Le pétrole baisse et approche ses niveaux d’avant l’attaque saoudienne

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Retour à la normale sur les marchés pétroliers


(Londres) Les prix du pétrole baissaient jeudi en cours d’échanges européens,  se rapprochant des cours d’avant l’attaque en Arabie saoudite qui avait fait bondir les prix de près de 20 % en éliminant temporairement 6 % de la production mondiale.


Vers 13 h 50 GMT (9 h 50 à Montréal), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 61,75 dollars à Londres, en baisse de 1,03 % par rapport à la clôture de mercredi.


À New York, le baril américain de WTI pour la même échéance s’échangeait à 55,85 dollars, 1,13 % de moins que la veille.


Selon Craig Erlam, analyste chez OANDA, le marché suit une tendance de correction « pour revenir aux cours antérieurs » à l’attaque, « ce qui est vraiment incroyable, car cela veut dire que le marché n’inclut pas de primes de risques dans ses cours, même après l’attaque ».


 

Une attaque de drones et missiles de croisière il y a deux semaines avait remis en question la sécurité des installations pétrolières en Arabie saoudite, premier exportateur mondial.


La moitié de la production saoudienne avait été éliminée, soit près de 6 % de la production mondiale, et fait bondir les cours de près de 20 %.


« Il semble que les fortes hausses qui ont suivi l’attaque vont finir par être presque entièrement effacées », a continué M. Erlam, avant d’ajouter que « la hausse des stocks de pétrole américains semble aussi avoir contribué au déclin des cours ».


La veille, les cours de l’or noir avaient en effet déjà reculé, lestés par un rapport de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) indiquant une nouvelle hausse des stocks de brut aux États-Unis.


Selon l’EIA, lors de la semaine achevée le 20 septembre, les réserves commerciales américaines de brut ont augmenté de 2,4 millions de barils pour s’établir à 419,5 millions, alors que les analystes anticipaient une baisse.


Cette hausse a été notamment alimentée par le taux d’utilisation des raffineries américaines, en recul pour la deuxième semaine d’affilée.