Lab-École

L’école, milieu d’apprentissage

Les coûts explosent…

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Tribune libre

 




D’entrée de jeu, je veux dissiper toute équivoque à l’effet que le projet de Lab-École ne contient pas des éléments positifs, notamment l’effort déployé par les instigateurs du projet pour améliorer la qualité de vie des élèves. De vouloir transformer l’école en milieu de vie incarne à première vue une intention louable.

Toutefois, je demeure convaincu que l’école est et doit demeurer d’abord et avant tout un milieu d’apprentissage, à défaut de quoi la raison d’être de l’école risque de s’effriter au profit d’une conception qui privilégierait le contenant au détriment du contenu. Et, si cela était le cas, nous commettrions une grave erreur d’aiguillage.

Au cours des dernières décennies, la plupart des école élémentaires du Québec ont fait une place grandissante aux nouvelles technologies de l’enseignement, tel l’avènement de l’informatique sous toutes ses formes. Au primaire particulièrement, les élèves sont regroupés en équipes de 4 ou 5 élèves pendant toute la durée de l’année scolaire, une stratégie qui favorise nettement le phénomène de la socialisation et par ricochet, l’importance du travail en équipe.

Par ailleurs, je vois un danger dans l’implantation du Lab-École, à savoir que, dans l’emballement qu’il suscite, il risque de perdre de vue l’essence même de l’école au détriment d’un changement radical dans l’aménagement des lieux qui risque de « déboussoler » les élèves et de les distraire de leur concentration essentielle à leur apprentissage.

En résumé, je suis d’avis qu’il ne faut pas tout faire tomber les remparts de l’école traditionnelle au profit d’un concept tout à fait nouveau. Il m’apparaîtrait plus réaliste, voire plus productif, d’amalgamer les avantages de l’école traditionnelle à ceux d’un Lab-École qui irait dans la continuité de l’école d’aujourd’hui pour le plus grand bien de l’école, milieu d’apprentissage.

Les coûts explosent…

« Six des sept projets qui ont obtenu le feu vert et dont on connaît les montants ont tous subi des dépassements de coûts importants. La facture totale est déjà passée de 55,6 millions $ à 105,9 millions $.    

Dans le cas du projet d’école à Québec, le budget a même bondi de 158 %. »    

https://www.journaldequebec.com/2019/11/28/la-facture-du-lab-ecole-explose


Henri Marineau, Québec


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Henri Marineau1473 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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