Remplacer les libéraux

La joute électorale

Il faut une Opposition unie et déterminée

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Tribune libre


Bientôt au niveau provincial, la démocratie pourra s’exprimer à nouveau. Rien d’excessif ici dans le fait d’exercer ce droit une fois au quatre ans. La campagne sera courte. Après un hiver long et rigoureux de cinq mois bien comptés, ce qui est beaucoup pour une année qui en compte douze, les électeurs et les électrices auront autre chose en tête que les élections une fois les beaux jours revenus. Activités de plein air, terrasses, chalets, festivités  de toute nature les accaparerons. Tôt à l’automne, ce sera déjà l’appel des urnes.


L’Opposition au gouvernement en place se doit donc d’être brève, concise, rigoureuse et surtout faire appel à l’intelligence et au jugement des électeurs. Son message pourrait se formuler ainsi : « Mes chers compatriotes, à l’exception d’un bref intermède péquiste en 2012-2104, court et peu significatif, vous avez eu quinze ans pour vous faire une opinion éclairée sur la gouvernance libérale. En conséquence, aucune énergie, aucune somme d’argent ne sera dépensée en parlementage, postillonnage, étalage d’égos, combat des chefs ou égorgeage public. Notre  énergie et notre argent seront plutôt consacrés à la présentation des candidats et de notre programme.


Incidemment, notre programme ne comportera aucun bonbon, cadeau ou promesse électorale que nous ne serions en mesure de tenir et que nous avancerions seulement pour vous leurrer.  Non. Notre tournée des comtés consistera essentiellement à vous faire connaître notre vision des choses en ce qui a trait à l’administration, la gestion, la gouvernance de la santé, de l’éducation, des transports, de la culture, de l’environnement…Il vous reviendra de partager ou non cette vision selon votre propre compréhension des enjeux publics. On reprendra la discussion le 2 octobre 2018. Si vous choisissez de poursuivre la route avec les autocrates du Parti libéral du Québec, nous ne pourrons pas vous assurez de pouvoir continuer à faire de la figuration à l’Assemblée nationale encore quatre autre années. Du chantage ? Non, une dépression ( burn out ) généralisée.»


Au lieu de cette approche hyper rationnelle, il est possible que l’instinct tribal et l’aliénation à un parti politique triomphent de nouveau. Avec un bout d’autoroute par-ci, des subventions et crédits d’impôt par-là, Il est possible que les Pères Noël du Parti libéral du Québec soient reconduits. Qu’importe, pourvu qu’ils soient minoritaires et que l’Opposition apprenne enfin à travailler de concert dans l’intérêt général.


Yvonnick Roy, Québec



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