L’Espagne lance de nouveaux mandats d’arrêt contre trois séparatistes catalans

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L'Espagne met davantage de pression


La Cour suprême espagnole a lancé mardi de nouveaux mandats d’arrêts internationaux contre trois anciens membres du gouvernement catalan pour la tentative de sécession de 2017, après celui lancé en octobre contre Carles Puigdemont.   


Les mandats d’arrêts contre Toni Comin et Lluis Puig seront remis « à l’autorité judiciaire compétente en Belgique », où ils se sont enfuis en 2017 comme M. Puigdemont pour échapper aux poursuites de la justice espagnole, a indiqué la Cour suprême dans un communiqué.  




Clara Ponsat, Carles Puigdemont et Toni Comin

AFP

Clara Ponsat, Carles Puigdemont et Toni Comin






Lluis Puig

AFP

Lluis Puig






Le mandat contre Clara Ponsati, qui est en Écosse, a été remis aux autorités écossaises.  


Comin est poursuivi pour sédition et détournement de fonds publics, Ponsati pour sédition et Puig pour désobéissance et détournement de fonds publics.  


La plus haute institution judiciaire espagnole avait déjà lancé le 14 octobre un mandat d’arrêt international pour sédition et malversation contre l’ex-président catalan Carles Puigdemont, principale figure de la tentative d’indépendance de cette région du nord-est de l’Espagne.  


L’annonce de ces nouveaux mandats d’arrêt était intervenue quelques heures après la condamnation par la Cour suprême de neuf dirigeants indépendantistes - dont le numéro deux de Puigdemont, Oriol Junqueras - à des peines de 9 à 13 ans de prison.   


Cette sentence a ravivé la crise en Catalogne et entraîné des manifestations indépendantistes, dont certaines ont dégénéré en heurts avec la police à Barcelone et dans d’autres villes.  


En Belgique, les avocats de Puigdemont - en liberté sous contrôle judiciaire dans l’attente de l’analyse du mandat d’arrêt par la justice belge - ont annoncé leur intention de contester la position du parquet de Bruxelles, selon eux favorable à son extradition vers l’Espagne.   


Puigdemont et d’anciens membres de son exécutif avaient fait l’objet de précédents mandats d’arrêts, mais la Cour suprême espagnole les avait retirés après des revers judiciaires en Belgique et en Allemagne.