L'ABC du militantisme politique: "Sortir, Parler, Convaincre"

La parole à François Gendron

Pourquoi a-t-il assisté à cette inertie du PQ eu égard à la promotion de l'indépendance du Québec sans riposte de sa part?

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Tribune libre

Au terme d'une carrière politique d'une durée exceptionnelle, étirée sur 42 ans sans interruption, le député de 73 ans, François Gendron, élu pour la première fois en 1976 avec l'équipe de René Lévesque, porte un jugement très sévère sur le Parti québécois (PQ), un parti créé avec l'objectif de faire du Québec un pays, mais qui s'est montré inapte à faire la démonstration aux citoyens du bien-fondé de son option.



Dans un long entretien accordé à La Presse canadienne, le député d’Abitibi-Ouest, doyen de l’Assemblée nationale, n’y va pas de main morte avec l’inertie du PQ eu égard à la promotion de l’indépendance du Québec, s'étonnant notamment du fait que le PQ n'a produit aucun document «substantiel» décrivant les avantages de l'accession du Québec au statut de pays depuis l'échec référendaire d'octobre 1995.


M. Gendron n’est pas tendre non plus envers ceux et celles qui fomentent à répétition des querelles internes à l’intérieur d’un mouvement souverainiste imprégné de morosité. À cet effet, questionné à savoir s'il partage le constat de l'ex-chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, qui soutenait au moment de sa démission que le mouvement souverainiste était « malade », le député d'Abitibi-Ouest n'a que de bons mots pour la députée de Vachon, une femme « de conviction », « authentique », qui « porte la cause » souverainiste.


Enfin, aux yeux de François Gendron, il faut reprendre le bâton du pèlerin et clamer clairement et ouvertement aux citoyens ce qu'ils ont à gagner à transformer le Québec en pays. Il faut ranger dans le placard les méandres tortueux des stratégies partisanes et revenir à la base du militantisme politique, à savoir « Sortir, Parler, Convaincre ».


Toutefois, le hic dans l'argumentaire de M. Gendron, c'est que, pendant toutes ces années, il a siégé à l'Assemblée nationale à titre de député du même parti politique qu'il critique vertement... On est en droit de se demander pourquoi il a assisté à cette inertie du PQ eu égard à la promotion de l'indépendance du Québec sans riposte de sa part!   





Henri Marineau, Québec


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Henri Marineau1203 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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1 commentaire

  • Yves Corbeil Répondre

    21 juin 2018

    Un homme que j'ai apprécié pour sa simplicité et sa droiture, enfin. Par contre cette sortie tardive sur le parti ne fait qu'alimenter le flou qui y subsiste depuis le DÉBUT du parti de Lévesque. Les vrais ont tenté de faire l'indépendance mais la majorité règnante n'a fait qu'entretenir le flou d'une association impossible avec le ROC. On est pas pareils comme eux et nous ne le serons jamais non plus. Donc on va disparaître ou on va former un autre parti quitte à partir de 20% et les autres iront avec les fédéiréalistes.