L’injonction contre l’expansion de Keystone est annulée

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Vers un oléoduc albertain aux États-Unis


Un juge américain a levé l’injonction qui pesait sur le projet Keystone XL jugeant qu’elle se rapportait à un permis invalide. D’autres obstacles devront cependant être franchis pour permettre au projet d’aller de l’avant.




L’injonction était basée sur l’ancien permis accordé à Keystone XL, qui a été remplacé par l’administration de Donald Trump. Selon le jugement rendu jeudi au Montana, ce premier permis n’est plus valide et l’injonction qui s’y rapportait non plus.


« En ce moment, il n’y a pas d’injonction qui empêche la construction de Keystone XL de commencer », précise James Coleman, professeur de droit à l’Université méthodiste du sud à Dallas.


Selon lui, c’était exactement là que le président américain voulait en arriver lorsqu’il a révoqué l’ancien permis de construction de Keystone XL, ainsi que tout le procédé en place pour les oléoducs qui doivent traverser des frontières, pour les remplacer par des nouveaux.



La validité du nouveau permis remise en question


Une cour du Montana devra bientôt décider si le nouveau permis, qui donne au président l’autorité d’approuver le projet Keystone XL, est lui-même valide.


Un jugement précédent avait conclu que le premier permis s’était basé sur une évaluation environnementale incomplète, et ne prenait pas en compte les développements récents dans le dossier. C’est ce permis que les groupes opposés à Keystone XL tentaient de faire annuler en cour.


Le président Donald Trump a court-circuité ces obstacles en créant un nouveau permis qui lui permet d’approuver des projets d’oléoducs sans passer par de telles étapes.


Une opposition tenace


« Le pipeline Keystone XL est une catastrophe annoncée et nous n’arrêterons pas de nous battre contre elle ni l’abus extraordinaire du pouvoir exécutif dont fait preuve le président Trump afin de contourner la Cour et les lois », dit Jackie Prange, avocate pour le Conseil de défense des ressources naturelles.


Elle affirme que son organisation « explorera toutes les avenues légales possibles pour empêcher la construction de pipeline de pétrole sale de sables bitumineux ».


Même son de cloche au Centre pour la diversité biologique.


« Nous allons continuer à nous battre contre Keystone XL pour protéger les gens et la vie sauvage sur son chemin », déclare Jared Margolis, un avocat de l’organisme.


Retards coûteux pour TC Énergie


TC Énergie, anciennement TransCanada, affirme que les délais dans la construction de Keystone XL lui ont déjà coûté des centaines de millions de dollars. Contrairement à ce qui était prévu, la compagnie ne croit pas pouvoir finir les travaux avant 2021.


L’oléoduc Keystone XL a été annoncé en 2005. Il devrait transporter 830 000 barils par jour depuis l’Alberta jusqu’au Nebraska, où il se connecterait au pipeline Keystone déjà construit pour être transporté jusqu’à des raffineries du Texas.


L’ex-président américain, Barack Obama, avait refusé d’approuver le projet, mais Donald Trump l’a ravivé à son arrivée au pouvoir.


Avec les informations de Drew Anderson, CBC News