Le Nouveau-Brunswick évoque encore la relance d’Énergie Est

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Énergie Est : Vers un front commun des autres provinces contre le Québec ?


FREDERICTON | Le premier ministre conservateur du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, est revenu à la charge sur la relance du projet d'oléoduc Énergie Est, décochant au passage quelques flèches au Québec.


Ardent défenseur de ce projet de 15,7 milliards de dollars qui devait permettre le transport de pétrole des sables bitumineux de l’Ouest canadien jusqu’au Nouveau-Brunswick en passant par le Québec, M. Higgs a toujours déploré la position du gouvernement québécois. Jeudi, il s’est de nouveau exprimé sur la question dans son discours sur l’état de la province, à Fredericton.



Le chef conservateur a évoqué le fait que le Québec cherche à vendre son hydroélectricité à la Nouvelle-Angleterre et il a souligné que, si les lignes de transport devaient passer par sa province, il faudrait que le Québec change d’avis sur Énergie Est.


Il a insisté sur le fait que les échanges ne devaient pas être à sens unique. «Nous faisons tous partie du Canada», a-t-il précisé.


«Si les provinces veulent avoir accès à notre réseau ou à notre territoire pour augmenter leurs actifs, je m’attends à ce que l’on pense à notre avenir également», a-t-il ajouté.


«Les provinces ont la responsabilité de permettre aux Canadiens de choisir le pétrole des producteurs canadiens plutôt que de dépendre du pétrole étranger», a-t-il expliqué.


Blaine Higgs a d’ailleurs affirmé que son gouvernement travaille sur une coalition nationale avec d'autres provinces pour faire pression en faveur de ce projet.


S’il avait vu le jour, le pipeline Énergie Est aurait transporté, chaque jour, 1,1 million de barils de pétrole brut de l’Alberta ou de la Saskatchewan à destination de raffineries situées dans l’est du Canada et d’un terminal portuaire au Nouveau-Brunswick, sur une distance de 4500 kilomètres.


En décembre dernier, face aux pressions de ses nombreux homologues provinciaux qui veulent relancer le projet d’oléoduc Énergie Est, le premier ministre du Québec, François Legault, avait opposé une fin de non-recevoir.


«J’ai été très, très clair. Il n’y a aucune acceptabilité sociale au Québec pour avoir un oléoduc qui passerait sur son territoire», avait-il dit à l’issue de la rencontre qui se tenait à Montréal.