Politique québécoise

La CAQ, passeport pour l’indépendance?

Le Fédéral doit légiférer sur les armes de poing

Tribune libre

À mes yeux, il est écrit dans le ciel que la Coalition Avenir Québec (CAQ) formera le prochain gouvernement en 2022 et qu’il sera majoritaire. Sondages après sondages, le premier ministre François Legault atteint des sommets de popularité très confortables, et le degré de satisfaction eu égard à sa gestion du Québec suit la même tendance.

Dans cette foulée, François Legault a réussi à ranimer la flamme nationaliste des Québécois en s’érigeant comme le défenseur des juridictions du Québec face à Ottawa, notamment en santé. Les Québécois retrouvent peu à peu leur ferté de faire partie d’un Québec qui ose s’affirmer devant le fédéral. De plus, l’achat local est grandement valorisé et perçu comme un moyen d’encourager les commerçants d’ici.

À l’époque où François Legault occupait le poste de ministre des Finances pour le Parti québécois (PQ), il avait rédigét le budget de l’an 1 d’un Québec souverain. Aujourd’hui, son penchant naturel pour un Québec économiquement fort n’a pas perdu de sa vigueur ni de sa détermination.

Sur un autre plan, la loi sur la laïcité du Québec répond sans contredit aux aspirations des Québécois de s’épanouir dans un État où la liberté en matière de croyances religieuses transcende toute contrainte extérieure.

Enfin, les efforts consentis par le gouvernement pour ajouter plus de mordant à la loi 101, même si les mesures proposées auraient avantage à mieux protéger le français, notamment dans le grand Montréal métropolitain, laissent présager un avenir meilleur pour la sauvegarde et la promotion de notre identité francophone.

Dans un tel contexte, la CAQ deviendrait-elle le « passeport » pour l’indépendance du Québec? François Legault, l’ex-souverainiste convaincu à l’époque de son passage avec le PQ,  est-il en train de préparer la voie à la mise sur pied d’une constitution du Québec? Son nationalisme acharné le conduira-t-il jusque-là? À mon avis, les planètes semblent s’aligner pour un tel dénouement…

Le Fédéral doit légiférer sur les armes de poing

Le 6 décembre 1989, Marc Lépine tuait froidement par arme à feu 14 jeunes femmes à l'École polytechnique de Montréal, en plus de blesser 14 personnes. Trente-deux ans plus tard, Thomas Trudel, un adolescent de 16 ans, est abattu par arme à feu à proximité de sa résidence, et devient le 31e homicide survenu à Montréal en 2021. À titre informatif, 567 armes ont été saisies par le SPVM sur le territoire montréalais depuis le début de l’année.

Mardi le 16 novembre, Nathalie Provost, une survivante du drame de l’école Polytechnique de Montré, lors d’une entrevue à l’émission 24/60 présentée sur RDI, a lancé un énième cri d’alarme envers le gouvernement fédéral pour qu’il légifère enfin sur un meilleur encadrement des armes de poing.

Le Lendemain, le lieutenant du Québec au fédéral, Pablo Rodriguez, était l’invité d’Anne-Marie Dussault qui l’a littéralement pressé de questions visant un engagement ferme de la part de M. Rodriguez sur la présentation d’un projet de loi aux Communes visant une réglementation sur le port des armes de poing. Pour toute réponse, le député fédéral s’est contenté de répéter à plusieurs occasions que le fédéral allait consentir 1 milliard $ aux provinces pour les aider à prendre en charge l’épineux dossier des armes de poing.

La sécurité publique nationale en matière d’armes à feu incombe de facto au ministère fédéral de la Santé publique qui doit mettre sur pied une politique d’encadrement des armes de poing et augmenter les peines d’emprisonnement maximale des trafiquants pour mettre un terme à ce fléau de violence qui sévit notamment dans les grands centres urbains du pays.


Henri Marineau, Québec


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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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