Crise du souverainisme

La souveraineté du Québec à la dérive

De quoi se demander si la cause de René Lévesque n’est pas en train de se saborder!

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Tribune libre

La farce monumentale à laquelle les sept démissionnaires du Bloc québécois invitent les militants de la souveraineté du Québec à se joindre, à savoir la formation d’un deuxième parti indépendantiste à Ottawa, démontre à quel point la souveraineté du Québec vit une dérive pour le moins dramatique. D’ailleurs, le simple fait de créer un deuxième parti souverainiste sur la scène fédérale relève du pur burlesque politique.


Par ailleurs, sur la scène provinciale, le chef du vaisseau amiral de l’indépendance du Québec, Jean-François Lisée, se fait le promoteur d’un débat des chefs bilingue lors de la prochaine campagne électorale, bafouant du revers de la main le français comme seule langue officielle au Québec. Un impair qui frise la désinvolture et l’incohérence de la part du chef du parti instigateur de la loi 101, de quoi faire se retourner Camille Laurin dans sa tombe.


Et, pendant ce temps, selon le dernier sondage Ipsos, la souveraineté du Québec ne reçoit qu’un maigre 31 % de faveur populaire tandis que le Parti québécois atteint à peine 20 % des intentions de vote des Québécois, loin derrière la Coalition avenir Québec et le Parti libéral du Québec.


En somme, un tableau plutôt noir qui met en exergue une guéguerre intestine entre les séparatistes à Ottawa d’une part, et un chef de parti souverainiste qui fait la promotion de l’anglais à Québec d’autre part…de quoi se demander si la cause de René Lévesque n’est pas en train de se saborder!



Henri Marineau, Québec


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Henri Marineau1175 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com




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3 commentaires

  • Yves Corbeil Répondre

    6 mai 2018

    Incroyable que l'on subisse encore aujourd'hui cet affront de l'anglais par des québécois de souche, on croirait rêver apr`s tous les combats passés pour se faire respecter dans notre langue chez nous. Comment est-ce possible que nous ayons laissé aller les choses au point qu'une grande partie de la population présentement au Québec ne soit au fait de ce qui s'est fait dans un passé pourtant très réçent pour se faire respecter dans sa propre langue chez nous. Je regarde la situation et j'ai l'impression de revenir en arrière avec le désespoir qu'il ne reste plus assez de gens politisés pour comprendre ce que cela représente pour notre survie comme francophone en amérique.



    Écoutez ce passage à partir de 1:40.49, ça résume le fond de la pensée de ceux qui encore timidement aujourd'hui se battent pour notre langue, ne croit pas et ne croiront jamais dans le bilinguisme qui n'est imposé que pour mieux faire disparaître le français à terme car la business, le multicuturalisme et la globalisation des marchés ça se passe en anglais.


    https://www.onf.ca/film/acadie_acadie/



    Comment se fait-il que dans nos écoles CHEZ NOUS AU QUÉBEC aujourd'hui, on n'enseigne pas nos enfants à partir de ces merveilleux documentaires de ces pionniers qui se sont battu pour faire vivre le fait français durant toute leur carrière. Comment se fait-il que nous ayons démissionné comme peuple pour que notre système d'éducation ne soit pas à la fine pointe de ce qu'il devrait être pour affronter les défis que posent le monde d'aujourd'hui. On nous sort toute srte de statistiques qui veulent bien dire ce qu'ils veulent nous faire avaler, mais le fait demeure que notre société périclite depuis des décennies en général, certain en profite certe mais la très grande majorité n'est que du cheap labor pour soutenir les patronneux FRANCOPHONES qui sont bien en selle avec le support de nos élites au pouvoir du cash.


    https://www.onf.ca/cineastes/pierre-perrault/


    https://www.onf.ca/cineastes/michel-brault/


    Ces oeuvres et bien d'autres devraient être un passage obligé dans toute nos écoles au Québec. Je me souviens ça veux-tu dire encore quelque chose aujourd'hui car nos jeunes ne peuvent se souvenir de rien tout cela parce que nous ne leurs avons rien transmis de cette époque de la grande noirceur qui ne date pas de 200 ans crime, c'était hier ces années de misères pour les canadiens français.


    https://www.onf.ca/film/speak_white/


    Où sont ces gens dans notre société d'aujourd'hui, où sont ces portes paroles qui ont une voix forte pour transmettre et faire perdurer ces combats qui nous ont maintenu en vie jusqu'à présent. La liste semble très mince et nous n'avons pas aujourd'hui le luxe de blâmer qui que ce soit d'autres que nous même car nous sommes responsables de la sous-éducation de nos enfants par notre inertie face à ceux qui veulent notre disparition depuis la conquête sur les plaines.


    JE ME SOUVIENS PLUS OU SI PEU, speak white c'était hier car lorsque que j'ai commencé à travailler le BOSS y parlait pas français et si je voulais demandé quoi que ce soit fallait que je baragouine dans sa langue, on ne parlera pas de la paperasse exclusivement anglaise...question d'économie et de temps pour le tyran.


  • François Ricard Répondre

    6 mai 2018

    La souveraineté, comme vous le notez, est à 31% dans les sondages.Il est alors important d'en faire valoir les avantages sur toutes les tribunes disponibles. Et ce n'est pas tous les jours qu'on nous offre des tribunes pour nous faire entendre.


    Durant la dernière année, Lisée a parlé de souveraineté à maintes reprises. Mais jamais les médias populaires ne prenaient la peine de rapporter ses paroles.Par exemple, l'automne dernier, il est venu à notre CEGEP. Il a parlé de souveraineté pendant un bon 15 minutes. Il aussi échangé sur le sujet avec les étudiants. Maus nul média n'y a fait allusion. Pas même  le journal local. Silence complet sur la souveraineté.


    LIsée doit participer à ce débat.Pour plusieurs raisons.Pour donner la réplique à Couillard, Legault et Nadeau-Dubois. Pour profiter de la tribune exceptionnelle qui lui est offerte. Les idées qui seront débattues auront nécessairement des suites dans tous les grands médias.Et en pareil cas, les absents ont toujours tort.


    La population anglophone du Québec représente 9% du total. C'est une fraction importante qui sera là même advenant un Québec indépendant. Il faudra en tenir compte. Aussi bien le faire dès maintenant.


  • Yves Corbeil Répondre

    5 mai 2018

    La cause de René Lévesque suit son cours monsieur Marineau. Elle n'a jamais eu autre objectif que de se faire désirable pour se faire accepter par les anglais avec ses petits travers de colons rien de plus rien de moins. ÇA SAUTE AU YEUX depuis assez longtemps car les vrais, ils les mettent dehors ou hors circuit. La grande mascarade souverainiste association, pas souverain non, associer avec le restant du Canada, ceux là même qui veulent nous effacer depuis la conquête des plaines. ''Loser'' les canadiens français... mets-en, aveugle avec des lunettes de soleil rose en fleur pour aller avec les ''suits'' à Trudeau. Les anglais qui sont à peine 9% et maintenant derrière les allophones au Québec ont su résister pour nous faire disparaître tranquillement chez nous. Faut le faire quand même, j'admire leur persévérance et j'ai honte de nous autres les de souches, des mitaines de laine frileux.