait un comité francophone qui se rencontre de temps en temps pour un diner sandwich gratuit tout est beau sous les cieux du Québec…
    Incapable de travailler en français, malgré tous mes plaintes qu’on a enterré, je n’avais pas le cœur de travailler en anglais au Québec. Je travaille donc en anglais dans une province anglophone… Cela ne réduit pas ma colère mais ca m’écœure un peu moins…