Jésus habite-t-il dans le quartier gai?

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Rire de l'islam sera de plus en plus tabou en raison du fanatisme des populations musulmanes qu'on importe en Occident


« Jésus, Jésus, Jésus est pédé, membre de la LGBT. Du haut de la croix, pourquoi l’avoir cloué, pourquoi pas l’avoir enculé ? »   


Depuis une semaine en France, on ne parle que de cette petite chanson, composée par un humoriste français, et diffusée à la radio publique France Inter. 


Maintenant, faisons ensemble l’exercice : remplacez le nom Jésus par Mahomet. ... (Insérez ici un bruit de criquet.) Personne ne rit, c’est bizarre. Car tout simplement, cinq ans après Charlie, personne n’aurait l’idée de chanter pareille chanson insultant de près ou de loin une certaine religion. Alors qu’offenser les cathos... c’est le bar ouvert. 


JÉSUS VS MAHOMET 


Le 10 janvier dernier, l’humoriste Frédéric Fromet s’installe à la guitare, dans le studio de France Inter, pour chanter sa petite chanson humoristique à la radio. Il explique d’abord le contexte : au Brésil, un juge a ordonné à Netflix de ne plus diffuser La Première Tentation du Christ, une série qui laisse entendre que Jésus aimait les hommes. Et Fromet conclut en disant : « Heureusement qu’en France les cathos sont beaucoup plus ouverts ». 


Puis il chante : « Jésus, Jésus, Jésus est pédé. Il n’y a pas que l’hostie qu’il faut sucer. Du haut de la croix, Jésus aime son prochain, surtout s’il est masculin ». 


La chanson soulève la colère... des gens de droite (la gauche ne dit rien). En gros, tous ceux qui s’indignent affirment : « Il n’oserait jamais dire la même chose de Mahomet. Il aurait trop peur d’être égorgé ou de mourir sous les balles d’une kalachnikov ». 








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Mais attendez, vous n’avez pas entendu la meilleure. Après plusieurs jours de controverse, la directrice de la radio publique et Fromet s’excusent... auprès de la communauté LGBT, pour avoir utilisé le mot « pédé » qui est dérogatoire. 


Imaginez deux secondes si un humoriste avait fait le début du commencement d’une blague sur l’islam. Non seulement sa chanson n’aurait jamais été autorisée, mais en plus, il se serait excusé auprès de tous les membres de la communauté musulmane. 


Y a-t-il des communautés qu’on peut offenser et d’autres pas ? 


C’est la raison pour laquelle on adorait Charlie Hebdo (et on continue à l’adorer) : cet hebdo humoristique se moquait autant des imams que des rabbins et des curés. Charlie n’avait pas un humour à géométrie variable. 


CRUCIFIER LES CATHOLIQUES 


Parlant de religion et d’homosexualité, je ne peux pas m’empêcher de faire un parallèle avec une situation ici au Québec. 


Dans La Presse d’hier, on avait le droit à un long (publi)-reportage sur un programme d’immersion de la police de Longueuil, au cours duquel des policiers ont rencontré un imam dans une mosquée. 


Un patrouilleur a demandé à l’imam si chez les musulmans le mariage entre conjoints de même sexe était permis. « L’imam explique qu’ils sont interdits puisque les relations homosexuelles sont “un péché” », nous informe la journaliste, sans émettre aucun commentaire. 


Je pose la question : y a-t-il un humoriste à Radio-Canada qui va oser cette semaine faire des blagues sur l’homophobie de cet imam ?  


Chanter à la guitare : « L’imam, l’imam, l’imam est homo... homophobe » ? 


Quand Andrew Scheer, fervent catholique, exprimait son malaise face au mariage gai, il s’est pourtant fait... crucifier.